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Pénurie de personnel dans la restauration, une époque où tout va trop vite :  » Impatients d’évoluer, les jeunes refusent de passer les étapes comme leurs aînés « 

14 août 2018  8  Dossiers F&S F&S LIVE Non classé
 

signature-food-and-sens F&S continue à relayer les papiers qui font état de la pénurie de personnel dans l’hôtellerie et la restauration, d’après le quotidien La Dépêche du côté de Toulouse de nombreux postes ne sont pas pourvu depuis de longs mois.   » Impatients d’évoluer, ils ( les jeunes ) refusent de passer les étapes comme leurs aînés  » indique un directeur d’hôtel.

Alors d’après vous tout va t’il trop vite ? à l’époque d’internet gravir rapidement les échelons est normal ou doit on attendre de franchir toutes les étapes d’une formation pour prendre des postes à responsabilité ?

emploi restauration

Recruter un pâtissier, un chef de rang, un serveur, une femme de chambre… Une difficulté notoire dans l’hôtellerie et la restauration. Pourtant des solutions existent.

«Depuis des mois je cherche un chef de cuisine payé 2500 € net mensuel et deux jours de congé par semaine, se désole Christophe Baron, professionnel de la restauration à Toulouse. Ce métier est pourtant l’un des rares sans chômage et où quelqu’un de motivé peut faire sa place». Un cas malheureusement pas isolé. En parcourant le centre-ville, on est surpris de voir le nombre d’affichettes à la recherche de serveur, barmaid ou limonadier….Des postes non pourvus souvent depuis plusieurs mois !

emploi hotel restauration

Les professionnels de la restauration et de l’hôtellerie tirent la sonnette d’alarme : les jeunes ne sont plus intéressés par ces secteurs d’activité. Arnaud Goldenberg, directeur de l’hôtel Pullman Centre, n’a de cesse de pointer ce problème : «La situation se dégrade chaque année un peu plus. C’est une question générationnelle. Les X et Y, arrivés sur le marché du travail refusent certaines conditions imposées par le secteur de l’hôtellerie, tels le stress, les horaires décalés ou la contrainte du week-end. Au profit de leur vie privée». Selon lui, une génération pressée, de plus en plus diplômée et amère de démarrer avec des salaires qu’elle juge trop bas. «Impatients d’évoluer, ils refusent de passer les étapes comme leurs aînés», poursuit ce directeur.

Pénurie identique de femme de chambre, réceptionniste, serveur et cuisinier, l’hôtel Crowne Plaza . «On passe des annonces dans des journaux spécialisés, à Pôle Emploi, on fait marcher les réseaux sociaux, Facebook. Pour pas grand-chose», martèle Didier Vincent, le directeur. À Toulouse, avec une augmentation de touristes, le secteur peine à remplacer son personnel en congés. «Le personnel local disponible, préfère faire les saisons en bord de mer. Il faut se réorganiser, revoir les plannings». Propriétaire de la Brasserie de l’Opéra, Gratien Castro passe désormais beaucoup de temps aux fourneaux pour pallier l’absence d’un cuisinier, «pour continuer à satisfaire le client, on n’a pas le choix. Aujourd’hui, un cuisinier c’est de l’or». Une situation qui, selon Ivo Danaf, président de l’Umih 31, impose de prendre du personnel non professionnel et de former sur place les plus compétents. «Ces métiers ne sont pas assez valorisés auprès des jeunes, assure Didier Vincent. Des professions pourtant évolutives avec des salaires intéressants». Président de la restauration à l’Umih 31, Jean-Philippe Deschamps, s’interroge : «Les formations sont bonnes et les horaires revus depuis la loi Aubry. Pour exemple, chez moi, un serveur est rémunéré 1300 € net pour 39 heures et six semaines de congés payés. Sans oublier les pourboires».

 

Pénurie de main-d’œuvre : des pistes

Le 19 juillet dernier, à l’occasion du Conseil Interministériel du tourisme, les professionnels, confrontés à cette pénurie de main-d’œuvre, ont demandé aux pouvoirs publics de faciliter l’obtention des autorisations de travail pour les étrangers sans papiers. «La formation et le boulot, on peut leur fournir, assure Didier Chenet, président du Groupement national des Indépendants (GNI). La balle est dans le camp du gouvernement». Autres solutions : cliquez ICI pour lire la suite 

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8 réflexions au sujet de « Pénurie de personnel dans la restauration, une époque où tout va trop vite :  » Impatients d’évoluer, les jeunes refusent de passer les étapes comme leurs aînés «  »

  1. laurent monteil

    je suis patron de brasserie et même pour les patrons pas facile , j’ai 10 employés ils font tous 39 h et toutes les heures en plus sont payées, mais juste pour vous dire que le matin je suis en cuisine de 9h a 15h et le soir au bar de 18 h a 1h et ceux pendant 6 jours avec juste 1 mâtiné de repos plus le dimanche.

    je vous laisse compté les heures, alors tout simplement comment voulez vous bien payer les employés quand même les gérants ne gagnent pas bien leur vie, oui l’état devrait un peu réfléchir sur ce métier, pourtant c un métier qui fait travailler énormément de monde directement et indirectement….

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  2. Hugo

    Ce métier est devenue une arnaque j’ai 7 ans d’étude dedans.
    J’ai un poste de maître d’hôtel pour 1600 € par mois et un minimum de 50 à 60 heures par semaine je travaille le soir le weekend en décalé de tout le monde et là où je suis je n’ai pas de pourboire en plus.
    Il y a quelques mois un de mes amis à venu me voir pour travailler dans sa boîte en tant que manutentionnaire il me propose un salaire de 1700 € par mois 35 heures maximum heures supplémentaires payées majorées récupérer mes soirées mes weekends assuré 6 semaines de vacances par an…

    Notre beau métier n’est plus valorisé à sa juste valeur on nous demande tout sans contre partie en 10ans tout à augmenter dans la vie de tout les jours sauf les salaires aujourd’hui normal que les jeunes veulent évoluer rien que pour se loger avoir un moyen de locomotion obligatoire dans le métier un portable et quelque acote 1400€ par mois son nécessaires.

    Et à ce prix là on ne peut même pas espérer s’amuser en dehors sortir voir des amis ou autre ne suis encore pas étonné que toi que les salaires de Montron pas les jeunes voudront tous des postes le plus haut possible pour pouvoir vivre ne serait-ce que correctement

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  3. Audrey

    Un autre problème également c est que je suis entrée dans l enseignement professionnel et je me rends compte que le programme des lycées pro n est pas du tout adapté à nos professionnels et quand nos gamins arrivent sur le marché ils ne sont pas du tout préparés à la réalité du travail ils ne font bousculer et ils arrêtent .

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  4. Edouard

    Constat simple, je touchais 1800€ net pour 65h/semaine à Lyon. En Floride, c’était minimum $4000 pour moins de 40h.

    J’ai fait mon choix de carrière, je retourne chez l’oncle Sam dès le 24 août prochain.

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  5. Damiani

    Sans parler de l’employeur qui vous impose une grosse partie au black qui ne paie pas pendant les vacances etc. . Et quand vius tombez malade… grosse galère fînanciere sans parler des heures non payées .

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  6. Gregory

    « chez moi, un serveur est rémunéré 1 300 € net pour 39 heures ». Tout est dit ! C’est Byzance.
    J’habite en banlieue parisienne (je ne travaille pas dans l’hôtellerie) et 1 300€, c’est juste le montant de mes échéances de prêt immobilier ! Comment espérer vivre avec un tel salaire ? Pour peu que vous ayez des enfants à faire garder pour les horaires décalés, et vous travaillez à perte.

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  7. Petit

    Les salaires de base des chaînes hôtelières cassent la moyenne , cassent aussi le système emploi du temps . … Être pris pour des larbins par des chaînes découragent , si la jeunesse n’est pas volontaire ce n’est pas avec un système comme celui ci que l’on remettra la MO en route . Quand au projet de se servir des sans papiers et loin très loin de remédier au souci du professionnalisme

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  8. Thomas

    Pas étonnant. J’ai travaillé dans l’hôtellerie pendant un peu plus d’un an et je comprends pourquoi il y a un tel turn over et que de nombreux postes ne soient pas pourvus. Salaires faibles, travail uniquement du week-end pour ma part la plupart du temps, donc une vie complètement à contre courant de la plupart de ses amis. Primes conditionnés aux avis clients (objectifs extrêmement difficile à atteindre), hôtel appartenant à des investisseurs donc personnel et moyens à minima. Directrice pouvant effectuer 70/80 h semaines plus les astreintes de nuit. Secteur formateur, bien pour une première expérience mais pas pour faire carrière.
    La réaction de Thierry marx sur bfmtv était assez juste. 5 ans d’études pour toucher 1400 € par mois avec toutes les contraintes du métier et le fait qu’avec un salaire aussi faible on ne peut pas faire grand chose de nos jours… Pas motivant du tout. Aujourd’hui je suis commercial et à la fin du mois je sais pourquoi je fais autant d’heures

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