restaurant coworking

Pour rentabiliser leur surface et faire face à des loyers toujours plus chers, 2 Star Up transforment les restaurants en espaces de co-working quand ils sont fermés

06 octobre 2018  0  Dossiers F&S F&S LIVE
 

signature-food-and-sens Intéressant de pouvoir louer sa salle de restaurant lorsqu’elle n’est pas utilisée, en tout cas dans les grandes villes ça peut être une source de revenu supplémentaire. Lisez ci-dessous comment certains restaurateurs de New York rentabilisent leur surface de restauration grâce à deux applications  qui proposent des espaces vides pour des réunions ou de séances de travail hors domicile et haies bureau. 

Lisez ci-dessous l’article de Usine-Digitale.fr

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36% des travailleurs américains étaient indépendants en 2017. Ils seront 50% d’ici 2027 selon les experts. Une tendance qui n’a pas échappé à Spacious et KettleSpace. Ces deux start-up proposent de transformer les restaurants en espaces de co-working

L’énorme lettre S sur fond jaune trône à l’entrée du restaurant. S comme Spacious, une société qui transforme les restaurants en espaces de co-working depuis 2016. « The Milling room », dans l’Upper East Side, à deux pas de Central Park, fait partie des 15 lieux partenaires de Spacious à New York.

A l’intérieur, une vaste salle surmontée d’une verrière, avec des tables en bois et des murs en briques sombres, donnent à l’ensemble une ambiance chaleureuse et moderne. A l’entrée de la pièce dédiée au co-working, située au fond du restaurant, deux salariés de Spacious sont chargés d’accueillir les membres, pointant du doigt le café et le thé mis à disposition gratuitement. « Nous fournissons les snacks, les prises électriques et le wifi dans tous les restaurants partenaires« , souligne Preston Pesek, le créateur de Spacious.

L’entrepreneur est parti d’un constat simple : à New York, beaucoup de restaurants ont un service uniquement pour le dîner et sont fermés pendant la journée. « Avant de travailler avec Spacious, on ne savait pas quoi faire de cette salle le midi, confirme Jonathan Lopez le manager du restaurant, donc pour nous c’est très intéressant, on la rentabilise« . Intéressant car les travailleurs restent souvent à la fin de la journée pour prendre un verre voire pour dîner, mais aussi parce que Spacious reverse, chaque mois, 50% des bénéfices au restaurant partenaire, ce qui permet de faire face à des loyers très élevés.

La seule difficulté? « Il faut que la transition entre le passage de l’espace de co-working au restaurant se fasse en douceur, confie Jonathan Lopez. Donc vers 16h, on demande aux gens de partir progressivement« . Mais le partenariat semble fructueux car le mois dernier, « The Milling room »  – qui compte une centaine de places – a accueilli près de 1280 abonnés Spacious. Bien sûr, ce service a un coût, les membres doivent s’acquitter d’un abonnement allant de 99$/mois à 129$/mois en fonction de la formule choisie (pour un an, trois mois ou un mois).

KETTLESPACE – Une autre start-up s’est également lancée sur le créneau : Kettle Space. « J’étais toujours à la recherche d’un lieu pour travailler, et dans les cafés, ce n’est pas forcément évident, on ne peut pas toujours accéder à une prise pour brancher son ordinateur et c’est bruyant« , explique Andrew Levy, co-fondateur de KettleSpace, ancien de chez Twitter.

Autre contrainte pour les travailleurs indépendants ou les employés autorisés à faire du télé-travail : les prix – souvent très élevés – des espaces de co-working « classiques » comme WeWork, qui propose des abonnements à partir de 190$/mois. La start-up propose ainsi des abonnements à prix réduits :  de 25$ pour 10 heures d’accès par mois à 99$ pour un accès illimité à la dizaine de lieux partenaires.
KettleSpace permet aussi à ses membres de participer à des sessions de networking, des ateliers sur le monde de l’entreprise… pour mettre en relation les différents abonnés. Si la start-up refuse de partager ses chiffres, elle promet bénéficier d’une base de « plusieurs milliers d’abonnés ».

Chez Distilled, un restaurant partenaire situé en plein coeur de Tribeca, un quartier branché du sud de Manhattan, on compte « 25 personnes » par jour en moyenne dans l’espace de co-working. « KettleSpace nous paie un loyer pour utiliser notre restaurant, et nous on gagne en notoriété et parfois même de nouveaux clients« , explique Adam Wile, co-fondateur du restaurant. Et le co-working fonctionne tellement bien que le restaurant envisage désormais de vendre des salades et des sandwichs pendant la journée.

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