À Londres, le restaurant étoilé Michelin « Céleste » fête la Saint-Valentin sous les lustres

13 février 2018  2  Chefs & Actualités Eat Nomad
 

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À l’aube de la Saint-Valentin, vous voilà en quête d’une belle table où emmener votre moitié. Justement : Londres et ses grands restaurants vous captivent ? C’est le moment de s’y rendre en duo ! Du côté de Food&Sens, on vous a déniché une adresse idéale pour la romance, dans un restaurant de prestige étoilé Michelin, niché dans un hôtel de grand luxe signé Oetker Collection. Découvrez le Céleste à l’heure du tea time, sous la supervision du chef pâtissier Gabriel Le Quang, et du chef étoilé Michelin Florian Favario, ancien du Bristol Paris.

Au Lanesborough, un 5 étoiles luxe donnant sur Hyde Park, tout commence dès la porte d’entrée, que des portiers en livrée et chapeau haut de forme vous ouvrent avec empressement. À l’intérieur, une antichambre longiligne vous dirige vers l’entrée du Céleste, le long de commodes ciselées, et de tableaux surplombant des brassées de fleurs. Pour un peu, on se croirait en train d’évoluer dans les intérieurs d’un château estampillé Directoire, avec ses dorures intactes et son décorum d’époque.

Dans l’immense salle du Céleste, même impression : nous voici transportés dans un décor néo-classique anglais du plus bel effet, tout en faste et en opulence, avec un espace central complété par des loggias intimistes. Du trio de lustres aux tapis épais, en passant par le piano à queue et le mobilier, tout participe à l’apparat du Céleste, qui se dessine sous une large voûte en verre, irradiée par la lumière du jour.

À peine entrée sous les tons bleu pastel du Céleste, que me voilà gracieusement prise en charge par l’équipe, aux petits soins avec chacun. Je m’installe dans un canapé, puis choisis parmi la vingtaine de thés disponibles celui qui rythmera mon après-midi. Raffaella, la chef de salle, échange des phrases aimables de table en table. « Vous savez, pour certains l’opulence du décor peut être potentiellement intimidante. Pour contrebalancer cette sensation, mon équipe et moi veillons à assurer un service chaleureux. Mon but, c’est que tout le monde se sente bien au Céleste. Nous ne voulons pas que l’endroit soit guindé », m’explique-t-elle avec conviction. De fait, la bienveillance et l’envie de bien faire se ressentent dans le service attentif, qui s’assure régulièrement que l’on ne manque de rien.

Le chef pâtissier Gabriel Le Quang

Le chef pâtissier arrive sur ces entrefaites. A la tête de la pâtisserie de l’hôtel depuis trois mois tout juste, Gabriel Le Quang est un ancien de l’Eden Roc Antibes (autre établissement de l’Oetker Collection), où il était sous-chef pâtissier du chef Lilian Bonnefoi. Sa toute récente arrivée au Céleste a donné aux desserts une nouvelle impulsion. À commencer par ceux du tea time, qui obéissent désormais à des thèmes successifs. Le tea time actuel reprend une comédie musicale à succès, « Hamilton », tout droit venue de Broadway. « Moi qui suis venu ici pour relever des challenges, j’ai été ravi de cette mission ! », confie le chef Gabriel à ce sujet. La comédie musicale en question, « Hamilton », narre la vie d’Alexandre Hamilton, l’un des pères fondateurs des États-Unis. Pour coller à ce thème, le chef Gabriel a donné à ses desserts des contours évocateurs : une étoile en chocolat renvoyant au logo de la comédie musicale, une religieuse au pamplemousse évoquant la Californie, berceau des pamplemousses et où se trouve la montagne Hamilton… Au final, c’est une charmante ribambelle de desserts qui habille le triple plateau du tea time.

Parmi les desserts miniatures, un cupcake exotique côtoie un cheesecake aux mûres ; une religieuse au pamplemousse et son chapeau finement ciselé donne toute la mesure de l’amertume de ce fruit ; une Pecan Pie revisitée contraste avec le gourmand d’une étoile au chocolat des Caraïbes – le lieu de naissance de Hamilton. « Ce tea time incarne mon ambition pâtissière, qui consiste à réaliser des desserts à la fois bons, visuels et design », commente le chef. Quant aux scones reposant sous une serviette blanche, ils fleurent bon leurs effluves traditionnels, accompagnés de clotted cream et de confiture.

Dans la salle, les sourires habillent les visages des convives. Le pianiste enlumine l’air de morceaux de jazz qu’il enchaîne. Trois anniversaires sont célébrés coup sur coup, qui rappellent, s’il le fallait, que les restaurants sont des lieux privilégiés de réjouissances. Des habitués comme des nouveaux venus se retrouvent au Céleste, cœur de toutes les traditions anglo-saxonnes, et détenteur d’un faste peu commun. On me confie que la Reine elle-même est venue jadis prendre le thé au Lanesborough, adoubant ainsi le raffinement des lieux.

Avant de repartir de l’hôtel, je fais un saut au Garden Room, le bar à cigares qui s’étire sur une terrasse couverte, où des braséros efficaces contrecarrent le froid tenace d’un début de février mordant. Un humidificateur crache en permanence sa vapeur refroidissante dans la vitrine où sont disposés les précieux cigares. Un second bar, le Library Bar, me donne l’envie de revenir prochainement, tant son style cosy chic est porté au maximum de l’accomplissement. Je me glisse vers la sortie, à l’heure où le soir arrive ; derrière la porte vitrée, Londres m’accueille sous des flocons de neige.

Par Anastasia Chelini
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