Montpellier – Quand la gastronomie vient à l’Opéra – Jacques & Laurent Pourcel signent le menu du Diner de Gala à l’Opéra Comédie

Un dîner de gala à l’opéra. Une soirée unique entre gastronomie, art et philanthropie, impromptus musicaux, vente aux enchères et diner étoilé. Prestige, street art, musique et saveurs en majesté. Générosité et émotion.

Un soir de février. Majestueux, les lustres à pampilles scintillent de mille feux derrière la façade de l‘Opéra de Montpellier. Il se dresse au cœur de la ville, depuis la fin du XVIII il affirme le goût de Montpellier pour la musique et sa volonté de briller avec l’art et la grandeur. Monter les marches de l’Opéra c’est entrer dans un ailleurs protégé, sublime, un bâtiment raffiné qui a su traverser le temps.

Les airs de Verdi et Gounot font vibrer ce théâtre à l’italienne élégant , coiffé d’une coupole somptueuse qui ajoute l’émotion ressentie dès les premiers pas dans ce sanctuaire de la voix. Les lustres suspendus inondent de lumière les stucs délicatement colorés, le velours des sièges et des rideaux, la scène et les discrètes loges toutes de rouge vêtues. Le parquet ancien murmure, se souvient des toutes les grandes voix prestigieuses qui l’ont foulé, des voix venues d’ici et d’ailleurs qui ont fait fait vibrer les murs de l’Opéra. Hier comme aujourd’hui des moments suspendus habitent le lieu.
En ce soir d’hiver, les chefs et leurs recettes prennent le chemin de l’Opéra. Jacques & Laurent Pourcel signent le menu du Diner de Gala. Bienvenue dans un Opéra où tout peut arriver, où le glamour côtoie la gastronomie. Une expérience unique au sein de l’opéra comédie.
Les invités arrivent par vagues élégantes. Les étoffes murmurent, les paillettes brillent, les fourrures illuminent les visages, les sourires sont partagés et les conversations explosent d’éclats de rire. Il y a dans l’air un mélange singulier, celui des grands soirs, celui des soirées de gala qui rassemblent amateurs d’opéra, mécènes, amateurs d’art. Magie d’un instant suspendu. Une agitation fébrile, voire impatience, court des escaliers au foyer, champagne et petits fours, shots de boisson végétale fraiche qui réveille.

Tout en haut du grand escalier décoré, les tables dressées comme une scène, en majesté vont accueillir tous les convives connus ou inconnus.


Avant de passer à table, vente aux enchères exceptionnelle de street art.


Cette année, l’Opéra Orchestre s’est associé au musée Parcelle473, dont le fondateur Laurent Rigail a sélectionné les oeuvres contemporaines, audacieuses de l’art urbain, qui vont s’envoler sous les levers de marteau du commissaire-priseur Jean -Christophe Guiseppi. Créations de JonOne, Invader, M.Chat, Obey, JR, Miss.Tic… Quand l’art moderne de la rue côtoie les oeuvres classiques de l’opéra, cela donne un dialogue fascinant.

Le dîner suit la vente aux enchères, prolonge les moments artistiques. La musique est partout, des intermèdes lyriques se glissent entre les discours et les plats. Ténor et baryton, mezzo-soprano et soprano reprenait des airs de Ravel Verdi, Mozart, Puccini… L’Hymne à l’amour d’Edith Piaf et O sole Mio d’Eduardo di Capua sont repris passionnément.

Les chanteurs échauffent leur voix, tandis que les casseroles s’agitent. quelques discours, brefs, pour remercier les mécènes généreux. Les assiettes arrivent comme d’authentiques orchestrations culinaires, des intermèdes gourmands : une entrée délicate, un plat qui swingue, puis un dessert qui se savoure, qui danse sous les ors de l’Opéra. la musique flottent au-dessous des verres de cristal. La gastronomie et des duos, des solos, des airs connus repris par la salle, se répondent sous les applaudissements.


Au menu : « Le cocktail de crabe et sa gelée en duo de saumon gravlax, crème légère au caviar, légumes croquants » – coquillages et caviar qui claquent en un accord parfait,, chocolat et citron – « Le filet de loup cuit longuement au four, raviole de calamars aux petits légumes de saison, fine purée de fenouil, jus de bisque comme une vigneronne », loup et calamar qui osent s’acoquiner avec le fenouil – « La barre moelleuse aux deux chocolats, confit de citron en gelée et son coulis, crème glacée au lait de brebis. »

La soirée s’étire et s’enflamme avec la vente de pochettes surprise, toutes gagnantes, débordantes de lots offerts par les donateurs, mécènes, partenaires de la soirée. Tard dans la nuit, le rideau tombe sur les dernières bouchées, les dernières conversations échangées, les dernières voix qui viennent de célébrer l’émotion partagée, l’insolence joyeuse d’une rencontre élégante entre l’opéra et la gastronomie. Un moment de plaisir de la voix et du goût, de de l’art et de la générosité.
Les bénéfices de cette grande soirée musicale permettront de soutenir les projets d’accessibilité et d’éducation artistique menés par l’Opéra Orchestre.


















