Michelin est toujours le guide de référence pour 71 % du public

07 février 2018  0  Chefs & Actualités Dossiers F&S
 

signature-food-and-sens Chaque année à l’occasion de la sortie du fameux guide Michelin, arrive le temps des polémiques : le guide Michelin est-il toujours une référence ? Combien de guides sont vendus chaque année ? Peut-on acheter des étoiles ? L’avis des inspecteurs est-il crédible ?

Et bien sûr, après toutes sortes d’affabulation, le guide continue sont chemin, un guide plus que centenaire porté par une des plus importantes entreprises du CAC 40 implantée dans le monde entier. Alors le guide Michelin, une danseuse pour Michelin ? Certainement pas, c’est un sacré vecteur d’image, une valeur ajoutée. 

Une fois passée l’agitation qui anime l’univers de la food, vient le temps des analyses, nous nous sommes penchés sur celle du journaliste du magazine Le Point, Thibaut Danancher, celui qui a révélé en premier les 2 nouveaux trois étoiles de l’année.

Le Point a lancé en ligne un sondage auquel pratiquement 24 000 personnes ont répondu, le guide Michelin est-il encore la référence des guides gastronomiques ? 

Le public à répondu OUI à 71 %

Voilà, ce que F&S a retenu de l’analyse du magazine LE POINT après l’annonce du Palmarès de l’édition 2018 du guide Michelin.

« Si je n’ai pas trois étoiles, je rends les deux autres », nous avait-il confié le samedi 30 décembre 2017 depuis sa Maison des bois perchée à 1 800 mètres d’altitude sur la route du col de la Croix Fry à Manigod en Haute-Savoie. Ça serait donc marche ou crève. C’est donc marche pour Marc Veyrat. À 67 ans, l’irascible pin aux verres fumés qui fut couronné de deux fois 3 étoiles Michelin et auréolé de deux fois 20 sur 20 au Gault & Millau à L’Auberge de l’Éridan, à Veyrier-du-Lac, au bord du lac d’Annecy, et à La Ferme de mon père à Megève est de retour au sommet avec 3 étoiles comme nous l’avions révélé lundi matin. Renaissant de ses cendres pour la énième fois – on ne les compte plus – sur les cimes de son cocon ouvert en septembre 2013 puis parti en fumée lors d’un incendie en mars 2015. « Marco » de Manigod a décidément le feu sacré !

Christophe Bacquié, la F1 du Castellet – Il y croyait tellement en 2017 ! Ce fut finalement pour lui une cruelle désillusion. … à un tour de roue du circuit de Formule 1, décroche 3 étoiles. Une consécration pour la toque de 45 ans dont la mer coule dans les veines. Ce Meilleur Ouvrier de France 2004 … n’a d’yeux que pour les poissons, crustacés, coquillages et mollusques. À commencer par ceux de la Méditerranée qui frétillent en bancs sur la carte de ce titi parisien né à Montreuil et parti durant son enfance à Lumio en Corse.

Jean-François Piège, le sacrifié – On se demande encore quelle aiguille a bien pu piquer la tête du Bibendum qui mériterait de dégonfler… On a eu beau retourner les casseroles dans tous les sens, on ne comprend toujours pas comment le Michelin a encore pu après 2017 sacrifier une nouvelle fois en 2018 Jean-François Piège. …/

Alain Ducasse, l’oublié – On s’était dit qu’il les récupérerait cette année ! Perdu. Alain Ducasse devra encore patienter pour retrouver les 3 étoiles qu’il avait jusqu’en 2016 au Meurice à Paris. Surprenant que le Michelin ne lui ait pas attribué la distinction suprême quand on sait que Jocelyn Herland, son chef exécutif en place dans le palace, faisait scintiller 3 étoiles à la table gastronomique du Dorchester à Londres…/

Bruno Cirino, le réhabilité – En février 2014, on avait écrit que le retrait de sa deuxième étoile était une tache de sang intellectuelle sur le guide rouge. …le Michelin a mis quatre ans pour lui remettre sa deuxième étoile… voilà Bruno Cirino – enfin – réhabilité. À 64 ans, l’enfant de Paestum en Italie, qui court l’arrière-pays et les criées de la riviera le jour pour servir le meilleur à ses convives le soir, est à l’apogée de son art.

Jean Sulpice, le soulagé –En plantant ses couteaux en mai à l’Auberge du Père Bise à Talloires sur le lac d’Annecy, Jean Sulpice se demandait bien ce qui pourrait lui tomber sur le coin du fourneau ! … Un soulagement pour le chef de 39 ans qui a décompressé en apprenant la – bonne – nouvelle juste avant de monter sur la scène de la Seine musicale à Boulogne-Billancourt, où le palmarès de l’édition 2018 du Michelin a été dévoilé.

Le Chateaubriand au même niveau que la Tour d’Argent… On a plaisir à s’aventurer dans le malicieux Chateaubriand d’Iñaki Aizpitarte. Le chef autodidacte qui fut dans sa première vie tailleur de pierres et paysagiste récolte 1 étoile pour sa table cassant les codes à Paris. … À défaut de s’offrir une cure de jouvence, le guide rouge devrait plutôt faire preuve de maturité…

Michelin fait son cinéma… Michael Ellis, le directeur monde des guides Michelin, avait promis une cérémonie digne des Oscars pour dévoiler ce palmarès 2018. Si l’écrin de la Seine musicale à Boulogne-Billancourt avait tout pour remporter la palme architecturale, rappelons à l’Américain que le Michelin n’est pas Hollywood, la gastronomie pas du cinéma et les cuisiniers pas des acteurs invités à jouer les seconds rôles. Et pour cause, des dizaines de chefs conviés à la soirée et venus de toute la France sont repartis bredouilles. Au-delà des importants frais engendrés (transports, hôtel, repas…) – sans compter pour certains un manque à gagner vu qu’ils avaient choisi de fermer leur restaurant pour la journée –, c’est surtout un monde qui s’est écroulé pour eux lorsqu’ils ont compris qu’ils ne seraient pas récompensés d’une étoile supplémentaire. …/…

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