Olivier Bellin : fermera, fermera pas ? L’Auberge des Glazicks s’interroge sur son avenir

Olivier Bellin : fermera, fermera pas ? L’Auberge des Glazicks s’interroge sur son avenir… la presse en parle !
À Plomodiern, dans le Finistère, l’été est agité autour de l’Auberge des Glazicks. Le chef Olivier Bellin a décidé de fermer temporairement sa table doublement étoilée. Une pause qui alimente immédiatement les interrogations : simple parenthèse estivale ou réflexion plus profonde sur l’avenir de cette maison emblématique de la gastronomie bretonne ?
Fermera, fermera pas ? Depuis quelques jours, la question circule en Bretagne et dans le petit monde de la gastronomie. L’Auberge des Glazicks, la maison familiale d’Olivier Bellin à Plomodiern, a baissé temporairement le rideau en plein été. Une décision suffisamment inhabituelle en pleine saison pour provoquer interrogations et rumeurs parmi les habitués de la maison.
La presse régionale s’est rapidement emparée du sujet. Selon actu.fr, aucune décision définitive concernant l’avenir du restaurant n’est prise à ce jour. De son côté, Gault&Millau évoque également les « rumeurs de fermeture » qui entourent la maison et la nécessité pour Olivier Bellin de clarifier la situation. Une chose est donc certaine : il est aujourd’hui beaucoup trop tôt pour annoncer la disparition de l’Auberge des Glazicks. (Gault&Millau)

La chaleur comme élément déclencheur – Cette fois, c’est notamment la chaleur qui aurait poussé le chef à interrompre l’activité de sa table gastronomique. Dans une cuisine où les températures deviennent vite difficiles à supporter lorsque le thermomètre s’emballe, la question des conditions de travail des équipes prend une dimension particulière.
Fermer un restaurant deux étoiles en pleine saison touristique n’est évidemment jamais une décision anodine. Mais derrière cet épisode se dessine aussi une interrogation plus large : celle de la fatigue de chef propriétaire et d’un modèle de haute gastronomie devenu particulièrement exigeant. Personnel difficile à recruter et à fidéliser, charges, pression économique, attentes des clients et nécessité de maintenir quotidiennement un niveau correspondant aux distinctions des guides : diriger une grande maison indépendante est devenu un exercice d’équilibriste.
Et Olivier Bellin n’a jamais caché être un homme qui doute, réfléchit et remet régulièrement son métier sur la table.

Déjà une longue pause en 2019 – L’histoire rappelle d’ailleurs un précédent. En février 2019, quelques jours après la publication du Guide Michelin, Olivier Bellin avait annoncé la fermeture de son restaurant pour plusieurs mois. Il expliquait alors au Point devoir subir une intervention chirurgicale. La maison ne devait initialement rouvrir qu’en juin au plus tôt. (Le Point.fr)
Cette parenthèse s’était finalement transformée en période de réflexion beaucoup plus large. Quelques mois plus tard, le chef expliquait avoir pris du recul, ne plus éprouver le même plaisir qu’auparavant et avoir profité de cette interruption pour se reconstruire physiquement mais aussi constituer une nouvelle équipe. La table gastronomique avait finalement retrouvé son fonctionnement à l’automne. (Au cœur du CHR)
Sept ans plus tard, l’histoire semble donc, au moins partiellement, se répéter.

Une maison qui raconte toute une carrière – Pour Olivier Bellin, l’Auberge des Glazicks n’est pas un restaurant comme un autre. C’est une histoire familiale, ancienne maréchalerie devenue auberge puis restaurant ouvrier tenu par sa grand-mère et sa mère, la maison a été progressivement transformée par le chef en destination gastronomique.
Passé notamment par les cuisines de Joël Robuchon et de Jacques Thorel, Olivier Bellin a construit à Plomodiern une cuisine profondément bretonne, avec le blé noir comme l’un de ses marqueurs identitaires et cette relation permanente entre la terre et la mer. Deux étoiles Michelin sont venues consacrer ce travail, faisant des Glazicks l’une des tables qui comptent dans le paysage gastronomique de l’Ouest. Une maison située à l’écart des grands flux touristiques et qui repose donc beaucoup sur la personnalité et la présence de son chef.
Et maintenant ? C’est finalement là que se trouve la vraie question. À 54 ans, après plus de vingt ans passés à porter sa maison au plus haut niveau, Olivier Bellin peut légitimement s’interroger sur la suite. Continuer le modèle actuel ? Transformer l’Auberge ? Réduire le nombre de services ? Imaginer une autre formule ? Ou simplement reprendre son souffle avant de rallumer les fourneaux ?

Alors fermera, fermera pas ? Il faudra probablement attendre quelques semaines pour connaître les intentions réelles du chef breton. Les habitués, eux, espèrent surtout que cette fermeture estivale restera une parenthèse. Car derrière les étoiles, les classements et les rumeurs, il reste un cuisinier qui a consacré une grande partie de sa vie à faire rayonner son coin de Bretagne.
Nous espérons surtout revoir rapidement Olivier Bellin derrière ses fourneaux. La suite, comme souvent avec lui, s’écrira après réflexion.



















