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Pas de table, pas de serveur, pas d’enseigne – plus de 500 restaurants  » fantômes  » fonctionnent déjà en France

19 août 2019  0  Non classé
 

signature-food-and-sens  C’est une nouvelle économie qui s’est développée sur le net grâce au déploiement des plateformes de livraisons de plats à domicile, souvent orientée vers un concept culinaire spécifique, un mono-produit, ces cuisines fantômes sont bien réelles, depuis leurs ateliers ils servent uniquement par livraison.

Avec le développement des livraisons de repas à domicile, les restaurateurs essaient de s’adapter. Depuis deux ans, les « restaurants fantômes » ou « virtuels » font leur apparition. Ils n’ont pas de devanture, pas de serveurs, et pour cause : ils ne sont accessibles que via Internet a indiqué France Inter.

Des restaurants sans clients. L’idée peut paraître insolite pourtant c’est une pratique qui se développe de plus en plus. Ces « restaurants fantômes » n’ont pas de table et encore moins de serveur. L’établissement ne comporte qu’une cuisine avec le matériel et les chefs, rien d’autre. 

Souvent un seul chef suffit pour mener la cuisine

Face à l’engouement des consommateurs pour la livraison à domicile, des restaurateurs ont décidé de s’adapter à la nouvelle demande. Le principe est simple, ils n’accueillent plus les clients dans leur établissement. Ils existent uniquement sur les plateformes de livraison à domicile. 

Les clients se laissent séduire par la facilité et le confort de la livraison à domicile. En 2018, près de 160 millions de repas ont été livrés en France, principalement par l’intermédiaire degrands groupes comme Uber Eats ou Deliveroo. Bien qu’accusées de malmener leurs employés, ces plateformes continuent de vouloir chambouler le monde de la restauration. 

Restaurants virtuels, un atout économique

Ces restaurants sont 100% en ligne et donc uniquement disponibles sur les applications de livraison. Un vrai atout économique pour les propriétaires puisque les dépenses liées au service en salle (serveurs, matériel) sont désormais inutiles. 

Ils n’ont donc plus besoin d’un grand espace pour accueillir les clients. Tout ce qu’il leur faut, c’est une cuisine. En France près de 500 restaurants virtuels sont répertoriés sur l’application Uber Eats. La plateforme a d’ailleurs créé la première chaîne de « restaurant fantôme » en France avec Maison Poké qui propose des plats hawaïens. 

Deliveroo a ouvert des locaux à Saint-Ouen où douze cuisines réservées aux livraisons sont créées pour accueillir des restaurants ©AFP/ G.JULIEN

Depuis 2017, Taster, une start-up française, développe des « restaurants fantômes » en France, en Espagne et en Angleterre. Son créateur Anton Soulier est un ancien employé de Deliveroo et il a décidé de se saisir du marché des restaurants virtuels. Avec Taster, il a crée différents types de restaurants. 

Il a déjà levé près de 13 millions de dollars pour Mission Saïgon qui propose des bo-buns, O Ke Kai qui livre des poke bowls hawaïens et Out Fry qui prépare du poulet frit coréen. Au total, on peut retrouver une dizaine de restaurants de la branche Taster à Londres, Paris et Madrid.

Dark Kitchen a été crée sur le même principe que Taster mais la société regroupe six « marques » de restaurants différents et de tout types : la rôtisserie avec Braise Braise, les tacos avec Mama Roll, les burgers avec Saint Burger encore l’italien avec Big Boy Pizza

Des choix de spécialités qui ne sont pas faits au hasard puisque ce sont les plats qui sont les plus commandés sur les plateformes de livraison.

Des cuisines partagées par les restaurants

Deliveroo s’est lancé dans un nouveau concept en 2017 avec Deliveroo Editions. Son but : réunir des restaurants qui existent déjà dans un même espace pour ensuite livrer les repas. Un gain de temps et d’argent pour les restaurateurs. Ils cuisinent alors des plats réservés à la livraison en plus des mets cuisinés dans leurs restaurants traditionnels et multiplient donc leur chiffre d’affaires. 

Deliveroo choisit des zones où le choix des restaurants est limité. En France, le premier Deliveroo Edition a été ouvert à Saint-Ouen au nord de Paris. Dans un ancien entrepôt de 700 m²,  douze « cuisines partagées » ont été installées. Chaque restaurant a son espace personnel mais ils doivent tout de même partager des lieux communs comme la plonge ou la chambre froide.

Des restaurants comme Le Petit Cambodge, Santosha ou Tripletta, se retrouvent donc réunis au même endroit pour préparer les mets qui seront ensuite livrés dans la capitale, dans un périmètre de 2,5 kilomètres autour de l’entrepôt. 

Une nouvelle façon de concevoir la restauration qui permet aux établissements d’étendre leur champ d’action mais qui éloigne encore un peu les consommateurs de la convivialité des restaurants. 

 

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