La Joy FOOD … un mouvement de cuisine heureuse initié par Thierry Marx

07 mars 2017  0  Chefs & Actualités
 

signature-food-and-sens Thierry Marx était ce dimanche à Omnivore, visiblement heureux et détendu, le chef a voulu démontrer que la cuisine heureuse peut être un quotidien, et permet même de s’éclater avec trois fois rien… 

C’est le mag Les InRocks qui était sur place et a rapporté cette tendance… 

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A l’occasion du Festival Omnivore, rendez-vous annuel de la gastronomie française et internationale, le chef étoilé Thierry Marx présente un nouveau concept food : la joy food. Entre deux masterclass bondées, le chef a accepté de répondre à nos questions.

“Décomplexifier la cuisine”. Veste blanche, crâne impeccablement rasé, voix douce et posée, Thierry Marx donne une définition sans chichi de ce nouveau mouvement dont il est l’ambassadeur. Selon lui, la joy food permet de concilier deux valeurs comme le partage et le bonheur autour d’aliments du quotidien. Partant du principe que 90% des Français estiment que le repas est un moment de convivialité (sondage mené par Badoit en 2016), le chef étoilé explique vouloir redonner ses lettres de noblesse à la cuisine simple.

La force tranquille

Sur la “scène sucré” du Festival Omnivore, il se lance dans la préparation d’un omelette roulée au chorizo, piquillos et menthe fraîche. Avec une décontraction déconcertante. “J’ai choisi l’omelette car c’est typiquement une recette joy food, c’est-à-dire un bon plat, qui peut se partager et rend heureux”.

Devant une centaine de personnes, Marx roule son omelette tout en déroulant sa réflexion sur une cuisine simplifiée et réjouissante. Il lance à l’assemblée : « Je vais vous montrer qu’avec trois œufs et quelques trucs au hasard dénichés dans le frigo le dimanche soir, on peut faire quelques chose de délicieux ». Déguster un petit morceaux de cette omelette de compèt’ est synonyme de parcours du combattant. Il faut de la détermination pour accéder au devant de la scène mais le jeu en vaut la chandelle. Le résultat est bluffant.

« Tout a commencé dans le métro il y a trois ans lorsqu’avec d’autres chefs on a installé des cuisines éphémères dans trois stations de métro pour envoyer 400 repas devant les passager. C’était les prémisses de la joy food ».  Derrière ce type d’opération coup de poing, l’idée est désacraliser la grande cuisine mais surtout de créer du lien social autour d’aliments et de plats sains et sans fioritures.

Confortablement installé dans un fauteuil en cuir, à l’écart du brouhaha omnivorien, le chef Marx se confie : “Depuis que j’ai commencé mon métier, j’ai l’impression d’avoir complexifié la gastronomie et de l’avoir rendue accessible à seulement une certaine catégorie de gens aisés”. Avec ce concept de joy food qu’il distille progressivement dans chacun de ses restaurants, il fait exactement le contraire. “L’omelette que je viens de cuisiner, c’est tout simple et c’est l’un des meilleurs plats de la gastronomie française. Je peux faire pareil avec un camembert, du beurre et une bonne baguette. C’est ça la joy food, c’est s’éclater avec trois fois rien”.

A la carte

Dans sa boulangerie tout neuve, Marx décline en plusieurs exemplaires sa joy food. A commencer par la salade césar en bread maki. “C’est une salade romaine avec une sauce césar maison et du poulet frit, roulé dans une tranche de pain de mie toastée au beurre. A mon restaurant L’Etoile du Nord, j’ai mis à la carte justement l’omelette au chorizo et piquillos et c’est un carton plein !”.

Copyright – R. Frankenberg – Omnivore
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