Un mois de mouvement aura suffi à mettre le commerce à genoux – du pur contre-productif pour une société déjà en peine

12 décembre 2018  2  F&S LIVE
 

signature-food-and-sens La mobilisation des Gilets jaunes, qui a débuté le 17 novembre dernier, n’est pas encore terminée que les entreprises sont inquiètes pour leurs finances et font déjà les comptes. Et le bilan de ce mois passé s’annonce catastrophique, les entreprises doivent se préparer à payer la facture.

Car ceux qui cassent, détruisent, ne sont bien évidemment pas solvables, même pas responsables disent certains, même pas au travail pour la plupart. Dans tous les cas la facture sera payée par ceux qui produisent, notamment les petits entrepreneurs qui eux aussi sont hyper taxés.

Toulouse, Bordeaux, Saint-Etienne, Nantes ou Tours ont enregistré des importants dégâts en centre-ville, comment peux t’on réduire en ruine ce que nos compatriotes s’efforcent de rendre agréable à vivre collectivement ? On comprend cette colère qui gronde, mais cette colère engendre elle aussi une autre colère, celle de ceux qui subissent.

Finalement ce mouvement porté par l’injustice, par le trop de taxe et par le manque de pouvoir d’achat finit par devenir un fourre-tout inqualifiable, on revendique tout et n’importe quoi, on mélange tout, les discussions et débats sont d’une bêtise inqualifiable, et on ne parle même pas des réseaux sociaux où chacun donne son avis avec un tel rejet de l’autre que le vivre ensemble devient difficile.

Enjeux à de nombreuses manipulations, le mouvement a glissé sur le terrain politique et a été récupéré par les extrêmes qui attisent le mécontentement, c’est le temps des règlements de compte, le cocktail devient imbuvable. Quant au gouvernement il n’a pas vu arriver les choses, il n’a pas pris la mesure de la misère et du mal vivre qui touchent beaucoup de Français.

D’autres Français, et ils sont plutôt la majorité silencieuse, commencent à rejeter ce mouvement, une fracture se crée, car au final les gilets jaunes auraient dû rester dignes, résister aux casseurs, résister à la casse (car beaucoup de gilets jaunes ont participé à casser l’outil de travail), et ne pas bloquer ceux qui bossent tous les jours pour faire vivre leurs entreprises et payer leurs salariés en fin de mois. Il y existe d’autres moyens de se faire entendre.

Le commerce est le secteur le plus touché par le mouvement, qu’il s’agisse de la grande distribution ou des boutiques de proximité en ville. De nombreux magasins ont fermé durant trois week-ends pour des raisons de sécurité d’autant que des pillages incroyables ont eu lieu à Paris, Bordeaux ou Toulouse, tandis qu’un hypermarché a entièrement brûlé à Saint-Etienne. D’autres pour des raisons d’approvisionnement : les barrages routiers ont bloqué de nombreux camions de livraison.

Depuis un mois, les Gilets jaunes bloquent d’ailleurs l’accès de grandes zones commerciales en province, la fréquentation de centres commerciaux français a baissé de plus de 15% chaque week-end. En plus ce sont les mêmes (ceux qui bloquent) qui au moment des fêtes de fin d’année iront faire leurs courses dans les supermarchés au lieu de faire fonctionner les petits commerces, un paradoxe ? Non une connerie monumentale !                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

Des chiffres inquiétants pour le secteur commencent à se faire connaitre alors que la période de Noël est habituellement propice aux affaires. Les pertes cumulées s’élèvent déjà à plusieurs milliards.

Le tourisme est l’autre secteur frappé par la crise des Gilets jaunes. L’attractivité parisienne est en chute libre auprès des touristes, qui viennent habituellement en nombre pour les fêtes de fin d’année. Au 4 décembre dernier, 35.000 nuitées avaient déjà été annulées pour le mois de décembre, selon les calculs du cabinet MKG, soit une chute des réservations de 30 à 35%. En province, la chute d’activité pour l’hôtellerie est estimée autour de 40 %.

L’effet Gilets jaunes touche également les restaurants, c’est une baisse tout à fait notable du chiffre d’affaires, cela représente entre 20 et 50% du chiffre d’affaires. » De lourdes pertes pour l’ensemble du secteur alimentaire, beaucoup d’entreprises pensent abandonner les idées de prochaines embauches, et même beaucoup veulent réduire la voilure, encore des effets contre productifs qui vont alourdir le chômage et accentuer la fracture sociale.

Cette France rebelle, celle qui a du caractère, celle qui dénonce, celle que l’on tient à garder, perd pied, on ne la reconnait plus dans ses valeurs, elle est finalement très fragile.

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2 réflexions au sujet de « Un mois de mouvement aura suffi à mettre le commerce à genoux – du pur contre-productif pour une société déjà en peine »

  1. JB

    ILs s’en foutent complétement des dégats les gilets jaunes. Ils ne sont pas imposables eux….. IL y a 45 000 personnes qui en dérangent 62 500 000 et personnes ne fait rien…. Zont raison non ????

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  2. Verrecchia

    Entièrement d’accord avec ce commentaire, malheureusement c’est nous qui paieront tous ces dégâts et les petites entreprises mettront la clef sous la porte hélas, combien ces semaines de gilets vont coûter plusieurs milliards certainement

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