Cahier de vacances la Corse : 48 heures à Ajaccio l’impériale

06 août 2026  0  MADE BY F&S Une poule sur un mur
 

signature-food-and-sensDestination la Corse, Île de Beauté entre le ciel et l’eau, sous les ardeurs de l’été. Une île pour vivre le bonheur au plus près de la nature, de la mer, du ciel et de la beauté.

Quelque part, les pieds dans le sable doré ou dans l’herbe douce, le regard perdu sur l’horizon en admirant un ième sunset, le chant des glaçons dans un verre, un chapeau vissé sur la tête, les lunettes sur le nez et les rêves à portée de main…  Nous sommes en Corse, à Ajaccio plus précisément. Nous laissons balader nos idées et nos pensées entre mer Méditerranée et montagnes qui se jettent dans l’eau, entre Castagniccia et criques , pour célébrer l’Île de Beauté qui n’a pas volé son nom. Une Corse sincère généreuse. Qui donne à qui sait l’aimer, l’apprivoiser, la découvrir, la respecter.

Bienvenue en Corse, bienvenue à Ajacciobienvenue sur une île qui cultive un état d’esprit, un façon d’être et de vivre différente, morceau de terre baigné par les eaux azurées de la Méditerranée, où les montagnes majestueuses se dressent fièrement face au ciel. La Corse est une terre d’histoires, de traditions et de passions, un lieu où la nature et l’homme s’enlacent dans une danse palpitante. Pour connaitre la Corse, la vraie, Ajaccio la secrète, il faut oser les chemins de traverse, effacer les images d’Épinal, les clichés qui chantent Tino Rossi, les bandits corses, oublier les dépliants et autres plans institutionnels et suivre son instinct et sa curiosité, avec pour guide indispensable, une Ajaccienne… Et au fond du plus beau golfe de l’île s’étend la majestueuse élégante ville impériale Ajaccio – Ville historique, culturelle qui cultive son art de vivre où le temps est autre et la nature omniprésente. Il y a un temps pour bronzer, rêver, lire, philosopher sur les vendettas, pour crapahuter, visiter un musée.

Ajaccio – Au fond du plus beau golfe de l’île s’étend la majestueuse, élégante ville impériale Ajaccio – Ville historique, culturelle qui cultive son art de vivre où le temps est autre et la nature omniprésente. Il y a un temps pour bronzer, rêver, lire, philosopher sur les vendettas, pour crapahuter, visiter un musée. Découvrir la ville, sa cuisine, ses belles adresses, son patrimoine, son architecture, son histoire. Ajaccio, préfecture de la Corse-du-Sud, est bien plus qu’une simple ville de carte postale.

Non elle est un véritable tableau vivant, dans lequel s’animent des ruelles qui gardent les secrets qui se murmurent derrière des persiennes qui protègent du soleil et des indiscrétions. En flânant dans ses ruelles étroites, on découvre des bâtiments historiques, des églises baroques et des maisons colorées qui respirent la culture corse. La ville est un véritable musée à ciel ouvert, où chaque pierre a son histoire. 

Ajaccio, une citadelle qui veille sur la mer, le musée Fesch, une cathédrale qui protège la ville, chargée d’histoire, un port et une histoire impériale. Une ville à identité forte sur laquelle règne l’enfant du pays, né  dans la pauvreté et devenu empereur. Napoléon 1er.

1er jour : à la rencontre de la ville impériale

Le premier matin commence tôt. Les Ajacciens ont rendez-vous avec leur combo matinal parfait, café-journal. Au comptoir et en terrasse, les mêmes hommes occupent les mêmes places depuis vingt ans ou plus. Ils prennent le café. Court, brûlant. Ils commentent la politique l’actualité se souviennent ou se taisent. Comme eux, nous apprivoisons, nous sentons la ville. A Ajaccio, personne ne nous reprochera de regarder la mer pendant de belles minutes sans prononcer un mot. L’Ajaccienne connait le patron et les habitués, échange quelques mots en corse avec eux devant un café, noir, dense, intense.

Donc, avant d’entamer des flâneries dans le centre de la ville, nous nous installons à la terrasse du Lamparo avec vue sur le golfe, sur la plage Saint-François et la Cathédrale Notre Dame de l’Assomption qui a vu le baptême d’un enfant de la ville, le petit Napoleone Buonaparte, né le 15 août 1769, dans une famille de petite noblesse pauvre, qui vivait à deux pas de la cathédrale. Ce petit garçon, un gamin de la rue, obsédé par les soldats et les personnages illustres, aimait apprendre, se réfugiait dans une grotte pour étudier le latin, la philosophie, les mathématiques et l’histoire, lire Plutarque, Rousseau, Voltaire, Diderot. Année après année, il a forgé sa culture et ses connaissances, bases d’une vie de celui qui sera le personnage le plus connu au monde, conquérant, réformateur, militaire, homme politique… l’Empereur Napoléon 1er, Empereur des Français.

En quelques pas, nous sommes sur les marches de la cathédrale baroque du XVIe siècle cache. La façade est austère mais colorée. L’intérieur absolument saisissant. Il suffit de lever les yeux vers l’orgue en entrant, et de prendre le temps : c’est un lieu qui invite au silence et au recueillement. Sur la gauche, le Tableau de La Vierge du Sacré-Coeur, oeuvre de commande signée Eugène Delacroix. Le peintre était un jeune inconnu quand son maitre Géricault lui confie en secret la réalisation de la toile.

Nous nous enfonçons dans le lacis de rues piétonnes qui compose le coeur historique d’Ajaccio. La ville peut facilement se découvrir à pied. Première étape, la maison natale de Napoléon, Maison Bonaparte,

Une maison familiale devenue musée. Là où tout a commencé. Sur un canapé… sur lequel est né Napoleone, et non dans la chambre, sa mère Laetitia, avait du quitter la messe précipitamment et n’avait pas eu le temps de gagner l’étage. Une maison timide, à la façade sobre, discrète que rien ne distingue de ses voisines si ce n’est les longues files d’attente entre l’entrée et le jardinet qui abrite un buste du fils de l’empereur, L’Aiglon.

L’intérieur raconte l’histoire d’une famille, le destin d’un petit garçon qui allait y vivre jusqu’à ses neuf ans. Agréable déambulation dans les pièces, entre chambres et salons, entre mobilier d’époque et souvenirs impériaux.

Juste à côté, l’insolite et originale boutique-bar-musée, Casa Buonaparte où trône en majesté une statue dorée du Général Bonaparte.

Nous buvons un café avec l’Empereur!

Nous voilà rue Bonaparte.

Face à nous, une adresse de toutes les tentations. Et de toutes les protections. Aurélie a installé son atelier-boutique Maria Monica.

Aux murs, dans les vitrines, défilent des porcelaines délicates, originales qu’elle façonne et cuit elle-même, des paniers, des bijoux, des grigris, des mignonneries à adopter sans modération, qui racontent la Corse, ses croyances et son histoire.

Les messages en langue corse courent sur les torchons, les T-shirts des mains et des cornes de corail se font bijou ou décoration. Pièces magnifiques qui gardent vive une tradition d’amour et de protection, créées dans cet atelier pas comme les autres.

Le corail est porté ici comme un protecteur, un talisman pour détourner le mauvais oeil. Ce n’est pas un simple bijou, non il est maillon d’une croyance qui se transmet de génération en génération. Des fleurs d’immortelles posent sur les tasses, la Cathédrale et A Madunuccia (Notre-Dame de la Miséricorde), lieux emblématiques d’Ajaccio, ornent des accessoires de déco. La Vierge veille sur la ville depuis le XVII, depuis qu’elle sauvé Ajaccio de la peste qui décimait Gênes, menacait la ville. Les Ajacciens ont organisé une procession et une légende est née… les vents aurient alors tourné, repoussant au large les navires porteurs du mal, et épargnant la cité. Depuis chaque 18 mars, la statue de Notre-Dame de la Miséricorde en procession traverse la ville.

Quelques pas et au numéro 17 nous découvrons l’hôtel particulier de l’ennemi juré de Napoléon, Charles-André Pozzo di Borgo. Nous ne manquons pas d’admirer au dessus du fronton du majestueux portail en marbre blanc, les armes sculptées de la famille. La demeure est devenue un hôtel****, l’Hôtel Pozzo di Borgo.

Nous serpentons dans les petites rues pittoresques, nous voilà place Foch, nous continuons jusqu’au marché…

10 heures – Le marché, coeur battant de la ville. La Corse du quotidien face à la Couronne impériale qui se balance un peu plus loin, Marché de saveurs et de producteurs qui sont arrivés avec les premiers rayons du soleil. Un marché colore et parfumé. Entre port et centre ville, à deux pas de la mairie où fromages, poissons, charcuterie peuvent se déguster sur place.

Ils ont installé leurs produits avec une simplicité désarmante, des tables de bois, des cageots posés simplement, des piles de fromages, des rangées de lonzu et de copa qui n’ont pas besoin d’esbroufe pour défiler.

Nous sommes enchantés de découvrir la nepita qui fleure bon la menthe et la marjolaine, l’immortelle terriblement douée de pafums chauds, ensoleillés qui font voir la vie en jaune… immortel, qui soigne les maux, les bobos, les coups et les brûlures et efface les rides…

Plongée dans le terroir corse, avec cette tomate rouge de bonheur qui n’a pas besoin d’être belle pour être délicieuse, juteuse. Avec cette huile d’olive qui sent la noisette. Avec ces bouquets de menthe, de nepita, de basilic qui embaument l’air.

Avec les tommes de brebis et de chèvre, les miels parfumés aux fleurs du maquis, les confitures de cédrat, de myrte et de figues, les canistrelli à l’anis ou aux noisettes de Cervione.

Nous goûtons, nous aimons, nous regoûtons, nous discutons avec l’Ajaccienne et ses amis qui généreusement taillent des tranches de copa, de prisuttu, de fromage, nous offrent les premières figues et des tranches de pastèque pour nous embarquer dans un voyage immobile au coeur de l’île. Nous nous laissons tenter par des beignets au brocciu, frappes, bastelle, fiadone

Un vieux producteur coupe une tranche de coppa et nous la tend « Goûtez » ». Et c’est toute la montagne corse qui nous emporte entre vallées et castaniccia, celle des cochons en liberté, des chênes et des châtaigniers, de l’immortelle et des herbes sauvages du maquis.

Sous l’espace couvert, c’est le royaume des pêcheurs, soupe de poissons, sauce aux langoustines, rascasses, denti, langoustes qui ont traversé la nuit le golfe d’Ajaccio pour venir se trémousser tout en fraicheur sur la glace de l’étal.

Le marché est la première étape de l découverte de la cuisine corse. Riche de tradition, métissée, elle sait se réinventer sans rien perdre de son identité. Elle est généreuse et amoureuse, elle est nourriture et art de vivre, elle évoque la famille et les amis, les repas interminables autour de grandes tablées secouées de rire et de sourires, de tendresse et d’amour, agitées de mots forts et chantants, où chacun prend le temps de partager, d’aimer et de … manger.

Une Orezza au Trou dans le Mur, quelques volées de marches et au nous sommes rue Fesch. Sur toute sa longueur elle déroule des boutiques de souvenirs, de maillots, de charcuteries, des restaurants…

Nous avons bifurqué rue de l’Assomption, une petite rue qui monte vers le Cours Napoléon pour faire une pause dans un atelier de fabrication & boutique, AMMO, au numéro 4.

Une adorable, sincère & talentueuse créatrice a installé son espace de création et nous plonge dans son univers de jeune fille d’ici avec ses pièces en éponge, serviettes, sacs de page, pochettes…

Elle a récupéré les anciennes serviettes en éponge de sa famille, a patiemment chiné du linge ancien et découpé avec frénésie de jolis indispensables pour la plage et la vie quotidienne. Elle crée des cartes postales et des affiches inédites qui explosent des couleurs de l’île. Créations exclusives et emblématiques.

des chouchous qui donnent envie d’avoir les cheveux longs, des bisous à porter sans modération, des vêtements brodés …

Casanera : une superbe adresse furieusement élégante qui présente des bijoux, des parfums, des bougies, des cosmétiques mis en scène par deux soeurs, Marie Ceccaldi & Maria Battaglia qui ont fondé la marque dans un souci de mémoire et de transmission de recettes d’herboristerie familiales.

Ainsi elles déclinent des parfums identitaires, insulaires, puissants, uniques qui racontent leur enfance et leurs souvenirs, à base de plantes du maquis, immortelles, ciste, myrte…

et… des lieux de culture et d’histoire.

Chapelle Impériale. C’est là, sous nos pieds, dans une crypte discrète, que reposent plusieurs membres de la famille Bonaparte. De style néo-renaissance, la chapelle a été érigée entre1857 et 1859, sur ordre de Napoléon III, pour exaucer les dernières volontés du cardinal Fesch. Elle est le mausolée des napoléonides.

Palais Fesch. Le palais Fesch rassemble des oeuvres qui rappellent qu’Ajaccio fut aussi une ville d’art, de collectionneurs et d’humanistes. Sur les deux étages nous conversons en silence avec avec plusieurs siècles de peinture.

Le musée abrite la plis belle collection de primitifs italiens, une riche collection de peintures italiennes du XIV au XIX, dont une oeuvre de Sandro Botticelli.

entre salles et couloirs nous sommes captivés par la lumière.

Né de la volonté de l’oncle de l’Empereur, le cardinal Joseph Fesch, homme de pouvoir, féru d’art, qui a légué à sa ville une partie des plusieurs milliers de tableaux qu’il a rassemblés, la plus importante collection de peintures jamais constituée… ainsi que des meubles, objets religieux, bibliothèque. Une riche collection – 16000 oeuvres – faite pendant les guerres napoléoniennes, prises de guerre, dans les églises et les couvents, achats nombreux de Titien, de Raphael et ramenée à Ajaccio. La collection du cardinal Fesch constitue donc le fond du musée Fesch d’Ajaccio. Le Palais Fesch abrite cinq siècles des plus grands maîtres de la peinture italienne, la plus importante collection de peintures de Primitifs italiens et plusieurs fonds majeurs, la peinture baroque romaine, la peinture baroque napolitaine, une section napoléonienne. On y admire des peintures signées Botticelli, Veronèse, Titien.

On y reconnait ds oeuvres vues dans des magazines, comme celle du général Bonaparte sur son cheval regardant fixement au loin, chevauchant vers son destin

Nous admirons aussi son buste et sa colossale tête en bronze ,

La Bibliothèque Patrimoniale Fesch. Il serait dommage de quitter Ajaccio sans entrer dans l’une de ses plus belles maisons de silence. On y déambule entre livres rares, inclunables at autres merveilleux trésors. La bibliothèque Fesch est créée à l’initiative de Napoléon Bonaparte, alors premier Consul. Il charge André-François Miot de créer une bibliothèque publique à Ajaccio. Ce dernier s’adresse au frère de Napoléon, Lucien, alors ministre de l’intérieur et les deux hommes envoient 12 627 volumes provenant des confiscations révolutionnaires de Paris. La constitution du fonds a précédé la construction de la bibliothèque. Les livres seront installés dans l’aile nord du Palais Fesch en 1865, à la fin de la construction du monument. Depuis 1986, la bibliothèque est classée Monument historique.

On ressortant , nous ne pouvons qu’être éblouis par lea lumière corse, terriblement éclatante voire aveuglante en ce milieu de journée. Nous continuons notre déambulation rue Fesch.

Arrêt au numéro 55, chez deux artistes céramistes qui travaillent devant nous dans leur boutique Léma Coho des pièces sobres, de terres mêlées, chamarrées, acidulées, texturées

13heures – Déjeuner comme un local, pas comme un touriste chez Rosette et Charlot, au numéro 86 de la rue Rue Cardinal Fesch. Une petite cantine familiale charmante qui ne se prend pas une grande table . on y est reçu comme chez des mais heureux de partager leur cuisine qui raconte leur histoire.

Pas d’enseigne tapageuse, juste des vitrines encombrées de plantes vertes et une salle qui tient dans un mouchoir de poche, séparée de la cuisine par un simple comptoir — comme si on ne voulait rien vous cacher.

Une terrasse qui partage la vie de la rue. Rosette était la mina qui faisait des gales à Sartène, Charlot était le voisin pâtissier. Ont-ils pensé un jour que leurs prénoms avaient claqué un jour dans le restaurant de leurs petits-enfants, qui joue la transmission, la mémoire, la sincérité et la simplicité.

L’ardoise change toutes les semaines, elle peut dérouler selon le marché, un velouté de courgettes et menthe , des ravioles de crevettes au beurre d’orange, salade césar ou foie de veau, poisson du jour terriblement frais tout en saveurs, panna cotta ou éclair à un prix étonnement léger.

Le tout servi dans d’adorables assiettes sûrement sorties des buffets de la famille, vaisselle dépareillée qui enchante, sans chichi.

L’après-midi rime avec plages. Il faut quitter un instant la ville, longer la côte, s’arrêter devant une eau qui hésite entre le turquoise et le cobalt. Les plages sont nombreuses, le sable est fin, l’eau est cristalline, les paillottes accueillantes

18 heures — Une glace à la fraiche et le port

Une glace chez l’artisan-glacier renommé de la ville celui qui depuis des générations turbine et régale grands et petits avec ses glaces et ses sorbets. Au numéro 4 du Cours Granval. Chez Neri, une étape incontournable dans la découverte de la ville, une institution glacée au cœur d’Ajaccio, un rendez-vous quotidien pour tous les gourmands, une pause qui s’inscrira dans les souvenirs de voyage

Ici les glaces et sorbets ont le goût de la Corse. Les parfums puisent, et c’est tant mieux, dans le terroir corse pour dérouler des parfums identitaires inédits au rythme des saisons et des jardins fruitiers : châtaigne, figue, myrte, clémentine, amande qui cohabitent en belle entente avec les classiques intenses : vanille, chocolat, pistache, noisette, plombière, qui tous séduisent avec leur texture soyeuse, leur goût franc, des ingrédients choisis avec soin au fil des saisons.  Ici tout est maison, tout est frais tout et furieusement délicieux. Inoubliable sorbet au chocolat noir et glace noisette.

Le soir diner un verre avant de diner en bord de mer Chez Pech, route des Sanguinaires. Une référence locale incontournable.

Une terrasse simple, tournée vers le golfe, posée directement sur la plage, vue sur l’eau oblige.Ni prétentieuse, ni sage. Les tables sont espacées, la lumière basse, presque dorée en fin de journée quand le soleil descend sur les iles sanaguinaires. On entend le bruit léger des couverts, quelques conversations, le murmure des vagues.la mer se prélasse en bas. au loin. Rien d’ostentatoire : du blanc et du vert et le bleu de la mer et du ciel. Les parfums du maquis viennnet vers la mer.

 En entrée un carpaccio de saumon terriblement efficace.

Pour suivre une Dorade pêchée dans le golfe, servie avec écrasée de pomme de terre et ratatouille. Un plat de caractère en totale harmonie avec le décor et l’ambiance. La mer et la terre se retrouvent.

Dessert sans chichi, flan, soupe de fraise… Le tout accompagné d’un blanc d’Ajaccio frais et minéral, bien vifService efficace et souriant.

Ajaccio nocturne, dont les murs sur notre passage chuchotent des secrets et des légendes

Deuxième jour – La route sauvage des Sanguinaires jusqu’à la pointe de la Parata – Cap sur Capo di Feno et l’archipel des Iles Sanguinaires.

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Après un café, et un détour par la librairie d’Ajaccio, La Marge, rue Emmanuel Arène.

En face une brasserie gourmand et sympathique, L’Instant, qui déroule de généreuses salades fraiches et des burgers à tomber.

Quelques pas vers la cathédrale, nous suivons la chaude odeur de biscuits chauds et nous voilà, rue Forcioli Conti.

Au numéro 7, une biscuiterie grande comme un confetti, la Biscuiterie Impériale. Une maman et sa fille avec amour, souci de transmission et de tradition, ont retrouvé les recettes familiales des canistrelli, ces biscuits emblématiques de l’Ile de Beauté.

Elles les déclinent plusieurs saveurs délicates qui racontent une terre, les noisettes de Cervione, l’huile d’olive AOP, le vin blanc et le blé complet d’ici? Craquez sans modération pour les biscuits croquants joliment dorés.

Prendre la jolie route qui longe la mer. Transats et bain sur la plage du Week-End, une maison de famille fondée et toujours gérée par la famille Leca depuis 1953. Ici, pas d’enseigne internationale ni de chaîne impersonnelle — seulement douze suites, comme si l’on avait délibérément choisi la rareté plutôt que le volume, une Paillotte Idéale pour picorer à midi et restaurant gastronomique parfait pour diner et vivre de belles soirées d’été sur la terrasse. Se régaler sans modération de poissons du golfe, denti, langoustes,et des transats et la mer. Ou de La Crique, les pieds dans l’eau avant de prendre la route, d’aller jusqu’au bout de la seule route qui mène à ce chapelet d’îlettes appelées Sanguinaires car elles rougeoient au soleil couchant… La ville s’efface, elle reste dans le dos.

LES ILES SANGUINAIRES LA OU FINIT LA TERRE

Grimper lentement jusqu’à la Tour de la Parata, un promontoire de granit, une tour de guet monté par Les Génois au XVI pour surveiller l’entrée du golfe.

Humer le maquis et les embruns. Découvrir les quatre sentinelles du golfe d’Ajaccio, ilots de pierre qui veillent sur la Méditerranée depuis toujours. Indifférentes à l’actualité, elles semblent flotter, inaccessibles. Les Sanguinaires ! 405 hectares de bonheur, de sérénité, de lumière et de légendes. Leur nom évoque des batailles et des drames entre envahisseurs et Corses et du sang qui coulait dans la mer. Les combats font partie de l’histoire… Les Sanguinaires doivent leur nom au soleil, au soleil qui tape sur les rochers de porphyre, les ensanglante avant de disparaitre et donne couleur inédite et cette lumière magique aux iles et à la mer qui s’habillent de cinquante nuances de rose, orange, violet, pourpre, rouge sombre… La Grande Sanguinaire – Mezu Mare – et son phare posent en toute sérénité, regardent passer bateaux et avions, cormorans, goélands et puffins, pêcheurs, tous les voyageurs et rêveurs qui passent par ces iles farouches. Autour de lui, sur les pentes, s’accroche le maquis à la vie discrète et parfumée, immortelles endémiques, cistes, spectaculaires arum mange mouche, lentisques, frankénies, nivéoles… plus de 150 espèces dont certaines rares et endémiques.

Le silence règne, et il est contagieux, en cet espace sacré furieusement paisible, on pense plutôt à méditer, rêver, ralentir, regarder, découvrir, prendre le temps, se poser, attendre le coucher de soleil et les étoiles qui par milliers illuminent le ciel, engranger des souvenirs… adopter l’élégance naturelle des iles, écouter le vent plutôt que les bruits du monde, se laisser caresser la peau par l’air de la mer. La mer qui prend toutes les nuances avant d’adopter le bleu profond, presque noir, lorsque l’heure bleue sera et que le soleil aura disparu dans la nuit.

Et lorsque l’on quitte la pointe de la Parata, on emporte des souvenirs et l’impression magique d’avoir approché la lumière, la nature sincère… Laisser avec nostalgie ce lieu paradisiaque, demi-tour, quelques kilomètres et bifurquer sur la route aux lacets multiples de Capo, Capo di Feno. Entre maquis et champs, et en contrebas la mer qu’on voit danser… Impossible d’y échapper. mais Capo se mérite. Il faut avaler un chemin poussiéreux, chaotique, se garer sur un parking bondé, slalomer entre rochers et maquis pour descendre vers la plage ajaccienne de légende.

13 heures – Déjeuner avec vue

Pour déjeuner avec vue à Capo, à la Paillotte du Pirate, un spot pour entretenir la flemme. Ici ce n’est pas seulement la Corse mais du sirop de Corse doux et sauvage. Une paillote de bois flotté, des palmes pour l’ombre, une Paillotte qu’aurait adoré Robinson et Vendredi… Pas de chichi, du vrai, de l’authentique de l’âme corse.

Trône derrière le comptoir, en vrai maitre de la plage, Pierre-Toussaint, Pierretou. Un pirate, un flibustier, un homme de la nuit et de la fête, qui a eu la riche idée, il y a des dizaines d’années de planter le décor de la paillote, des tables et des bancs de bois…Les mains posées sur le bois, il observe de son regard vif et malicieux, comme un aigle, tout ce qui bouge ou pas autour de la Paillotte du Pirate. Les habitués de toujours, les Ajacciens et les familles de la diaspora qui se retrouvent chaque été. Les filles portent des bijoux d’or et de corail, les garçons s’agitent devant le filet de volley, Les enfants, bronzés somme des pruneaux, ramassent des yeux de Sainte-Lucie et se désaltèrent de fusées sucrées et des glaces aux mille couleurs. Les pinzutti qui sont montés à Capo armés de chaises pliantes et de glacières, prennent malheureusement la plage pour un camping…

Nous n’échappons pas à l’apéritif magique et au déjeuner. Carte à l’ardoise, carte courte qui raconte la naturalité, la simplicité et les saveurs authentiques. Le rosé est frais, les glaçons chantent. Pas de nappe, du bois brut qui a vu passer le temps, les embruns et les fêtes. Le service est indolent mais on ne s’en formalise pas car on vient ici pour une ambiance, pour un paysage béni des dieux, pour un je ne sais quoi qu’on ne trouve nul part ailleurs. On est bien, les pieds dans le sable, les yeux perdus sur l’horizon… Ambiance décontractée. Café avec grappe, cette Eau de vie corse, de myrte ou de figue, qui rend encore plus enchanteur ce cadre qui réunit les puristes, ceux qui posent leurs serviettes depuis plus de 70 ans, qui ont joué les aventuriers quand les paillotes n’existaient pas…, qui ont vu Pierretou et ses pirates sauver des imprudents qui ne savent pas que la mer peut être dangereuse.

Poissons du golfe grillés le soir sous la voûte céleste étoilée, tomates du jardin servies en toute décontraction et vraie gentillesse. Entre deux assiettes, deux bouchées d’un fromage soyeux à la croûte fleurie q’un berger un vrai vient de livrer, Pierretou vous contera l’histoire de la Corse, de son village, de ces hommes et femmes de valeur et d’honneur qui ont fait de cette île une terre d’accueil, de générosité, de partage et de beauté sublime, de ces VIP et célébrités qui sont venus se ressourcer sur ce confetti de bonheur. Ici à la paillote pas de wifi, pas d’iPhone, pas de tablette…

Retour vers la ville, gorgés de soleil et de souvenirs, de sable fin et de lumière. Pour le dernier diner.

Les grandes tables sont les tables des hôtels remarquables et remarqués par les guides, des hôtels de luxe respectueux du paysage enchanté, qui jouent de discrétion et d’excellence au bord du golfe d’Ajaccio.

Vous vivrez des expériences inoubliables. L’Arbousier du célèbrissime Hôtel Le Maquis caché à Porticcio, au bord du rivage sauvage. Une maison de famille qui a vieilli joliment avec ses habitants, accumulé les objets, les meubles chinés, les coupures de presse jaunies, les souvenirs. Une maison discrète au charme désuet. Une institution ajaccienne née après la deuxième guerre mondiale, créée par une Ajaccienne étudiante à Paris, Catherine Salini. elle convaincu sa famille de transformer le bar familial de Porticcio…

Depuis de Le Maquis surplombe avec élégance et discrétion la baie, elle déroule une crique, deux piscines 25 chambres et un parfum ensorcelant celui du… maquis ! Un restaurant gastronomique L’Arbousier, s’étale sur la terrassele chef Gérard Lorenzoni-Salini compose une cuisine méditerranéenne d’inspiration corse, jouant avec les produits de la mer et les parfums du maquis environnant : rougets, Saint-Pierre, langoustes pêchés de la nuit, agneau de lait, cabri, gibier. Demander une table en terrasse au bord de la piscine.

Diner aux chandelles et coucher de soleil envoûtant pour déguster la fricassée de langouste et son embeurrée et ses capellini pour des soirs où le coucher de soleil se transforme en spectacle et où le dîner aux chandelles s’illumine avant que le ciel ne s’embrase d’étoiles.

En face, à quelques minutes du centre d’Ajaccio,

L’Hôtel Les Mouettes, sur la route des Sanguinaire, abrite page privée, chambres et suites de luxe et table sur la Route des Sanguinaires. Une élégantissime villa du XIXè, posée là où les vagues Viennet mourir. Charme surannée d’une vielle anglaise fondue dans la ville toute en restant furieusement discrète et polie. On y vient et pour le charme et la position recherchée en bord de mer, le silence et le calme préservé. Charmant restaurant qui déroule ses tables sous les pins maritimes protecteurs. Terrasse ouverte sur le golfe où l’on dîne avec la mer pour seule décoration, le murmure du vent dans les arbres. La cuisine y joue la carte de la simplicité assumée et du terroir, poissons du jour, produits corses.

Vous dinerez aussi comme un président de la République au rythme des chants corses, au Bilboq chez Jean Jean. Ici on célèbre la langouste, l’Empereur et les chants corses.

Les Langoustes se marient à des pâtes, la chair soyeuse, iodée joue à merveille avec les discrètes spaghettis. Les langoustes sont généreusemnt posées dans une sauce secrète, pimentée, relevée, onctueuse. Inoubliable…

tout comme le flan du dessert.

et soudain la salle s’embrasse. Jean Jean s’installe, entraine les clients, tous posent leur fourchette et entonnent les chants corses. Un instant de grâce qui dit que la cuisine comme la musique racontent ensemble l’histoire d’un peuple et d’une ile…

Ainsi sache notre séjour. Nous repartons avec l’envie furies de revenir vite très vite

Basgi

Mina

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