travail au noir

Travail au noir – l’hôtellerie/restauration encore montrée du doigt

26 février 2019  0  Non classé
 

signature-food-and-sens  » Dans un système où le poids de la fiscalité indirecte devient insupportable pour beaucoup de travailleurs modestes, le travail au noir est une bouée d’oxygène, une façon de boucler les fins de mois «  nous indique un jeune qui fait des petits boulots le week-end. Il faut dire que l’instauration des 35 heures à laissé du temps pour s’occuper. Puis souvent  » par passion d’ailleurs «  nous indique ce retraité qui toute sa vie à bricolé et dépanné à droite à gauche. Sous-louer une partie de sa maison, s’organiser pour faire du AirBnB, jardiner, venir en aide aux personnes âgées pour un petit billet, finalement la France de la débrouille continue à faire mieux vivre beaucoup de gens.

Et comme souvent quand la presse s’engouffre dans le phénomène suite à la publication d’une enquête sur ce sujet, l’hôtellerie Restauration est tout de suite montrée du doigt, même si c’était une pratique de la profession pendant longtemps, aujourd’hui elle est plus rare. Car comme le précise un restaurateur parisien  » l’argent liquide circule peu, tout a été fait pour privilégier les règlements par carte bancaire « , puis les contrôles se sont multipliés, les caisses électroniques avec mouchard ses sont généralisées, donc la fraude devient anecdotique.

Le travail clandestin se porte bien. Le travail non déclaré concernerait « autour de 5% des personnes de plus de 18 ans » et représenterait « entre 2 et 3% de la masse salariale versée par les entreprises », selon un rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi publié vendredi 22 février. Au total, 2,5 millions de personnes travailleraient donc au noir (entièrement ou ponctuellement) en France. Cette étude est fondée sur le croisement de différentes bases : statistiques nationales, données fiscales, contrôles de la Direction générale du travail… Un manque à gagner de plus de 30 milliards pour l’état.

Ce sont les jeunes qui sont les plus exposés, mais aussi « dans une moindre mesure les plus âgés qui recherchent un complément de revenus ». Dans la construction, les salariés de plus de 60 ans ont ainsi un taux de dissimulation (donc de travail clandestin) significativement plus élevé. Les chômeurs, les indépendants et les travailleurs en contrat temporaire sont aussi plus exposés. 

Hôtels, restaurants, commerces…

Côté employeurs, les taux les plus élevés de personnes faisant appel au travail clandestin se retrouvent « dans l’hôtellerie-restauration, le commerce de détail alimentaire, le BTP, le gardiennage, mais aussi l’agriculture et les services à la personne ». Le rapport insiste sur la variété des infractions entre les fraudes « classiques » (dissimulation d’activité ou d’emploi salarié), les plus nombreuses, et d’autres plus récentes liées à l’auto-entreprenariat, aux plateformes ou au détachement des travailleurs.

Le dossier sur le travail dissimulé distingue le travail au noir, le personne n’est pas du tout déclarée, et travail au gris, une partie des heures ne sont pas déclarées. En Occitanie, par exemple, le travail au gris a augmenté de 13 % depuis 2013. 

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