2, 3, 4 mai – Saint-Tropez – Place des Lices – Les Chefs fêtent les producteurs et les savoir-faire régionaux

Saint-Tropez un nom mythique qui rime avec BB, La Madrague, les Soirées Blanches, Le Senequier, et… l’événement devenu tradition, « Les chefs à Saint-Tropez fêtent les producteurs et les savoir-faire régionaux ». Le village sait transformer une rencontre qui pourrait être banale en événement sophistiqué juste ce qu’il faut, populaire juste ce qu’il faut.
Quand certains parlent du port de pêche, ils évoquent les adresses un peu trop bruyantes, un peu trop mises en scène, assurément bling bling, rendez-vous de la jet set et des influenceurs, adresses traversées par cette agitation élégante ou pas de toutes les stations à la mode. D’autres racontent la vie calme d’un village qui héberge des chefs, des producteurs, des artisans et sur sa célèbre Place des Lices, un marché. Tous se rencontrent sur trois jours de fête, tous vont parler de produits et de producteurs comme on parle de promesses de goût immuable. Devant cette mer, toujours là, bordant un simple village de pêcheur devenu un décor, une scène de fête, d’extravagance, de liberté sous le soleil.

Du 2 au 5 mai, Saint-Tropez remet les producteurs au centre du jeu, de l’événement et du marché. Plus de 150 chefs, des dizaines de producteurs et artisans ont quitté leurs fourneaux, leurs potagers, leurs champs, leurs ateliers et leurs étables pour installer un marché vivant au coeur de la cité. Tous ont pour mission de valoriser leur région, de célébrer les savoir-faire et savoir-être, d’éduquer et de transmettre, de partager dans un bel esprit de respect, de bienveillance, et tous caressent un doux rêve, faire naitre des vocations…

Derrière le parrain de la fête, Mauro Colagreco*** qui confie « Quel honneur de devenir le parrain de cette grande famille des chefs qui, depuis 2020, fêtent les producteurs et les artisans à Saint-Tropez. Ce rendez-vous annuel est un incontournable de notre région. C’est un manifeste vivant, une déclaration d’amour à la terre, aux mains qui la cultivent, à la diversité des savoir-faire et à l’avenir que nous voulons bâtir ensemble.

Je suis très heureux que nous puissions célébrer ensemble notre terroir et mettre en lumière les gestes patients des producteurs, le travail passionné des artisans et l’engagement de celles et ceux qui, chaque jour, œuvrent à faire rayonner notre patrimoine culinaire avec respect et conviction.
En devenant parrain de l’édition 2026, je m’engage pleinement à porter la vision de l’association Les Chefs Fêtent les Producteurs et les Artisans et ainsi contribuer à rassembler pour mieux transmettre, à fédérer pour mieux défendre et à célébrer pour mieux protéger. Je suis convaincu de l’impact positif majeur que la cuisine et l’alimentation peuvent apporter à travers des initiatives comme celle-ci. Merci de votre confiance, je suis reconnaissant de faire partie de cette belle aventure humaine. Continuons de « faire savoir nos savoir-faire » et rappelons-nous qu’en choisissant ce que nous mangeons et cuisinons, nous choisissons le monde dans lequel nous voulons vivre.
En ce week-end qui hésite entre printemps et été, suivez-nous entre chefs et producteurs à Saint-Tropez .

Trois jours de fête entre celles et ceux qui dans l’ombre et l’authenticité produisent, élèvent, cueillent et ceux qui avec talent et créativité vont transformer ces produits de la terre et de la mer en assiettes magiques. Ambiance d’une première journée.
5 heures – Place des Lices, coeur de la ville, le marché des producteurs. Des producteurs qui commencent tôt, sans lesquels la gastronomie ne serait pas ce qu’elle est, pétrie de talent et d’excellence. Il est 5 heures, Saint-Tropez s’éveille, les chefs eux dorment encore, ou se préparent à descendre sur la place . L’air est frais. C’est là sur cette place que tout se passe et va se passer. Les cagettes de bois sont déposées, débordantes de fruits et légumes encore couverts de rosée, les producteurs mettent en scène et en place le goût, le vrai, les légumes terreux, la tomate qui sent bon le soleil, les huiles d’olive qui vont se déguster comme des vins. Ils alignent les courgettes et les fromages. Le marché se fait une beauté pour devenir image de carte postale. La Place des Lices s’apprête à recevoir le beau monde de la profession, chefs et ateliers, démonstrations pour le grand rendez-vous annuel entre grands noms de la scène culinaire, artisans et producteurs dans une ambiance de fête de village.
8 heures et plus – Le soleil est bien levé ; les premiers chefs passent, le public gagne le marché. C’est le moment où arrivent les chefs en tribu, prêts à enchainer les scènes nombreuses, les actes différents d’une pièce qui se joue en plein air, à ciel ouvert. Les cuisines éphémères de plein air s’éveillent aussi, impatientes d’accueillir chefs et artisans qui vont fonctionner en tandem, en binôme pour mettre en lumière et en cuisine les produits de saison, échanger avec le public, parler de patrimoine culinaire, de tradition et de transmission.
9 heures – Le marché ouvre, s’enchaînent battles et démonstrations. Les jurys sont en place.
10 heures – Le soleil monte, le marché est animé, furieusement vivant. Que le spectacle commence. C’est là que tout se passe. « Les chefs fêtent les producteurs », posent à leur côté sur la scène, les mettent en lumière et leur laissent la parole car qui mieux qu’un producteur peut parler d’une tomate, d’un poisson ou d’un fromage. Les maraichers expliquent, les chefs écoutent. C’est l’instant partagé de discussions simples, joyeuses. Sincères. Pas de mots pour ne rien dire, tout le monde parle bon et vrai, parle terroir provençal, savoir-faire.les producteurs sont émus de gouter des plats faits avec leurs produits. Les master class s’enchainent, Jerome Banctel succède à Eric Canino, certains chefs font le show, tous font parler leurs mains pour dire, faire, montrer, toucher, caresser, démontrer, goûter, parler. Monter des sauces, écailler un poisson, lever les filets, surveiller une cuisson sous le regard d’un public conquis, attentif, séduit. ici on ne joue pas la compétition ni la performance, on célèbre le terroir et ses acteurs.

13 heures et des poussières – Chefs et presse s’échappent pour rejoindre d’autres chefs et d’autres VIP invités à déjeuner, picorer la cuisine d’autres chefs.
17 heures – Les chefs jouent à la pétanque ou font le tour des stands et des producteurs et artisans, s’attardent, bavardent en toute simplicité, choisissent, dégustent, enchainent les mots circuit court, terroir, transmission.
Fin de la journée, le marché va se vider, les producteurs vont produire. Ils rentrent sur leurs terres, il faut ramasser les herbes fraîches, les mettre en bottes odorantes, ranger les légumes… Les chefs vont cuisiner ou rejoindre un ailleurs qui fait la fête en musique et bouchées gourmandes.
21 heures et des poussières – Rendez-vous sur une plage…
Minuit – les carrosses ne se transforment pas en citrouilles… il est temps de rentrer car le marché attend les travailleurs de la terre et des cuisines.
A demain !
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