L’Hôtel de Ville à Crissier a réouvert hier

03 février 2016  0  Chefs & Actualités
 

signature-food-and-sens Après une réunion, ce lundi après-midi, de toute l’équipe de l’Hôtel de Ville de Crissier, il a été décidé que le restaurant serait ouvert dès le lendemain soit hier mardi 3 février au déjeuner. Comme il en était d’habitude, avant la tragédie, les équipes seront au poste dès ce début de semaine. Le restaurant sera ouvert jusqu’aux funérailles, dont la date n’a pas été arrêtée.

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C’est Franck Giovaninni, second de Benoît Violier, qui dirigera la brigade qui a décidé d’un seul élan et dans l’émotion de répondre présent, indique la presse locale.

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C’est une nouvelle si terrible et si inattendue que même ses amis les plus proches en sont totalement abasourdis, plongés à la fois dans la sidération et la tristesse : Benoît Violier a mis fin à ses jours dimanche à son domicile, en retournant son arme contre lui. Il venait, à 44 ans, d’être célébré comme le «meilleur cuisinier du monde» par «La Liste», un jury international. Il fourmillait de projets, tournés vers le partage de son art. Il rayonnait de bonheur et de réussite, aux côtés de son épouse Brigitte, maîtresse de maison attentionnée. Sa table ne désemplissait pas. Le petit Charentais, élève de Robuchon, Meilleur ouvrier de France en 2000, était devenu le plus grand, mariant virtuosité et ténacité. 

Sa mort brutale intervient six mois après le décès, à vélo, de Philippe Rochat. Dès 1996, le Combier l’avait élevé au rang d’héritier, avant de lui laisser en 2012 les clés de cet Hôtel de Ville de Crissier consacré temple de la gastronomie par Fredy Girardet. Dimanche soir, tandis que la nouvelle s’abattait sur eux, amis, pairs, clients, tous étaient désemparés: pourquoi?

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Maître d’hôtel de cette noble maison depuis l’époque du «cuisinier du siècle», Louis Villeneuve est «inconsolable. Je vis cinq jours par semaine à ses côtés. Je me considère comme un proche et il ne m’a donné aucun signe.» 

Contacté chez lui, à Féchy, Fredy Girardet cherchait ses mots : «Je ne sais pas quoi vous répondre. C’était un élève que j’ai beaucoup aimé. Je suis complètement abasourdi. Je ne vois aucun motif à un tel acte. C’était un garçon brillant. Avec énormément de talent et un impressionnant potentiel de travail. Il donnait l’impression d’être parfait. Je vous dis, cette nouvelle, c’est le malheur.»

La Tribune de Genève

Copyright : Keystone
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