Un cuisinier Japonais renvoyé dans son pays faute de visas de travail … réponse de la Préfecture : ” c’est parce qu’il y a trop de demandeurs d’emploi dans la restauration. “

04 octobre 2017  2  Chefs & Actualités DÉNICHÉ SUR LE WEB Dossiers F&S
 

signature-food-and-sens Alors que toute la profession recherche des cuisiniers et des collaborateurs … voilà une surprenante histoire que celle de ce cuisinier Japonais que la France refuse de garder sur son territoire alors qu’il justifie de vouloir travailler, qu’il a un emploi, qu’il propose une spécification professionnelle (culinaire), et qu’il dispose d’un environnement familial sur place. 

Question sensible que celle de l’immigration en France, quoi qu’il en soit comme dans beaucoup de pays, la France devrait appliquer une politique d’immigration sélective, et ouvrir la porte aux talents et à ceux qui désirent travailler, bien sûr sans pour cela négliger toutefois ceux qui se réfugient en Europe pour des raisons politiques et humanitaires. Mais faut-il se cacher la réalité, la porte ouverte à un immigration opportuniste pénalise ceux qui immigrent par nécessité ou par survie.

à Lire ci-dessous où retrouver l’article intégral en cliquant sur le LINK.

La nouvelle est tombée aujourd’hui, mercredi. La demande de titre de séjour de Moritsugu Tanaka, chef du restaurant Doko Koko Bistro à Reims, a été refusée.Son visa se terminant, il doit quitter la France pour la Japon ce vendredi. C’est par un post Facebook que le chef et sa famille (son frère Kazuyuki Tanaka, chef du restaurant étoilé Racine, et sa belle-sœur Marine Tanaka) ont annoncé la mauvaise nouvelle et donc, la fermeture du restaurant jusqu’à nouvel ordre. « On est dégoûtés, avec Kazuyuki on est à deux doigts de fermer Racine et d’aller au Japon », explique, en pleurs, Marine Tanaka.

C’est en se rendant aujourd’hui à la préfecture de la Marne, à Châlons-en-Champagne, pour avoir des nouvelles sur son dossier, que Moritsugu Tanaka a appris qu’il avait été refusé. « Ils nous ont dit qu’ils nous avaient envoyé un courrier, mais on n’a rien reçu, on est pris de court », raconte sa belle-sœur.

Jusqu’à présent Moritsugu Tanaka avait un visa étudiant :« Il était dans une école au Japon puis en France, il a ensuite effectué un stage avec son frère, pour lui apprendre la cuisine car au Japon c’est très long », détaille Marine Tanaka. Dans la foulée, son frère le met aux commandes du restaurant Doko Koko après le déménagement de Racine. « En mai, on a donc fait une demande de titre de séjour comme sa situation a changé et que son visa étudiant prenait fin en août. » Mais en août, le jeune homme de 25 ans n’a toujours pas de nouvelles de sa demande : la préfecture lui donne un récépissé d’une durée d’un mois. Même chose en septembre, la demande n’est toujours pas traitée.

Le deuxième récépissé prend fin ce vendredi 6 octobre, Moritsugu Tanaka n’a pas d’autre choix que de retourner au Japon : « Il ne peut pas rester illégalement en France… Toutes les opportunités qu’il avait en France viennent de partir en éclat », explique la famille.

« Trop de demandeurs d’emploi dans la restauration »

Mais pourquoi sa demande a-t-elle été refusée ? « On nous a dit que c’est parce qu’il y a trop de demandeurs d’emploi dans la restauration. » Du côté de la préfecture, on confirme que ce motif de refus est très courant. « Quand une personne fait une demande de visa pour un travail en France, on regarde le domaine dans lequel il va travailler. S’il n’y a pas assez de main-d’œuvre, le visa est accepté. Mais s’il y a trop de demandeurs d’emploi dans ce domaine, c’est refusé », explique-t-il, précisant que « c’est la Direction régionale de l’emploi qui étudie le dossier et prend la décision avec la préfecture ».

Ce refus est peut-être courant, mais la famille ne comprend tout de même pas :« Nous faisons de la restauration japonaise, c’est presque impossible de recruter en France un chef qui maîtrise cette cuisine. » L’avenir de Doko Koko est donc incertain pour l’instant. « Nous pensons aussi aux deux salariés que nous avons embauché et qui, vendredi, vont se retrouver sans travail car nous n’avons plus de chef. »

Évidemment, le chef et sa famille ne comptent pas s’arrêter là : « Nous avons rendez-vous avec un avocat spécialisé jeudi pour savoir quels sont nos recours et nous avons besoin d’avoir la lettre de refus en main propre. »

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