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Restauration – Il règne une vraie incompréhension dans le mode du travail entre employé et employeur –  » J’ai besoin qu’il y ait une bonne ambiance […] du respect « 

03 octobre 2018  3  Dossiers F&S F&S LIVE
 

signature-food-and-sens Depuis plusieurs semaines F&S rediffuse les articles qui concernent le monde du travail dans l’hôtellerie / restauration, ces articles génèrent de nombreux commentaires. Et visiblement il existe un vrai faussé entre salariés et patron, deux discours, deux approches différentes, chacun campant sur ses positions. On pourrait dire torts partagés, car des deux côtés comportements ne sont pas normaux.

Les jeunes générations de patron semblent plus ouvertes au dialogue intra-entreprise, construire ensemble, partager les envies, les objectifs. La pression économique met la profession sous perfusion, ce qui créée de nombreuses incompréhensions. La restauration traîne une sacrée mauvaise image, 40 ans certainement de blocages, des choses sont à faire, à expliquer, mais il faut une volonté commune. Le débat semble impossible, pourtant il doit avoir lieu.

À lire ci-dessous l’article de La Montagne

La Mission locale de la Creuse a organisé à Guéret  un café-débat autour d’un thème un brin provocateur:   » Travailler,   pour quoi faire ? ». Dans de nombreux secteurs, les entreprises peinent à recruter. Des  jeunes Creusois avec  différents profils expliquent ce qui les retient… de répondre aux offres. 

restauration

Le contexte est euphorique et même grisant. Depuis un fameux « encouragement » lancé depuis l’Élysée le 15 septembre, les jeunes demandeurs d’emploi savent qu’il leur suffit de « traverser la rue » pour en trouver un. Notamment dans la restauration.
Lucas, 20 ans, est cuisinier, formé à Bourganeuf. Il y a quelques mois il faisait dix kilomètres à vélo pour aller travailler dans un restaurant des environs de Guéret « Je démarrais à 5 h 30 et je rentrais souvent après minuit ou 1 heure du matin ». L’équation selon Lucas dans ce restaurant de campagne « classé gastro », c’était : « 80 heures par semaine pour 1.200 euros par mois ».

« Les chefs ne prennent même plus le temps de former les jeunes, les patrons m’ont dégoûté de la cuisine». LUCAS

Lundi, face à une demi-douzaine d’autres jeunes et aux intervenants d’un café-débat organisé par la Mission locale de la Creuse, Lucas a expliqué pourquoi il a craqué : « Au début, j’étais commis, puis je suis passé rapidement sous-chef de cuisine quand le chef a claqué la porte. C’est à partir de ce moment que les heures se sont accumulées et que le patron, qui était sympa les premiers jours, a commencé à mal me parler ».

Trop de pression, trop d’heures : « Et j’étais toujours payé comme un commis à 35 heures ». Lucas est parti à son tour, le restaurant a fermé quelques mois plus tard, le jeune homme a eu d’autres expériences mais il est catégorique : « Les chefs ne prennent même plus le temps de former les jeunes, les patrons m’ont dégoûté de la cuisine […] Aujourd’hui, je voudrais rentrer dans l’armée ».

« Produire du plastique pour polluer les océans, ça ne m’intéresse pas […] Cette société n’a aucun sens. Ça me dérange qu’une personne employée dans un fast-food soit payée pour me sourire […] Je veux travailler mais je remettrai toujours en question le système ». MARTY

«Les emplois  s’obtiennent par la communication […] J’ai besoin qu’on me pousse, d’encouragements ». LOREEN

« J’ai besoin qu’il y ait une bonne ambiance […] du respect » CHRISTOPHER 

« Je n’ai rien contre le système. C’est juste que je ne veux plus travailler pour un patron qui me parle mal. C’est pour ça que je veux être mon propre patron ». MARVIN

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3 réflexions au sujet de « Restauration – Il règne une vraie incompréhension dans le mode du travail entre employé et employeur –  » J’ai besoin qu’il y ait une bonne ambiance […] du respect «  »

  1. Gedeon

    La fin des coupures serait la fin des petits restaurants gastro où pas, avoir deux équipes serait pour beaucoup irréaliste tout comme fermer le week-end, un vrai confort pour tous, même les patrons mais économiquement catastrophique pour certains et compliqué de priver une clientèle de cette sortie.

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  2. don

    Une chose qui pourrait Vraiment aider l’hôtellerie restauration serai la mise en place d’une nouvelle convention collective .
    Celle actuelle est désuète.Elle ne prends absolument pas en compte les nouvelles contraintes liées à la profession .La suppression des coupures serai elle aussi fort profitable ,nous sommes un des derniers pas à l’imposé,si les autres y arrivent pourquoi pas nous? .
    Enfin,la fin des heures supplémentaires à outrance et non rémunérées ,par ce que « c’et comme ça ! »

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    1. Gedeon

      La fin des coupures serait la fin des petits restaurants gastro où pas, avoir deux équipes serait pour beaucoup irréaliste tout comme fermer le week-end, un vrai confort pour tous, même les patrons mais économiquement catastrophique pour certains et compliqué de priver une clientèle de cette sortie.

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