Thierry Marx :  » Même dans mon métier, si on n’est pas fils de… c’est compliqué. « 

15 juillet 2017  0  Chefs & Actualités DÉNICHÉ SUR LE WEB Dossiers F&S
 

signature-food-and-sens Rencontre improbable pour Libération ce 14 juillet – Le chef Therry Marx et l’ex Ministre Cécile Duflot croisent les couverts pour une longue interview. Rencontre qui à priori ne fait pas rêver, en tout cas pour Cécile Duflot que les Français ont rejeté aux dernières élections, mais le pire c’est qu’en lisant l’interview on finirait presque par l’aimer !

Allez Food & Sens a retenu une phrase de la Ministre :  » Moi, j’adore manger et mon pire souvenir de ministre, c’est de manger quelque chose de super bon avec un connard. « 

EXTRAITS … pour l’ire l’article cliquez sur le LINK

Copyright – Photo Rémy Artiges pour Libération

Cécile Duflot arrive un cactus dans les bras. L’ex-responsable d’Europe-Ecologie – les Verts (EE-LV), qui a perdu son dernier mandat politique lors des législatives de juin, a reçu la plante en cadeau le matin même et l’a transportée toute la journée. Elle qui adore cuisiner est ravie d’être là, de parler nourriture avec Thierry Marx, à la tête du restaurant le Sur-mesure (deux étoiles au Michelin), au Mandarin oriental, en plein cœur de Paris et qui s’occupe aussi de jeunes en réinsertion. Lui sort d’un rendez-vous, il demande quelques minutes pour changer sa veste de cuisine qui paraît pourtant immaculée. «Ah non, c’est celle que j’avais pendant le service, je me sentirais mieux si j’en mets une propre.» Va pour la chemise propre, il fait 36°C à l’extérieur mais le palace de la rue Saint-Honoré est climatisé, on y sent juste les after-shave et parfums poudrés que touristes et hommes d’affaires laissent dans leur sillage. En prévision de la photo, Cécile Duflot sort sa trousse à maquillage en ronchonnant. Se tourne vers Thierry Marx. «Vous avez de la chance, vous n’êtes pas obligé de vous maquiller. La politique, ça m’a fait porter des chaussures à talons et du maquillage.»On monte dans les étages, direction la suite royale orientale avec terrasse ombragée, où nos deux convives s’installent. Et le cuisinier lance d’emblée la conversation.

Thierry Marx : En regardant le parcours de Cécile, j’ai vu qu’on avait pas mal de choses en commun. Moi, l’écologie, ça m’a toujours intéressé mais pas par le prisme de l’étiquette politique, plutôt par celui des produits. Cécile, quand elle s’intéresse à la cuisine, c’est du lien social. Moi, je n’ai pas trouvé d’autre moteur de lien que la cuisine. On est tous les deux pour un environnement responsable. Et le social occupe une part importante dans nos diverses activités.

Pour moi, l’écologie est liée à la cuisine et la cuisine à l’écologie, il n’y a pas de doute à ce sujet. De la terre à l’assiette. Mais il y a aussi de l’humain. L’hectare de blé dans la Beauce, c’est navrant car il y a toutes les chances qu’il soit plein de produits chimiques. On se croit intolérant au gluten, or on est surtout intolérant aux intrants chimiques.

On a des solutions citoyennes à trouver. Je suis né en 1959, j’entends depuis ma petite enfance que la politique, ça ne peut rien faire pour nous. Donc je me suis plutôt demandé comment aider mon écosystème par le biais associatif…

Cécile Duflot : Chez moi, la cuisine – je parle de la pièce et de la nourriture – c’est fondamental dans ma vie. J’ai eu des enfants très jeune et je fais beaucoup la cuisine. Mon père disait de moi : «Si on emmène Cécile au restaurant et qu’on cache les prix, elle prendra toujours ce qu’il y a de plus cher.» J’ai aimé la cuisine de la maison mais j’ai également toujours eu un rapport très luxueux à la nourriture, j’adore ça. Mon père lisait le Monde et moi je me jetais sur les critiques gastronomiques. Ma mère, qui a une relation très affective à la nourriture, ne parvenait pas à comprendre. Moi, je peux manger une fraise et suçoter le bout, j’ai toujours adoré ça.

Notre point commun, avec Thierry Marx, c’est le Val-de-Marne. Je n’avais aucun code pour entrer dans les milieux de la politique et je l’ai parfois payé. Je pense que pour les cuisiniers c’est plus facile, il n’y a pas une forme de caste.

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Pour suivre l’interview cliquez sur le LIBERATION

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