Omnivore 2021 – Voilà c’est fini – Retour sur trois jours d’émotions et d’images fortes

13 septembre 2021  0  Non classé
 

signature-food-and-sens La jeune cuisine et la moins jeune ont fait la fête ensemble durant trois jours au Parc floral, 3 jours qui ont vu passer grands chefs d’aujourd’hui et de demain. Des larmes et des rires, de l’émotion partout, la joie de se revoir après ces mois de confinement, de fermeture… des échanges, des confidences, des retrouvailles, des prix, des découvertes, des réflexions ont animé le 16 ème rendez-vous  de l’Omnivore Food Festival. A la campagne, en plein air, au coeur de la nature et des jardins enchantées du Parc Floral de Vincennes qui s’est mis en beauté pour accueillir en majesté l’événement furieusement engagé et agitateur que tout le monde de la gastronomie attend , L’Omnivore Food Festival.

Ci-dessus les chefs Pierre Gagnaire et Frédéric Bau

Tout a commencé samedi – Monsieur Loyal, le directeur du festival, Romain Raimbault, présente Omnivore, sa nouvelle définition. Et le show peut commencer sur les différentes scènes, tandis que les espaces s’animent tous en même temps.

Sur la Grande Scène se jouent les représentations, les masterclasses.  Mory Sacko. Virgilio Martinez (Central, Lima) :  Chef star célébré dans le monde entier et sublime ambassadeur de la cuisine péruvienne qui présentera son travail d’exploration et de créations uniques autour de plus de 180 produits issus de son territoire.

Alessandra Montagne (Nosso, Paris) :  attachante figure brésilienne de la scène culinaire française, cultive le bio avec élégance dans une démarche antigaspi très aboutie.

Les soir, remise des Prix Omnivore. Sont récompensés ces femmes et ces hommes, ces chefs qui jour après jour conjuguent leurs convictions fortes ancrées dans leurs territoires avec ses valeurs. Ils sont furieusement créatifs, un peu fous, mais cultivent la bienveillance et le respect de la terrer, des produits et des autres. ils sont profondément humains et leur cuisine leur ressemble, engagée, inspirée, lisible, généreuse, jusqu’au boutiste elle sait repousser les limites et exploiter tous les possibles.

PRIX CRÉATEUR – Nadia Sammut – Auberge de la Fenière – Rte de Lourmarin, 84160 Cadenet

Cheffe étoilée de l’Auberge La Fenière dans le Luberon, Nadia Sammut suit son projet de vie, construire un monde au goût meilleur.  Pétillante, vivante, ravageuse de talent, de grâce et de belle humeur, maitre du premier restaurant sans gluten étoilé, créatrice de La Cuisine Libre, elle joue avec les farines et les épices pour inventer, réinventer une cuisine gastronomique sans gluten. Sympa terriblement, même si fille de … elle a réussi à se faire un prénom et continuer sa vie entre farines bio et sucres allégés. Fille de Reine Sammut, chef étoilée, elle a fondé le mouvement culinaire With Love-Allergen Free qui s’adresse aux personnes concernées par l’intolérance alimentaire. Nadia Sammut accompagne et soutient de nombreux projets tels que l’ouverture d’un camion pizza sans gluten à Marseille. Elle a libéré de gluten et de lactose un dîner de la FIDH, a accompagné la création du premier restaurant et de la première boulangerie sans gluten. Elle a développe le premier restaurant défendant la « cuisine pour tous » avec le chef étoilé Armand Arnal. Elle continue, a transformé le restaurant familial un éco-lieu d’alimentation positive, inclusive, sublimant le Goût et les plats signature sans gras, sans sucre, sans gluten, a décroché une étoile… Libre , quasi révolutionnaire, instinctive et inventive elle mérite furieusement ce prix. Elle est La Créatrice 2021. En son restaurant, elle envoie « des plats qui envoient au cerveau des messages de bien-être et procurent le goût du bonheur ». A son image, la Fenière un lieu vivant. On y cuisine (fort justement), sème (le potager regorge de plantes partagées), respire, mange, médite, lit, marche, dort, danse, chante… Nadia a créé une ouverture vers un autre monde possible, où l’on maîtrise les tumultes pour mieux vivre.

PRIX DE LA RÉVÉLATION (avec Transgourmet) – Florent Pietravalle – La Mirande, 4 Pl. de l’Amirande, 84000 Avignon

C’est le prix de l’avenir et de la jeunesse, la marque de l’attachement d’Omnivore à ce qui est, qui arrive, qui percute, qui fout les poils et qui incite à s’attacher, comprendre la démarche et suivre l’évolution.  Florent Pietravalle est un authentique Déclencheur d’émotions. Avec des principes, le premier : ne rien jeter. Ni chutes de légumes, de viande ou de poisson, têtes de langoustines, et inventer un plat réjouissant, puissant, qui « restaure » terriblement. Chez Florent Pietravalle, il y a du travail, de l’imagination, un sens inné du détail, de la technique en diable, et du goût surtout.

PRIX D’HONNEUR (Avec Pierre Gagnaire himself) – Michel Bras

Deux monstres sacrés sur scène pour un sacré prix qui rime avec considération, mérite, talent, fierté,  et…  Michel Bras, cuisinier et passeur exemplaire. Indépendant d’esprit, conducteur d’une histoire de famille tellement modeste, belle et cohérente Michel Bras a 75 ans cette année, et avec son fils vient de semer la Halle aux Grains à Paris. « La passion m’anime toujours autant, nous disait-il récemment, c’est même plus qu’un feu intérieur, c’est ma vie même, mon mode d’expression. » Respect, Monsieur. Pour remettre ce prix,  Pierre Gagnaire, notre Homnivore éternel. Ensemble, avec Alain Passard, Jacques Chibois, Olivier Roellinger, Michel Troisgros, Marc Veyrat et le regretté Jean-Michel Lorain, ils ont été de jeunes rebelles farouchement décidés à refonder la cuisine…

PRIX DE L’ACCUEIL – Justine Prot – Restaurant Passerini – 65 Rue Traversière, 75012 Paris

Energie folle, rigueur absolue dans le travail, intelligence trilingue. Elle est très vite devenue l’indispensable patronne de la production, autant dire le bras droit de Luc Dubanchet, fondateur du festival. Puis elle est partie, pour créer Passerini. Justine est de celle qui transforment pour un soir les barbares en gens heureux. Ça n’a pas de prix. Et pourtant.

PRIX PÂTISSIER (avec Valrhona) – Mélanie L’Héritier & Arnaud Mathez – Pâtisserie Le Jardin Sucré – 156 rue de Courcelles – 75017 Paris

Une pâtisserie-bijou qui bouscule les codes de la pâtisserie de boutique. A sa tête,  deux champions de France des macarons. Ils sont jeunes, juste trentenaires, engagés, simples , savent sourcer les produits, les meilleurs d’ici et d’ailleurs – chocolats pur origine, yuzu japonais, pistache de Sicile – n’utilisent que juste assez de sucre et respectent le goût). Ils font les gâteaux qu’ils ont envie de manger. Et tapent dans le mille.

LOVENIVORE – Vivien Durand – Le Prince Noir – 1 Rue du Prince Noir, 33310 Lormont

Vivien Durand joue la suractivité sur le festival, cette année encore. Il peut tout faire : Tenir la salle à manger ce week-end en mode Prince Noir avec toute sa brigade, alimenter le corner food , nourrir la réflexion sur la scène Talks avec tout ce qu’il a développé dans le chaos du confinement, et s’éclater avec le copain Yannick Tranchant dans un fucking dinner. Chaleureux, généreux, il « donne tout », il ne plaisante pas avec l’intensité.

Dimanche 12 – Pía León (Kjolle, Lima) :  la cheffe péruvienne récemment élue meilleure cheffe du monde par le World 50 best a raconté sa cuisine sensible. Militante active, guerrière pour la biodiversité. Elle combat au quotidien pour une meilleure reconnaissance des femmes dans le milieu culinaire ainsi que pour une atmosphère plus apaisée en cuisine.

Ramus Munk (Alchemist, Copenhague) – cuisine spectaculaire, ne déroule t-il pas dans son restaurant  un repas en 6h avec 50 étapes en 5 actes dans un théâtre de 2 200 m².

Lundi,  final en beauté avec Mauro Colagreco (Mirazur, Menton) :  sans renier son héritage culturel italo-argentin, défend toujours plus fort son territoire d’adoption, entre mer et montagne.

Ci-dessus le chef Matthias Marc et son équipe de Top Chef

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