48 heures en Algarve – Bonne cuisine, poissons grillés, marchés et nuits sans fin

11 août 2026  0  F&S LIVE
 
signature-food-and-sens

48 heures au cœur de l’Algarve, Albufeira comme point d’attache

Après Saint-Tropez, Marrakech, Sète et la Costa Blanca espagnole, notre série « 48 heures à… » poursuit sa route vers le Portugal. Direction l’extrême sud du pays et l’Algarve, cette région tournée vers l’Atlantique, connue pour ses falaises ocre, ses longues plages, ses petites criques, ses villages aux maisons blanches et, forcément, ses poissons et fruits de mer.

Depuis l’aéroport de Faro, il faut environ 40 minutes pour rejoindre Albufeira, ancienne cité de pêcheurs devenue l’une des stations balnéaires les plus fréquentées de l’Algarve. En été, la ville change de visage : familles, groupes d’amis et nombreux visiteurs venus d’Europe du Nord envahissent plages, terrasses et ruelles. Mais derrière cette agitation touristique subsiste une vieille ville qui mérite que l’on prenne le temps de s’y perdre.

Jour 1 – Premiers poissons grillés et nuit dans la vieille ville

Nous arrivons en fin d’après-midi, juste le temps de rejoindre notre hôtel, de poser les valises et de souffler quelques instants. La première soirée peut commencer.

21 h – Descendre vers la Praia dos Pescadores

Nous rejoignons le centre historique alors que la chaleur commence enfin à retomber. Pour atteindre la Praia do Peneco et les quartiers proches de la plage, Albufeira réserve une petite surprise : un immense escalator extérieur permet de descendre ( et surtout de remonter ) depuis les hauteurs de la vieille ville vers le front de mer. Quelques minutes plus tard, changement total de décor. L’Atlantique est devant nous, les falaises entourent la baie et les lumières des restaurants commencent à illuminer la plage. Nous longeons le front de mer pour rejoindre notre première table du séjour.

21 h 30 – Premiers poissons chez A Ruína

Pour commencer ces 48 heures, nous voulions une adresse qui raconte encore quelque chose de l’Algarve. Direction A Ruína ( vous pouvez pas louper le restaurant, il domine la plage), installé face à la Praia dos Pescadores. Le restaurant occupe un lieu chargé d’histoire et fonctionne depuis plusieurs décennies. Depuis ses terrasses, la vue panoramique sur la plage et l’océan constitue déjà une bonne raison de réserver une table.

Impossible de ne pas trouver A Ruina… le restaurant dispose du meilleur emplacement de Albufeira
Tout se passe en terrasse aux derniers étages

Dans l’assiette, pas besoin de chercher la complication, l’Algarve possède suffisamment de beaux produits pour aller à l’essentiel. Poissons frais et fruits de mer constituent le cœur de l’offre maison. On choisit son poisson au dernier niveau, à coté de la cuisine, puis la cuisson se fait au grill presque devant vous (si vous êtes l’étage supérieur). Quelques légumes, des pommes de terre, un filet d’huile d’olive, un vin blanc portugais bien frais : notre séjour commence dans la simplicité, ce qui reste probablement la meilleure manière de profiter de ce lieu. Le service s’agite, les plats circulent, les tables se renouvellent, la propriétaire veille au grain tantôt en cuisine, tantôt derrière la caisse, plus de 40 ans quelle est sur place. Nous profitons du site, et d’observer lamer et l’agitions des quais…

La propriétaire depuis 40 ans sur place
La pêche du jour vous attend
Gambas frites
Le tourteau
Les crevettes à la plancha
Poêlée de calamars
Superbe vue non seulement sur la place mais aussi sur la ville qui s’illumine


A Ruína – Largo Cais Herculano – Praia dos Pescadores – Albufeira

00 h 30 – Albufeira, changement d’ambiance, le dîner terminé, nous retrouvons les ruelles du centre, vous pouvez sortir du restaurant par la partie haute et arriver aussitôt dans les rues déjà animées, et là, changement radical d’atmosphère.

En pleine saison, Albufeira ne dort pas. Des milliers de visiteurs occupent les rues et les terrasses. Beaucoup sont jeunes, souvent venus du Royaume-Uni, des Pays-Bas, d’Allemagne et d’autres pays du nord de l’Europe pour profiter autant de la nuit que des plages ( pas mal de français aussi, il faut dire que globalement la destination est moins chère que le sud de la France ).

Les bars affichent complet, les musiques se mélangent, les terrasses débordent et les groupes passent d’une adresse à l’autre au gré des animations et des verres offerts par les serveurs des restaurants qui alpaguent les clients de passage. Une autre facette de l’Algarve, festive, bruyante, parfois excessive. Nous décidons rapidement de nous éloigner de cette agitation qui donne mal à la tête.

1 heures du matin – Retrouver la vieille ville

Il suffit pourtant de grimper quelques rues pour retrouver un tout autre Albufeira. La musique s’éloigne progressivement, les ruelles deviennent plus calmes, les pavés remplacent les grandes artères touristiques et les façades blanchies à la chaux apparaissent sous les éclairages de la nuit.

Nous marchons sans véritable itinéraire, petites maisons traditionnelles, balcons, passages étroits, chapelles et églises rappellent le passé de cette ancienne cité maritime. Par endroits, une ruelle s’ouvre soudainement sur l’Atlantique. Depuis les hauteurs, la vue sur la baie, les plages et les lumières qui se reflètent dans l’eau est spectaculaire. C’est probablement dans ces moments-là que l’on comprend qu’il existe deux Albufeira : celle des plages, des bars et du tourisme de masse, et celle, plus discrète, de la vieille cité portugaise qui continue de se dévoiler derrière l’agitation estivale.

Il est temps d’aller dormir, les rues sont encore pleines, nous décidons finalement de rejoindre notre hôtel. Pour beaucoup, la nuit ne fait que commencer. Pour nous, elle s’arrête ici.

Demain, nous quitterons l’agitation du centre pour rayonner dans la région et surtout découvrir ce que l’Algarve sait faire de mieux : ses poissons, ses produits de l’Atlantique et cette cuisine portugaise qui reste profondément attachée au produit.

Le conseil Food & Sens

Ne vous arrêtez surtout pas à la première impression d’Albufeira. En pleine saison, l’animation touristique du centre vous semblera envahissante. Il suffit pourtant de s’éloigner de quelques rues, de prendre de la hauteur ou de partir explorer les environs pour retrouver une autre Algarve. La découverte de cette partie du Portugal peut commencer.

Voici cette deuxième journée, dans la continuité du premier volet, avec davantage de place accordée aux produits et à cette Algarve plus locale que vous avez recherchée.

Jour 2 – Marché aux poissons, cochon de lait et dîner dans une crique

Après une première nuit au cœur de l’effervescence d’Albufeira, nous avons envie de découvrir une autre Algarve. Celle des marchés, des produits de l’Atlantique, des auberges où les spécialités se transmettent depuis des générations et de ces restaurants que l’on se recommande encore entre habitués. Cette deuxième journée sera donc placée sous le signe du produit, avec une certitude : ici, la mer n’est jamais très loin.

9 h 30 – Quarteira et son fabuleux marché aux poissons

Direction Quarteira, à une vingtaine de kilomètres d’Albufeira. Cette ancienne ville de pêcheurs est aujourd’hui une importante station balnéaire, mais elle conserve un lien étroit avec l’océan. Pour s’en rendre compte, il suffit de pousser les portes de son Mercado do Peixe. Et là, changement d’ambiance, les étals sont spectaculaires de fraîcheur. Poissons nobles, espèces plus modestes, crustacés et coquillages s’alignent sur les bancs couverts de glace. Dorades, bars, soles, sardines, maquereaux, poulpes, seiches, palourdes ou crevettes racontent à eux seuls la richesse des eaux portugaises.

Superbe proposition de poissons
Les grosses gambas « tigre »
Les soles, superbes, tout juste sorties de l’eau
Loups, daurades….

C’est exactement le genre de marché que nous aimons chez Food & Sens : celui où le produit suffit, regarder les yeux brillants des poissons, la couleur des chairs et l’activité des poissonniers pour comprendre que la pêche reste ici une affaire sérieuse.

Thon rouge
Sardines, poulpes, cageot, rougets, cabillaud, Saint-Pierre, lottes….
Percebes ( Pousses-pieds )
Sardines et maquereaux
Lottes … calamars, seiches, …

Quelques mètres plus loin, nous poursuivons avec le marché aux fruits et légumes. Soyons francs : l’enthousiasme retombe rapidement. L’offre nous paraît beaucoup moins spectaculaire et moins identitaire que celle du marché aux poissons. Nous continuons donc notre promenade dans les rues commerçantes de Quarteira, observant cette ville populaire qui vit toute l’année, loin de certains décors plus sophistiqués de l’Algarve touristique.

Une des spécialités du Portugal … les boîtes de sardines

13 h – Le cochon de lait dans les règles de l’art

Pour déjeuner, nous quittons la côte et prenons la direction de Boliqueime, notre destination : Antiquários dos Leitões. Une auberge rustique, sans artifice, où l’on vient pour une spécialité qui occupe une place particulière dans la gastronomie portugaise : le leitão assado, le cochon de lait rôti.

Changement de contexte… après le marché aux poissons… la vieille auberge locale

Ici, pas besoin d’explications interminables, nous comprenons que le temps c’est arrêté deux décennies avant ! … Nous allons tout de même tester, alors avant même de passer à table, nous avons l’opportunité de nous rendre dans les arrières cuisines pour observer les cochons de lait en train de cuire. La chaleur fait lentement son travail jusqu’à obtenir ce contraste que l’on recherche : une chair tendre et juteuse protégée par une peau fine et incroyablement croustillante.

À table, le leitão arrive généreusement découpé. Quelques accompagnements, des chips maison, une salade de tomate, du riz ( travaillé avec les abats du cochon ) une bouteille de vin portugais et le déjeuner peut commencer. Le service est à l’ancienne, efficace, presque immuable, tout comme le décor qui semble avoir peu changé depuis des lustres et c’est précisément ce que l’on apprécie ici.

Le four à Bois qui ne s’arrête jamais !
On voit que le four à beaucoup servi, il n’est plus tout jeune
des cochons de lait y sont déjà passé …

Dans une région où les restaurants contemporains et les concepts internationaux se multiplient, retrouver ce type d’auberge rappelle que la gastronomie portugaise s’est d’abord construite autour de recettes populaires, des produits simples, et des restaurants familiaux. C’est bien de le faire une fois, et en plus ce n’est pas très cher.

Charcuterie locale
Riz et abats
Le cochon de lait est très bon, fondant et gouteux
Un restaurant un peu musée….

Antiquários dos Leitões – Estrada Nacional 125 Pata Cima, Boliqueime

15 h 30 – L’Algarve côté plage

Après un déjeuner pareil, inutile de prévoir un programme trop ambitieux, retour vers Albufeira et direction la plage. L’Algarve possède ici l’un de ses plus beaux arguments : d’immenses étendues de sable dominées par ces spectaculaires falaises aux couleurs ocre, jaune et rouge, façonnées par l’océan et l’érosion.

Nous nous installons sur les transats, quelques baignades ( en eau froide, même en ce mois d’août ), une sieste, puis une longue promenade le long de l’eau. À mesure que l’on avance, les falaises changent de forme, laissant apparaître grottes, arches naturelles et petites criques. Le contraste entre le bleu de l’Atlantique, le sable clair et les falaises est saisissant.

Pour une fois, aucune adresse à cocher, aucun horaire à respecter. Seulement quelques heures face à l’océan.

21 h – Le secret du restaurant Pássaro Azul

Pour ce soir, nous avons envie d’une adresse différente, pas de restaurant branché, pas de grande terrasse du centre d’Albufeira, encore moins de musique assourdissante.

Le restaurant est situé au coeur d’une très belle crique

Direction Pássaro Azul. Le restaurant se cache dans une charmante crique, à l’écart de l’agitation. Le genre d’adresse que l’on ne trouve pas forcément en suivant la foule, mais que les habitués se transmettent entre amis.

À notre arrivée, un détail nous rassure immédiatement : beaucoup de tables sont occupées par des Portugais, et le restaurant affiche complet. À l’intérieur, le décor est soigné sans chercher à impressionner. Le service connaît son métier et, surtout, le poisson occupe la place centrale.

La terrasse domine la mer
La pêche du jour … il suffit de choisir son poisson

Un véritable banc de poissons frais nous attend. On regarde, on choisit, on demande conseil. Ici encore, la cuisine portugaise revient à l’essentiel : un beau poisson, une cuisson juste et peu d’artifices.

Quelque palourdes poêlées pour commencer
Dès la tombée de la nuit, le restaurant a affiché complet
Le loup au grill
à table nous avions un amateur de tête de poissons

Le dîner avance tranquillement, on se régale de ces beaux produits, puis la nuit tombe sur la crique, les rochers commencent à être éclairés et leurs silhouettes se reflètent dans l’eau. L’ambiance change complètement, entre deux plats, il faut absolument descendre sur la plage. Nous marchons quelques minutes au bord de l’océan, après la chaleur de la journée, la fraîcheur de l’Atlantique et le petit vent marin font un bien fou. Derrière nous, les lumières du restaurant se reflètent sur les rochers, devant, seulement la mer et le bruit régulier des vagues. Un dernier verre de vin local, aucune raison de se presser.

Pássaro Azul – Rua das Gémeas, Olhos de Agua, Albufeira

Nous décidons de prolonger notre séjour en Algarve, demain de nouvelles surprises nous attendent.

Le conseil Food & Sens

Ici il suffit d’un marché où les poissons semblent tout juste sortis de l’océan, d’une vieille auberge où le cochon de lait tourne encore lentement devant le feu, d’immenses plages dominées par des falaises sculptées depuis des millénaires et, enfin, d’un restaurant caché dans une crique où les habitants viennent dîner en famille ou entre amis. Albufeira peut donner l’image d’une destination entièrement tournée vers le tourisme de masse. Il suffit pourtant de parcourir quelques kilomètres pour changer complètement de décor.

En Algarve, il faut quitter les rues les plus fréquentées, suivre les pêcheurs, pousser la porte des vieilles auberges et chercher ces petites criques où l’on mange encore simplement un poisson grillé face à l’Atlantique. C’est là que le Portugal devient vraiment savoureux.

Jour 3 – Dauphins, criques secrètes et cuisine au feu

Les 48 heures ne sont pas encore écoulées, le premier jour nous sommes arrivés très tard depuis la France… mais nous avons donc décidé de tricher un peu avec la montre. Difficile de quitter l’Algarve alors qu’il reste encore tant à découvrir. Alors, avant de reprendre la route, une dernière journée s’impose, entre sortie en mer, dauphins, poissons grillés et découverte d’une nouvelle table à Guia.

9 h – Rendez-vous à la marina d’Albufeira

Dès le matin, direction la Marina d’Albufeira, avec ses bâtiments aux façades colorées, ses commerces, ses cafés et restaurants et ses nombreuses compagnies proposant des excursions en mer, le lieu est déjà particulièrement animé.

À 9 h 15, nous embarquons pour 2 h 30 de navigation le long de la côte.

Un conseil : plusieurs compagnies proposent sensiblement les mêmes circuits, mais privilégiez autant que possible les petites embarcations avec un nombre limité de passagers. L’expérience est plus agréable, les déplacements plus faciles et l’observation de la côte comme des dauphins nettement meilleure. Très rapidement, Albufeira disparaît derrière nous.

10 h – L’Algarve vue depuis l’océan

Depuis la mer, le paysage prend une tout autre dimension, les immenses falaises de l’Algarve se succèdent, sculptées par l’érosion en formes parfois improbables. L’océan s’engouffre dans les grottes, les arches naturelles apparaissent au détour d’un cap et de minuscules plages se cachent au pied des parois rocheuses.

Certaines criques semblent presque inaccessibles depuis la terre, la navigation permet de prendre toute la mesure de cette côte spectaculaire, où les nuances ocre et dorées des falaises contrastent avec le bleu profond de l’Atlantique. On photographie beaucoup, mais il faut aussi savoir poser son téléphone et simplement regarder.

11 h 30 – Les dauphins sont là !

Sur le chemin du retour, notre bateau s’éloigne légèrement de la côte, au loin, plusieurs embarcations semblent soudain converger vers le même endroit, généralement, c’est bon signe. Quelques minutes plus tard, les premières nageoires apparaissent.

Les dauphins sont là. Ils évoluent librement autour des bateaux, disparaissent quelques secondes avant de ressurgir quelques mètres plus loin. Certains s’approchent de notre embarcation tandis que d’autres continuent tranquillement leur route. Nous resterons de longues minutes à les observer, aucun spectacle organisé ici : nous sommes simplement invités, pour quelques instants, dans leur environnement naturel. Un beau moment de ces 48 heures en Algarve.

14 h – Poissons grillés dans la crique d’Arrifes

Après l’océan, nous avons évidemment encore envie… de poissons. Direction la Praia dos Arrifes, l’une des criques les plus spectaculaires des environs d’Albufeira, c’est ici que se trouve le restaurant A Sardinha, une espèce de cabane de plage sur pilotis.

Une sangria pour commencer le repas !

Le décor est assez incroyable, face au restaurant, d’imposants rochers surgissent directement de l’océan tandis que les falaises entourent cette petite plage de sable. À table, l’Algarve joue une nouvelle fois la carte de la simplicité. Poissons grillés, calamars, sardines… des produits frais, des cuissons sans complication et une cuisine qui correspond parfaitement au lieu. Une sangria bien fraîche accompagne le déjeuner. Nous sommes face à l’Atlantique, il fait chaud et personne ne semble pressé de repartir.

Encore un étal de poissons qui nous fera craquer !
Découpe des poissons par les équipes de salle
Cette dorade de 1,8 kg sera pour nous !
Les sardines grillées
Encornets grillés

A Sardinha
Praia dos Arrifes – Albufeira

16 h – Après-midi sur le sable

Nous n’irons pas très loin, après le déjeuner, quelques marches suffisent pour rejoindre la plage. Transats, baignades et promenade le long de l’eau occupent le reste de l’après-midi. Le restaurant A Sardinha propose la location de quelques transats dans la crique, donc passez par eux pour réserver. Les formations rocheuses donnent à Arrifes une physionomie très différente des grandes plages découvertes la veille. Ici, le paysage est plus intime et la falaise semble protéger la crique du reste du monde.

En fin d’après-midi, retour à l’hôtel, une douche, un peu de repos et nous repartons pour notre dernière soirée.

20 h – Direction Guia, le village gourmand

À quelques kilomètres d’Albufeira se trouve le ville de Guia, la destination s’est construit une solide réputation gastronomique, notamment grâce à son fameux frango da Guia, ce petit poulet grillé au charbon de bois, généralement relevé d’une sauce piri-piri.

Mais ce soir, nous ne sommes pas venus chercher uniquement la tradition, une nouvelle adresse vient tout juste d’ouvrir ses portes : le restaurant Ciro.

Et cette soirée est particulière puisque nous assistons au premier service du chef portugais Francisco Barbosa ( ci-dessous ).

21 h – Premier service chez Ciro

Dès l’entrée, le décor interpelle, le restaurant reprend les codes des maisons traditionnelles portugaises tout en les faisant évoluer avec un design pointu. Les murs blancs servent de toile de fond à des touches de couleur, des carreaux verts, des boiseries et des poteries. Au plafond, les belles poutres apparentes donnent du caractère à l’ensemble tandis qu’un travail précis sur les luminaires installe une atmosphère chaleureuse. Mais le véritable cœur du restaurant se trouve du côté de la cuisine.

Francisco Barbosa a choisi le feu.

Le feu de bois devient ici un véritable outil culinaire. Les produits passent devant les braises, les flammes saisissent, fument, caramélisent et apportent cette profondeur particulière que seule une cuisson maîtrisée à la flamme permet d’obtenir.

Le spectacle est aussi dans la cuisine, d’autant qu’elle est ouverte sur la salle de restaurant principale, on y observe les équipes de cuisiniers en pleine action. Les assiettes arrivent progressivement et racontent un Portugal contemporain qui n’oublie jamais son territoire. Produits locaux, légumes, poissons et viandes rencontrent les braises avec beaucoup de précision.

Un régal pour les yeux, mais aussi pour les papilles, précision des cuissons, et des goûts, un premier service déjà complet, la maison affiche déjà une belle identité.

Minuit passé – Un dernier verre avant de prendre la route, la soirée se prolonge. Les dernières assiettes ont quitté la table, mais personne n’a vraiment envie de partir. Nous terminons finalement autour d’un vin de vendanges tardives portugais, servi comme une dernière gourmandise.

CIRO Restaurant – Rua General Humberto Delgado, 16 – 18
Guia, 8200-447, Albufeira

Il est largement passé minuit lorsque nous quittons Guia, cette fois-ci, nos 48 heures sont réellement dépassées, mais qu’importe déjà de bons souvenirs seront imprimés dans nos mémoires.

Cette dernière journée résume aussi parfaitement ce que nous retiendrons de l’Algarve et de sa gastronomie : une cuisine encore profondément attachée au feu et à l’océan. À midi, quelques sardines et calamars grillés face aux rochers d’Arrifes. Le soir, la vision beaucoup plus contemporaine de Francisco Barbosa chez Ciro. Deux interprétations, deux générations, mais finalement les mêmes fondamentaux : le produit, le feu et une cuisine qui ne cherche pas à masquer l’essentiel.

FACEBOOK TWITTER
VOTRE CLASSEMENT
  • Je suis fan (0%)
  • Mmmm interessant (0%)
  • Amusant décalé (0%)
  • Inquiétant (0%)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *