chef Ferran Adria

Ferran Adria :  » « Albert a eu la malchance d’être mon frère. Je pense qu’il est le meilleur cuisinier que je n’ai jamais rencontré. « 

29 août 2018  0  Non classé
 

signature-food-and-sens  « Albert a eu la malchance d’être mon frère. Je pense qu’il est le meilleur cuisinier que je n’ai jamais rencontré.  » 

Ferran Adria

Ferran Adrià porte un amour fraternel très fort pour son frère Albert. L’ascension du plus jeune frère de Ferran a été assez fulgurante depuis son adolescence, peut-être éclipsée par la lumière émanant de son chef ainé, celui qui a changé le cours de l’histoire de la cuisine mondiale. 

Pour comprendre l’évolution du travail d’Albert Adrià, il fallait suivre son travail depuis son ascension dans les cuisines de Ferran son frère qui avec son El Bulli a révolutionné le petit monde de la gastronomie.

Toujours dans l’ombre de son frère, le chef a commencé à s’affirmer lorsqu’il s’est concentré sur la partie sucrée du El Bulli, à partir de ce moment le « petit Albert «  s’est fait un prénom. Mais sans jamais détourner son regard de la cuisine, un univers qui le passionne, d’ailleurs du temps de Ferran, l’avis de Albert comptait beaucoup, une influence indéniable, déjà une vision moderne assumée et libérée de toute contrainte.

Pendant quatre ans, de 2013 à 2017, cette période de l’après El Bulli, le chef a créé un empire de six restaurants dans un seul et même quartier de Barcelone «  El Barri « . Aujourd’hui, quatre des cinq restaurants ont une étoile Michelin, le cinquième est une cave et le tout dernier Enigma propose une expérience culinaire globale qui allient créativité, design, son et image.

Albert a su garder une âme d’enfant, il rêve ses restaurants avant de les créer, un jeux qu’il mène avec un regard d’entrepreneur. IL est à la fois un père de famille, un esprit bouillonnant, une personne qui se sert de ses erreurs pour mieux rebondir, un homme ambitieux qui veut dévorer le monde gastronomique, mais aussi et simplement un cuisinier  » Quand je cuisine, je suis le gars le plus heureux du monde «  explique t’il.

Souvent dans le doute, presque taciturne, le chef Albert se nourrit de réflexion, il a l’ air inquiet, parfois perdu même, mais c’est auprès de ses équipes qu’il se rassure, qu’il trouve un environnement créatif qui lui fait du bien.

Des équipes qu’il booste de ses mots simples, mais efficaces l’abc du coaching : «  vous êtes ici, car vous voulez faire de Tickets, l’un des meilleurs restaurants du monde, n’est-ce pas? », lance t’il. « L’important n’est pas de tomber, mais de se relever » explique le chef.

La pression entrepreneuriale du chef est claire « Maintenant c’est moi qui prend la décision finale », avant c’était Ferran qui le faisait. ElBulli reste très présent dans son histoire, Albert a été un acteur de la révolution culinaire de la Cala Montjoi, pendant des années alors que le restaurant été fermé l’hiver c’est dans le laboratoire R & D à Barcelone que tout se passait. Un environnement totalement dédié à la création, à la recherche.

Albert observe et pense, Ferran conseille,  ces restaurants ne sont pas des concepts, ils ont une âme « Je refuse de faire un restaurant qui ne gagne pas «  exprime t’il. Le chef navigue entre émotion et affection, la famille est son moteur, et il y a un élément manquant dans son cercle Juli Soler l’indispensable associé de El Bulli, le frère, le père, la matière grise, parti trop tôt, parti sans avoir accompagné le succès du petit Albert.

Sa femme et son fils sont son socle, ses fondations : «Quand mon fils est né, je suis allé dans un bar et j’ai commandé la meilleure pizza que j’aie jamais goûtée. Puis je suis rentré et je suis tombé en larmes « . ls aident à faire passer la pression et les difficultés quotidiennes d’être d’un entrepreneur. 

Mais vite, tout se recentre en cuisine, goûter un nouveau plat est un cérémonial, et les sanctions tombent vite, quand il n’est pas satisfait : « Pour le prochain plat, vous m’appelez  et nous le faisons ensemble », dit-il à un cuisinier. Et oui, vous n’arrivez pas au sommet sans exigence « Je ne suis pas satisfait d’une étoile, nous travaillons pour la deuxième »

Albert Adrià le chef s’est dorénavant fait un nom.

 

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