Les Landes en passe de perdre la totalité de ses canards – La grippe aviaire frappe fort dans le Sud-Ouest

12 janvier 2021  0  Dossiers F&S
 

signature-food-and-sens Grippe Aviaire – c’est la troisième crise sanitaire qui touche la région en 5 ans, les Landes sont durement touchées par une crise de grippe aviaire et se retrouvent sur le point de perdre la totalité de leurs canards. Une épidémie qui semble déjà se développer dans d’autres départements et qui risque à court termes de pénaliser toute filière culinaire.

Les éleveurs landais semblent impuissants face au virus. Près de 150 fermes ont dû cesser leurs activités et abattre leurs élevages à cause de l’épidémie de grippe aviaire. Cette situation devient difficilement contrôlable. Selon les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture, 124 foyers d’infection ont été recensés, dont 119 dans les Landes. Ces chiffres ont doublé depuis une semaine. Au total, plus de 600 000 canards ont été abattus en France à titre préventif.

Cette crise de grippe aviaire, pourrait coûter chers aux éleveurs. « Si nous voulons protéger nos départements voisins et ce qu’il reste de canards dans notre département, il va falloir réagir », avait indiqué François Lesparre, président de la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles.

Toute une filière culinaire affectée

Même si elle n’est pas transmissible à l’homme, c’est l’autre épidémie qui occupe le devant de la scène sanitaire. La nouvelle vague d’influenza aviaire s’abat à une vitesse fulgurante sur les élevages de palmipèdes du Sud-Ouest. Il y a désormais 198 foyers en France, dont 170 dans les Landes et au moins six dans le Gers. L’abattage préventif des oies et canards dans un rayon de 5 kilomètres autour des foyers de H5N8 concerne désormais cinq départements : le Gers, les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et 11 communes du Lot-et-Garonne.

Actuellement, il n’y a pas de vaccin commercial disponible, industrialisé, qui fonctionne chez le canard. Et s’il y en avait un de disponible, il serait aujourd’hui trop tard pour mettre en œuvre une vaccination parce que l’épidémie va trop vite. La vaccination influenza n’est pas anodine. Elle nécessite tout un accompagnement en termes de surveillance. Il y a des enjeux internationaux par rapport à la crédibilité sanitaire de la France et sur la capacité de notre pays à contrôler les maladies animales. La piste vaccinale devra être étudiée mais il faut tout d’abord éteindre l’incendie. La vaccination, dans des conditions tout à fait strictes d’utilisation, sera peut-être un outil qui permettra d’éviter la crise suivante.

L’origine de l’épidémie est claire, depuis des mois en Russie et au Kazakhstan, il y avait des foyers de H5N8, des couloirs de migration d’oiseaux étaient contaminés. Le système d’alerte a parfaitement fonctionné, c’est sur le cheminement jusqu’aux élevages et l’inoculation du virus que les questions subsistent. On sait que la contamination peut se faire par des poussières ou des plumes contaminées mais beaucoup d’interrogations subsistent.

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