Périgueux

Salon du livre gourmand : Petite Cuillère à Périgueux

29 novembre 2016  1  À la petite cuillère
 

signature-food-and-sensLa Poule sur un mur vous a déjà annoncé la chose : le Salon international du livre gourmand de Périgueux s’est tenu du 25 au 27 novembre. À la Petite Cuillère y était et vous en a rapporté quelques images. Elle s’est également extasiée devant le marché au gras et celui de la place du Coderc, et s’est dit que c’était assez chouette pour mériter un autre article. À suivre donc, prochainement, sur Food & Sens.

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Le salon 2016 était un bon cru. Pas nécessairement le plus flamboyant ou le plus people, mais tout à fait sympathique. Le Salon semble se redéfinir ces dernières années, voire se chercher. Loin est l’époque où Xavier Darcos, maire de Périgueux, faisait affréter un train spécial qui partait de la gare d’Austerlitz (aux aurores) et emmenait joyeusement éditeurs, auteurs et journalistes directement à Périgueux. Le voyage durait quatre ou cinq heures. L’événement lui-même était ponctué de remises de prix et de grands dîners sous les ors de la mairie, de studio radio où les auteurs étaient interviewés en direct, et j’en passe.

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Il y avait aussi, jusqu’au salon précédent, le stand de de la librairie ancienne d’Henri-Pierre Millescamps, qui n’a pas eu le temps de se joindre à la fête cette année. Il n’est plus temps de pleurer sur le passé, savourons l’instant présent, et notamment les figues fourrées au foie gras (ci-dessus) que propose sur le salon un artisan local. Ou un fondant chocolat-châtaigne moelleux à souhait.

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En effet, entre foie gras, salaisons de canard, châtaignes, noix et travail du bois de noyer, les artisans d’art et de bouche sont nombreux cette année, ainsi que les éditeurs et publications locaux mettant en valeur le patrimoine et l’art de vivre périgourdins. On s’en félicite, car ce sont des sujets merveilleux et inépuisables. Ce qu’on cherche un peu, c’est la dimension internationale. Quoi qu’il en soit, l’événement n’a pas manqué d’auteurs et d’éditeurs venus humer l’air de la Dordogne, et il y avait même quelques chefs.

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Les compères Julien Duboué et Philippe Boé présentent leur livre Sud-Ouest, où Julien consigne les recettes de son terroir landais natal.

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« Eh, te trompe pas de livre ! — Ah, là, c’est mieux ! »

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On pouvait aussi voir Michel Guérard relire l’un de ses nombreux livres.

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Et avoir le plaisir de revoir Jacques Thorel, grand chef vannetais (désormais sans restaurant), dédicacer ses livres sur la cuisine bretonne — entre autres — publiés aux éditions Ouest-France.

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Autre Breton, Jean-Luc L’Hourre présentait son livre Entre Corse et Bretagne, où il réunit les produits des Abers et de l’île de Beauté. Depuis trois ans, en effet, ce Haut-Léonard est le chef de l’hôtel Marinca, près de Propriano. Peu connu du grand public, c’est un cuisinier hors pair qui a inspiré beaucoup de jeunes cuisiniers, en particulier Daniel Rose.

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Tout en charme, le chef et traiteur Karim Haïdar présentait plusieurs ouvrages sur la cuisine libanaise (éditions Albin Michel).

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Frédéric Bau et son célèbre sourire signaient Envies chocolat — et sur le chocolat, Frédéric en connaît un rayon.

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Bénédict Beaugé, fidèle compagnon de plume de Michel Troisgros depuis des années, présentait ses livres et ceux écrits en collaboration avec le chef.

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Ariane Grumbach, nutritionniste, proposait son livre tout frais, tout neuf La gourmandise ne fait pas grossir, formule dont pas mal d’entre nous ne devraient pas hésiter à prendre de la graine. En commençant, d’ailleurs, par lire son livre.

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Le chef bordelais Christophe Girardot était venu avec plusieurs de ses ouvrages sur la cuisine du Sud-Ouest en général et de la Gironde en particulier.

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Et moi ? Je n’étais pas exactement envoyée spéciale de Food & Sens mais j’accompagnais les éditions Rue de l’Échiquier afin de présenter mes deux ouvrages Tout est bon dans la courge et Tout est bon dans la pomme de terre. Conçue par cet éditeur épris d’écologie et de développement durable, la collection « Tout est bon » explore un par un, livre après livre, les légumes sur un mode essentiellement végétarien. Virginie Perrotte, dans la même collection, signait Tout est bon dans le poireau et Tout est bon dans la courgette. Nathanaël Mikles, autre auteur de la maison, était venu avec sa BD-roman écologique Qui descendra les poubelles ?, réflexion sur les déchets et le recyclage dans notre vie quotidienne. Dit comme ça, ça n’en a pas l’air, mais je vous assure que c’est très marrant.

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Je dois avouer que mon cœur a fondu lorsqu’une charmante jeune femme couronnée de fleurs m’a avoué être une inconditionnelle de la courge. Elle a donc acheté mon livre. Mes fans sont des anges.

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Ce n’est pas tout d’écrire des recettes, il faut aussi prouver qu’elles sont bonnes. On appelle ça des démos de cuisine. Me voici donc en pleine préparation-débat de beignets marocains à la courge rouge, friandise périlleuse à confectionner (l’équipement laissait un peu à désirer, et la friture, c’est délicat) mais qui disparaissait comme par magie à chaque assiette envoyée au public. Bilan : des visiteurs ravis, aucune brûlure d’huile bouillante, quelques taches de pâte à beignets orange vif (j’avais utilisé du potimarron) sur les manches. Nathanaël Mikles et Virginie Perrotte ont été des aides culinaires précieux (au péril de leurs vêtements) et je les en remercie.

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La température a fait les montagnes russes ; le soir, il faisait frisquet. La distribution gratuite, et généreuse, d’une gigantesque marmite d’omelette aux cèpes a ravi pas mal de monde à l’heure de l’apéro.

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Certains ont regardé le match des All Blacks et ont bien fait la fête (oui, Philippe Boé et Julien Duboué, c’est de vous que je cause), d’autres sont gentiment allés au dodo, comme ces cochonnets cul-noir de Saint-Yrieix que l’on pouvait voir à La Petite Ferme, attraction annexe du festival.

Au fait : où manger à Périgueux ? Je vous recommande trois adresses :

La Ferme Saint-Louis – 2, place Saint-Louis, site du marché au Gras. Tél. 05 53 53 82 77. Tenu par un ancien du Bristol (Paris), ce restaurant gastronomique est une valeur sûre : spécialités périgourdines, excellentes viandes (bœuf de Coutancie bien maturé, un délice).

Chez Nico – 4, rue Judaïque, dans la vieille ville. Tél. 05 53 54 93 21. Aux fourneaux de cet excellent bistrot, un jeune chef fou de cuisine travaille des produits irréprochables avec une grande pureté de style. 

Un parfum de gourmandise – 67, cours Saint-Georges. Tél. 05 53 53 46 33. J’avoue que s’il n’y avait pas eu mon excellent camarade Éric Bernardin du site Vins étonnants pour me guider vers cette belle adresse, je n’en aurais sans doute jamais entendu parler. Le restaurant est petit, situé à la sortie de la ville, et le chef a travaillé chez Anne-Sophie Pic. Cuisine moderne, fine et intelligente, avec de superbes accords vins. Vaut le détour, comme on dit chez un fabricant de pneus de Clermont-Ferrand.

À la Petite Cuillère
Textes et photos : Sophie Brissaud

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Une réflexion au sujet de « Salon du livre gourmand : Petite Cuillère à Périgueux »

  1. ARIANE

    Merci beaucoup Sophie, vraiment ravie qu’on se soit rencontrées à cette occasion, le livre sur la courge est top et je confirme que la Ferme St Louis est une bonne adresse, où j’ai très bien dîné en compagnie de Marie-Claire Frédéric

    Répondre

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