Cette semaine la plage de Palavas recouverte de Méduses échouées … savez vous que certaines se consomment ? … des grands chefs s’y sont essayés

15 avril 2018  0  F&S LIVE
 

signature-food-and-sens Phénomène naturel certes, mais extrêmement rare sur la côte languedocienne, en début de semaine la plage de Palavas ( département de l’Hérault ) a été recouverte de méduses, par milliards indique France 3 qui a consacré un reportage à ce que de mémoire de Palavasien n’était jamais arrivé.

 

Il faut dire que les tempêtes de ces derniers jours sur le littoral ont été particulièrement violentes. Des petites « méduses violettes » se sont échouées par milliers sur les plages de Palavas. Ce sont des vélelles, une espèce de cnidaires, de couleur violette, arrivées sur le littoral en raison des vents violents de ces trois dernières semaines. Ces petites bêtes sentent mauvais mais ne sont que peu urticantes. Selon l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, c’est la première fois qu’un tel phénomène se produit dans le sud de la France. Ces petites méduses violettes sont retrouvées généralement sur la côte ouest des îles britanniques et de l’Irlande.

Mais celles qui ont échouées sur la plage de Palavas ne se consommaient pas, dommage pour les amateurs.

Vous savez que certaines méduses se consomment, d’ailleurs le chef Ferran Adrià du temps de son fameux et très couru EL BULLI les servait à certaines périodes de l’année dans son menu …

Souvenez vous de ce qu’avait écrit en 2009 le journaliste français Périco Legasse sur l’hebdomadaire MARIANNE  » Pour honorer la table, Ferran Adria avait préparé une sélection de mollusques pêchés à Cala Montjoi, la petite anse en surplomb de laquelle se dresse son restaurant. Des espèces rares, que l’on demande en général aux enfants de ne pas toucher. Parmi les mets les plus insolites, une gélatine de méduse aux câpres, des raviolis d’anémone de mer à la cervelle de lapin, un flan d’holothuries (les concombres de mer) aux oeufs de merlu et des tagliatelles de laitue de mer à l’infusion de salicorne.  » – Bon c’est vrai qu’il n’avait pas apprécié, mais fervent défenseur de la cuisine gastronomique française et classique, cela allait donc de soit.

Le chef Gérald Passédat du Petit Nice à Marseille qui a fait de la mer Méditerranée son univers culinaire, lui ne sert pas de la méduse, mais sa petite cousine l’anémone de mer, très connue dans les eaux limpides de Corse et de Sardaigne, et même d’Italie. L’anémone de mer – Anemonia viridis – pour les intimes, c’est retrouvée à un moment dans les entrées proposées par le chef trois étoiles, plat minimaliste indiquait L’Express Style en 2013  » La chose arrive brûlante, presque nue, juste drapée d’une fine panure transparente et dévoile sous le palais cette sensation unique: la cervelle d’agneau pour la texture et l’oursin pour les notes iodées. «  

Savez vous que pour éviter leur prolifération et freiner la surpêche, l’ONU a recommandé de manger des méduses. Si l’idée paraît étrange en Europe, elle est déjà appliquée en Asie. Alors un jour verra t’on des méduses sur les étals des poissonniers, nous n’en sommes pas encore là, mais peut être un jour ferons nous comme les asiatiques qui en sont friands.

Certaines espèces, dont la texture est trop gélatineuse, ne peuvent pas être capturées et conditionnées. En revanche, d’autres espèces peuvent être cuisinées. Ainsi, en Asie, elles sont d’abord séchées avant d’être coupées en fines lamelles. Elles entrent dans la composition des soupes, où elles ont une consistance similaire à celle des champignons noirs. Certaines espèces ont la chair très ferme, ce qui donne la possibilité d’en faire des steaks.

Riches en protéines et en glucides, elles seraient également intéressantes d’un point de vue nutritif. Pourquoi alors sont-elles boudées par les Français ? … Tout simplement parce que ce n’est pas dans notre culture européenne de consommer des méduses, car nous avons une culture du goût. Or, la méduse n’est pas ce qu’il y a de plus excitant comme saveurs. En revanche, les Japonais et les Chinois, qui ont davantage une culture des textures, en consomment déjà énormément.

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