Bouchers de père en fils depuis Napoléon – Les Boucheries Nivernaises servent l’Élysée depuis 50 ans

08 septembre 2017  0  DÉNICHÉ SUR LE WEB
 

signature-food-and-sens Début septembre, c’est le temps des remises de Légion d’Honneur, après Michael Ellis en début de semaine, c’est un grand boucher parisien Jean Bissonnet qui a été épinglé, le créateur des Les Boucheries Nivernaises sert le Palais de l’Élysée depuis 50 ans..

Source Le Parisien

« Pour une fois, ce n’est pas moi qui sers la Rosette mais qui la reçois ». La solennité de la cérémonie offerte en son honneur n’a pas fait perdre son humour à Jean Bissonnet. Le célèbre boucher parisien de 87 ans a reçu la Légion d’honneur ce mardi dans les salons du club de la chasse et de la nature situé rue des archives (IVe). C’est son ami Henri de Castries, ex-Pdg du groupe Axa, qui a accroché le prestigieux insigne sur le revers du col de sa veste sous le regard attendri de sa femme Monique (elle-même fille de boucher) entourée de ses fils, petits-enfants et arrières petits enfants. Une distinction qui vient couronner une carrière qui l’a propulsé jusque sous les ors de la République et sur les tables étoilées.

Dans la famille Bissonnet, les garçons sont bouchers de père en fils depuis Napoléon III. Visionnaire, Jean, originaire du Loiret, créé les Boucheries nivernaises le 2 décembre 1954 à Suresnes (Hauts-de-Seine). Cinq ans plus tard, il rachète une boucherie au 99, rue du Faubourg Saint-Honoré (VIIIe). Il en fera une affaire tellement florissante qu’il devient en 1967 le fournisseur du palais de l’Elysée situé 22 numéros plus loin. Une consécration. « Le général de Gaulle payait ses commandes sur ses deniers personnels » et « Jacques Chirac s’était fait envoyer une tête de veau alors qu’il séjournait à l’île Maurice », se souvient-il.

Bernard (62 ans), qui dirige le groupe avec son frère Michel (59 ans) rend hommage à « l’esprit pionnier » de son père. Ouverture de boucheries dans des centres commerciaux (notamment Parly II) à la fin des années 1960. Création de restaurants, dont les Bistrots de la gare, ancêtres des Bistrots romains, où était servi son fameux cœur d’aloyau. Exportations au Moyen-Orient dans les années 1980. Développement de l’élevage en Uruguay. « Mon père avait toujours un coup d’avance », salue Bernard.

Parti sans un sou, celui qui a conservé un solide coup de fourchette et un penchant pour la côte de bœuf laisse à la septième génération de bouchers de la famille Bissonnet un groupe solide qui emploie 180 salariés et réalise un chiffre d’affaires annuel de 45 M€.

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