Les journalistes gastronomiques s’expriment après la disparition du chef Pierre Troisgros – « Avec son frère Jean, il avait inventé le saumon à l’oseille. Avec son fils Michel, le pressé de tête de veau. « 

 Ils sont journalistes, chroniqueurs gastronomiques, mais aussi organisateurs d’évènements, animateurs de scènes gastronomiques … à un moment de leur vie ils ont croisé, rencontré, partagé des moments avec Pierre Troisgros, un chef qui ne laissait personne indifférent…

F&S a sélectionné pour vous quelques-unes de leurs réactions : 

GILLES PUDLOWSKI« Il était comme un père pour nous tous, un conseiller savant et ouvert, un expert toujours disponible, un confident aussi, un ami et un bon oncle – celui que tout un chacun rêverait d’avoir – , l’un des derniers témoins de la génération #Bocuse. On pouvait tout lui demander, il répondait avec ferveur et compréhension, chaleur et bonhommie, de sa voix douce, chantante et enjouée. Tu nous manqueras, cher Pierre … #pierretroisgros #rip #im #roanne #troisgros #frerestroisgros – condoléances à Michel, Marie-Pierre, Claude, César et Léo qui continuent la lignée »

FRANÇOIS RÉGIS GAUDRY« Immense tristesse d’apprendre la disparition de Pierre Troisgros, l’un des derniers héros de la Nouvelle Cuisine. Avec son frère Jean, il a fait de Roanne, dans les années 60, un lieu de pèlerinage pour les gastronomes du monde entier. Et on ne venait pas que pour le fameux saumon à l’oseille 🌱… Mes sincères condoléances et mes pensées amicales à Michel, Marie-Pierre, César, Léo, Claude et tous ses proches. « 

STÉPHANE MÉJANÈS – « Arrêtons la nostalgie, c’est fatigant ! Comme nous le diraient les Japonais, Paul Bocuse et moi-même, nous sommes moins des dieux vivants que des vieux vivants. » (extrait de « Mémoires de Chefs », de @nchatenier ). Pierre Troisgros est désormais un vieux mort, mais un dieu vivant pour toujours. Début septembre, Michel filmait Pierre le jour de ses 92 ans, préparant des blettes en persillade. Il y avait tout dans cette petite vidéo toute simple d’une cuisine familiale. Les gestes encore sûrs du père pour remuer la poêle, ciseler l’ail ou émietter les croûtons, le regard attendri du fils, l’amour et la transmission. Les Troisgros cultivent ces deux mots merveilleux depuis près d’un siècle, et ça n’est pas près de s’arrêter, César et Léo sont déjà là. Pensées pour cette grande et belle famille. « 

LUC DUBANCHET« Il avait l’accent de la Loire, la bonhomie madrée du connaisseur de vin, l’épaisseur de la finesse. Il est le père de Michel, le grand-père de César. Il aura marqué mon enfance quand mes parents revenaient de Roanne avec le long menu dès samedi soirs. Merci monsieur. @maisontroisgros« 

FRANCK PINAY-RABAROUST« Je garde un souvenir extraordinaire de cet homme, lors de notre rencontre pour un « apéro » chez lui, tout simple. Il s’était confié sur sa vie, son parcours, ses souvenirs de guerre… Il parlait de son fils et de son petit-fils avec une émotion non feinte. Il rigolait tout en narrant de veilles histoires plus rocambolesques les unes que les autres. Et il vient de disparaitre… J’avais encore ce matin au téléphone son fils, Michel, pour échanger… Une pensée émue pour cette si belle famille qui perd un très grand homme. »

EMMANUEL RUBIN « Avec son frère Jean, il avait inventé le saumon à l’oseille. Avec son fils Michel, le pressé de tête de veau. Il avait aussi imaginé la cuillère à sauce et la nouvelle cuisine, incarné une Maison et repeint une gare en rose et vert. Je l’ai croisé, une fois, en traversant ses cuisines pour rejoindre ma table à Roanne. Il était aux fourneaux et m’a simplement dit bonsoir monsieur, bienvenue… Modeste et talentueux, un grand chef rejoint… les étoiles ! »

 
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