8 mars – Journée des droits de la femme – Food&Sens soutient les femmes, aujourd’hui comme tous les jours

Le talent, les talents au féminin – Il y a de la passion dans l’air – Un jour, une journée pour célébrer les droits de la femme… étonnante cette journée, comme la journée du macaron, du radis, de la poule, de la religieuse, du sourire.  Aujourd’hui 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, Food&Sens dédie ses posts à toutes les femmes – courageuses et indépendantes, solidaires et engagées, discrètes ou pas, elles sont là à la tête de leur restaurant, dans les écoles de cuisine et de pâtisserie – à toutes les femmes et à tous les hommes qui luttent en cuisine comme dans tous les domaines contre le sexisme et tous les harcèlements, les violences physiques et sexuelles. Aujourd’hui comme demain, comme après-demain, Food&Sens ne fera jamais rien, rien sans elles, sans ces chefs qui sont la gastronomie de demain avec ses multiples facettes, féminine, masculine, classique, audacieuse, talentueuse. Les femmes sont de plus en plus nombreuses en cuisine et  nous nous en réjouissons. Les « mères » ont ouvert la voie, d’autres grandes dames étoilées ont montré l’exemple, sont des références  pour toutes celles – et tous ceux – qui veulent agiter, faire bouger, faire avancer la scène gastronomique dans tous ses états, en cuisine, en salle, en cave, en com…

Les femmes  inspirantes de talent et de conviction – comme les hommes – brillent dans l’actualité du monde, chercheuses, médecins, infirmières, mères et grands-mères, filles et petites-filles, épicières et poissonnières, bouchères et éleveuses, sommelières et directrices, policières, coiffeuses, pharmaciennes, avocates, pilotes d’hélicoptères, gardiennes de prison, astronautes,  et même en cuisine, elles sont partout souvent dans l’ombre ou sous des spots pour exister, être et briller en cuisine, en salle et partout, en menuiserie, en architecture, en robotique, en littérature. Aujourd’hui, avec les hommes – certains hommes – elles se battent contre les inégalités, les injustices, les comportements machistes, et ouvrent la voie, leur propre voie pour être et vivre en femme, car la femme est un « homme » comme les autres. Elles avancent… Food&Sens les connait toutes ces femmes, nous ne pouvons pas toutes les citer, nous les aimons toutes, nous les soutenons car pour Food&Sens le talent n’a pas de sexe, la cuisine non plus. Au quotidien nous croisons des chefs et des cheffes. Nous suivons avec attention leur parcours, leur combat et leur réussite. Cheffes d’ici et d’ailleurs nous vous aimons tous les jours, comme nous aimons les chefs ! Toutes ont eu à défier ce monde où rien n’est fait pour les femmes, à se dépasser pour soulever des casseroles si lourdes et des produits pesant des centaines de kilos, se hisser sur la pointe des pieds où se jucher sur un tabouret pour se mesurer avec des cuisines dont les tailles sont établies en fonction des tailles des hommes, à hausser la voix sans hurler comme des charretiers dans des brigades à la définition militaire. Elles ont lutté, vont lutter pour tordre le cou à des préjugés et sauvegarder la maternité, affichée comme un obstacle dans ce métier. Elles ne cuisinent plus simplement dans leurs cuisines, en bonne mère de famille nourrir!ière, mais elles débarquent de plus en plus, dans des cuisines de restaurants, intègrent voire commandent des brigades, réussissent des concours culinaires, décrochent des pluies d’étoiles, sont MOF. 
Avec passion, générosité, amour, curiosité et gourmandise elles offrent généreusement plaisir et bonheur à tous ces enfants devenus grands qui gardent au fond de leur mémoire le parfum et le goût des plats que leur maman d’amour réalisait.
 Les cheffes cuisinent comme un chef ! Elles  s’appellent Nadia, Julia, Kwen, Jessica , Anne-Sophie, Hélène… Elles ont marqué ces derniers mois, se sont particulièrement agitées en cette période, ont été au front silencieusement, discrètement, filles de ou pas elles ont pris la relève, relevant des défis d’être à la fois en cuisine et au foyer, décocher des étoiles et changer des couches, surveiller des devoirs et inventer des recettes, prendre le dernier avion pour border les enfants et les accompagner à l’école avant de repartir pour un établissement lointain. Elles osent, elles font et réussissent à mener carrière et famille, rêve et réalité sans oublier que la famille, leur famille est leur force et leur refuge, leur adrénaline et leur pansement que la vie donne des coups et des bleus à l’âme.

Food&Sens partage ses coups de coeur pour ces femmes, passionnées, audacieuses, talentueuses, inspirantes qui font rimer cuisine avec bonheur et réussite. Et n’oublions jamais que le talent et les compétences n’ont pas de genre !

  

Julia Sedefdjian est à la tête du restaurant Baieta et surtout la plus jeune femme cheffe étoilée de France. Une distinction attribuée en 2019, elle avait 21 ans. Pour cette niçoise entourée de ses deux associés martiniquais, exigeance et créativité sont les maîtres-mots. Elle dirige une équipe jeune (moins de 30 ans), prouvant que le talent n’attend pas le nombre d’années. Un restaurant qui lui ressemble, alliant convivialité et chaleur mais surtout, qui sent bon la Méditérrannée. La bouillabaisse tutoie l’Aïoli, et la pissaladière jalouse la socca juste sortie du four à charbon. En 2021, elle ouvrira 2 établissements : Cicéron autour du pois chiche et Bok autour des bols caribéens à emporter. Baieta, 5 rue de Pontoise, 75005 Paris.

 

Catherine Vérot – Elle est là, discrète entre son mari et son fils, ensemble ils forment le trio de La Maison Vérot. Catherine Vérot donne à la Maison Verot son charme et son art de recevoir, mêle son grain de féminité et d’audace qui bousculent les codes de la charcuterie traditionnelle. Elle même fille de charcutier, elle pense avec son mari et son fils aux collections de charcuteries qui vont défiler saison après saison, avec des classiques et des nouveautés audacieuses, forme le personnel en boutique, assure toujours le service et prolonge l’art de la bonne chère avec un sourire unique et rayonnant. Connaissant produits comme fidèles clients, elle donne à la charcuterie une nouvelle image. Rayonnante.

Claire Vallée – Première cheffe vegan étoilée au Guide Michelin 2021. Une pionnière. Une audacieuse qui a osé et gagné, elle a imposé ses convictions, sa définition de la cuisine vegan. A force de ténacité, elle a réussi à ouvrir son restaurant vegan et bio, ONA (« Origine non animale ») sans l’aide des banques, avec le secours d’une campagne de financement participatif et à coups de campagnes de crowfunding, au coeur du bassin d’Arcachon, à Arès, où les viandards sont plus habitués aux côtes de bœuf grillées et au foie gras et sont plus nombreux que les vegans. Et elle a réussi à décrocher des récompense et à mettre des étoiles dans les yeux de ses clients et des sourires en découvrant cette cuisine dans l’air du temps, qui suit les saisons, est engagée, responsable, sublime les fruits et les fleurs, les légumes et les épices. Elles bouscule les goûts et les saveurs, étonne, elle n’a pas le talent dans sa poche ni sa langue elle est douée de répartie et ne laisse pas les remarques sexistes s’imposer. Autodidacte, études d’archéologie – elle a su apprendre pour faire ce métier qui pour elle est le plus beau métier du monde. Elle est heureuse de voir sa clientèle heureuse, curieuse, enchantée de découvrir sa cuisine enchantée, jardinière et légumière, des plats qui sont des « explosions de saveurs », qui mêlent audacieusement et harmonieusement légumes, herbes, épices, fruits, fleurs, céréales, graines, algues dans l’assiette ! ONA – 3 bis rue Wallerstein – 33740 Arès – 1 étoile Michelin – 2 toques Gault&Millau.

Julie Chaix a fait ses armes aux côtés de grands chefs, elle est notamment passée chez Anne-Sophie Pic à Valence et Alain Ducasse au Louis XV à Monaco. Depuis le printemps 2020, Julie a rejoint La Benvengudo, une maison familiale située aux Baux de Provence.  Enfant du pays, Julie Chaix est passionnée par son terroir et la cuisine si caractéristique de la Provence. La nouvelle signature culinaire de La Benvengudo met la Provence dans les assiettes, elle puise son inspiration dans ses souvenirs d’enfance et dans la nature qui l’inspire. Fille de maraîcher, la cheffe a très tôt été sensibilisée au bon et au respect des saisons. Julie propose une cuisine mêlant naturalité et technique, son crédo : la saisonnalité et l’authenticité.  La Benvengudo – Quartier de l’Arcoule – 13520 Les Baux de Provence.

Rougui Dia – « La Perle noire » de la gastronomie ».Aux côtés de son mentor Sébastien Faré, Rougui Dia gravit les échelons à la vitesse de l’éclair. Passé par « Chez Jean » et « Les Persiennes », le binôme débarque chez Petrossian et obtient une étoile en 2001. Quatre ans plus tard, le maître cède la place à l’élève. En 2013, la jeune artiste d’origine sénégalaise prend la tête du Vraymonde, le restaurant du Buddha Bar, à Paris. En 2016, elle réalise son rêve gourmand et ouvre « Un Amour de Baba », une pâtisserie où les babas se déclinent à tous les parfums. Après sa fermeture, elle migre aux Etats-Unis a récemment déménagé à Denver afin de réaliser un rêve de toujours de cuisiner aux côtés de sa sœur, la chef Aminata. Elles ont ouvert une boulangerie française style bistro chic et gourmande : à la carte, plats typiques, fromages, charcuteries et pâtisseries.

Céline Falco (née Albar) – Vice-présidente de Maison Albar -Un sacré parcours dans le monde de l’hôtellerie.Céline Falco, née Albar et 4ème génération de la famille hôtelière, prolonge cet héritage et diffuse aux hôtes du monde entier une nouvelle conception du luxe où sophistication et discrétion règnent en parfaite harmonie. Elle début sa carrière en 2001 en prenant la direcion de deux hôtels parisiens. En 2005, elle fonde la société de gestion hôtelière Paris inn Group aux côtés de son mari, Jean-Bernard Falco. En avril 2014, elle fonde Maison-Albar Hotels, une marque française de boutiques hôtels 5 étoiles. Elle imprime sa touche mixant avec passion son savoir-faire et l’empreinte culturelle d’un lieu, les maisons sont le reflet de l’art de recevoir à la française. Elégance et discrétion.

Fanny Rey – Une femme du sud – Fanny Rey tient une auberge en Provence,  de L’Auberge Reine Jeanne à Saint-Rémy de Provence, a été la seule femme à recevoir une étoile en 2017 par le Guide Michelin qui récompense « une savoureuse cuisine du marché, mettant en valeur les produits des Alpilles ». Avant de s’installer dans les Alpilles, et de devenir la chef-propriétaire de  l’Auberge la Reine Jeanne à Saint-Rémy-de-Provence avec son compagnon Jonathan Wahid, Fanny est passée par Les Fermes de Marie à Megève, L’Oustau de Baumanière aux Baux-de-Provence, le Ritz à Paris et … la télé. En 2011, elle a fait les jolies moments de Top Chef jusqu’à la finale face à  Stéphanie le Quellec. Fanny Rey a perdu Top Chef mais a attrapé une étoile. Connue et reconnue pour sa cuisine, son répertoire, son identité. Fanny Rey avance avec talent, caractère et charisme renversant. Il ne lui reste plus qu’à suivre sa bonne étoile et en ramasser d’autres… À l’Auberge de Saint-Rémy de Provence, Fanny Rey propose une cuisine du marché de haute voltige aux notes méditerranéennes qui met à l’honneur des produits de qualité, issus des productions locales.  Fanny Rey s’est imposée comme une cheffe qui bouscule les codes préétablis de la haute gastronomie.

Jade Genin – chocolatière, « fille de » furieusement talentueuse – a laissé sa robe d’avocate pour le tablier de chocolatière. Comme son père Jacques Genin, Jade aime les défis. Elle a entendu l’appel du chocolat…  et a rejoint son papa. N’a t’elle pas grandi avec le chocolat, au côté d’un père chocolatier qui l’inspire. Les deux passionnés partagent le même laboratoire, le refuge de Jade, le lieu où elle se révèle, se retrouve, se rassemble. Ils partagent la même passion, le même plaisir, le même talent, le même savoir-faire. Comme Jacques qui déclare « je travaille une matière de rêve : le chocolat. Le sucre aussi aux mille et une métamorphoses. ils sont ma sève. La tendresse ultime », Jade évoque la passion des saveurs, le goût de la recherche, le sentiment d’être à sa place penchée sur le marbre et la joie d’avoir un métier qui diffuse du plaisir. Aujourd’hui, Jade Genin peaufine sa touche et cultive une identité propre : cosmopolite et corsée pour le goût, sur-mesure pour l’expérience qu’elle souhaite unique et personnalisable.

 

 Julie Cavil – Chef de cave chez Krug – Elle est tombée dans le monde du vin par hasard ou était-ce son destin, de passer de la pub au champagne et être aujouird’hui à la tête de la création de l’une des plus grandes et prestigieuses Maisons de Champagne, Krug, fleuron du groupe LVMH. Elle entre chez Krug en 2006, et en 2020, après 13 récoltes, elle est nommée cheffe de cave. Chaque année, épaulée du Comité de dégustation (totalement paritaire !), elle a la grande responsabilité de recréer “la plus généreuse expression de la Champagne”, et perpétuer le rêve de Joseph Krug, fondateur de la Maison. Elle crée avec patience et rigueur, sans compromis guidée par l’émotion.

Cette liste n’est qu’une liste, nous aurions pu citer des dizaines de femmes de mérite et de talent qui avec passion et patience se sont installées dans des domaines qui ne les ont pas toujours accueillies à bras ouverts. Mais elle ont gagné leur place et se battent encore et toujours pour les droits des femmes. Amandine Chaignot, Nadia Sammut,  Luana Belmondo, Noha Baz, Sonia Erzegulian, Sabine Bucquet-Grenet des Editions de l’Épure, Amélie Darvas, Clare Smyth, Ana Ross, Clarisse Jolicoeur, Alexia Duchêne,.Hélène Darroze, Anne-Sophie Pic et les autres… 

Espérons qu’un jour prochain , cette journée ne sera plus car les femmes auront les mêmes droits que les hommes !

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