Divellec  » l’institution politico-marine des beaux quartiers  » version Mathieu Pacaud est ouvert

  C’est Le Figaro qui a eu l’exclusivité de découvrir le tout nouveau restaurant du chef Mathieu Pacaud le fameux restaurant Le Divellec dans mld 7ème arrondissement de paris tout près des Invalides et non loin de l’Assemblée Nationale.

Depuis plusieurs mois cette ré-ouverture du restaurant de Jacques Le Divellec était considéré comme un évènement de taille dans la restauration parisienne. 

Ce sont les associés du restaurant L’Esplanade ( Groupe Costes ) qui ont rachetés le restaurant Le Divellec, après avoir longuement consulté plusieurs chefs, c’est finalement Mathieu Pacaud qui a été choisi pour reprendre les cuisines.

Une cuisine qui restera de poisson, comme l’a toujours faire le chef originaire de La Rochelle Jacques Le Divellec… Le restaurant perd au passage le  » LE  » et devient Divellec …  Extraits …

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Divellec reprend la mer

Le chef Mathieu Pacaud a rouvert, il y a trois jours, l’institution politico-marine des beaux quartiers, créée en 1983 par Jacques Le Divellec. Le Figaro  y était.

C’est peu dire que l’adresse était attendue. Le Divellec: un patronyme breton devenu institution, le mariage de la mer et du politique, un théâtre où s’est jouée, durant trois décennies, la grande scène de la pêche et du pouvoir. Dans ses filets, Jacques Le Divellec avait su attirer le Tout-Paris politique, autant séduit par son emplacement stratégique, à deux pas de l’Assemblée nationale et des ministères, que par sa marée, l’une des plus belles de la capitale.

Fermé depuis son départ à la retraite en 2013, le restaurant a été racheté par Isabelle Saglio et Philippe Grach – également associés du groupe Costes – et Mathieu Pacaud, jeune chef de 35 ans, déjà à la tête d’Hexagone et d’Histoires (respectivement une et deux étoiles Michelin) qui reprend aujourd’hui la barre. Le 21 septembre, Divellec a donc rouvert.

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Moins personnalisé aussi peut-être pour marquer le changement d’époque, de style. Car l’adresse joue gros et les enjeux sont considérables (investissement de 7 millions d’euros). Aussi Mathieu Pacaud, qui se vit comme le nouveau magnat de la gastronomie parisienne, est-il pressé d’en découdre. Avec, en ligne de mire, le verdict du Guide rouge, dans la prochaine édition 2017.

Grands crus et millésimes rares

Comment imprimer sa marque lorsqu’on s’attaque à un paquebot de ce type, figé dans des eaux mémorielles charriant histoires, connivences, alliances et désamours sur fond de homard à la presse et de thon au foie gras ? En jouant la permanence et la rupture.

Oui, Divellec est toujours un restaurant de poissons et de fruits de mer, mais il se réinvente entièrement à travers une nouvelle scénographie de plats. Oui, il s’agit bien d’une table politique qui soigne la confidentialité de ses petits salons par une entrée particulière, mais elle capte aussi l’énergie de la ville en ouvrant du matin au soir, visant les petits déjeuners comme les derniers verres au bar. Sans compter quelques trouvailles iconoclastes qui cassent les codes d’un VIIe un peu trop attendu. La possibilité de louer le salon avec cheminée pour une soirée privée karaoké, par exemple.

 » Les trucs ringards, c’est ce qui amuse le plus les gens !  » observe Mathieu Pacaud, qui a visiblement envie d’être là où on ne l’attend pas. Aussi a-t-il mis à la disposition de ses clients une partie de sa cave personnelle, environ mille références, comportant grands crus et millésimes rares. Mais, pour magnifier une certaine idée de la fête, de l’exceptionnel, il leur proposera aussi des flacons inouïs, des folies bachiques qu’il se fait fort de faire rentrer sous 24 heures via des sites œnologiques spécialisés.

Jusqu’à présent, le trentenaire a tout fait en un temps record. Ses restaurants ont été étoilés Michelin un an après leur ouverture, tandis qu’il partage avec Bernard Pacaud, son père, la fierté des trois macarons de L’Ambroisie, acquis il y a presque trente ans. «Fils de…»: sans doute l’attribut qui l’exaspère le plus, tant il le trouve réducteur, injuste au regard de son propre talent. Divellec est décidément le catalyseur de tous les espoirs, de toutes les histoires.

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