Francis Holder propriétaire de Paul et Ladurée –  » On ouvre une centaine de magasins par an. « 

 Francis Holder c’est le propriétaire et créateur du groupe éponyme qui regroupe notamment les marques PAUL et LADURÉE … Ses propos avant les élections présidentielles pour le soutient de Emmanuel Macron avait crée un malaise dans la communication de l’entreprise, mais en homme libre le PDG à fort caractère assume !

Alors que la marque Ladurée a recruté Boris Janicek ex-patron de la marque CLINIQUE ( groupe Estée Lauder ), objectif structurer, coordonner, et fédérer les diverses entités présentes sur les 5 continents. Avec 100 points de vente et 1200 collaborateurs, Ladurée vient de traverser un période complexe dû notamment à une croissance trop rapide, il faut maintenant consolider avec notamment en vu un doublement du chiffre d’affaire en 5 ans.

LES ÉCHOS – est allé à la rencontre du patron emblématique du groupe – EXTRAITS

L’international : « On ouvre une centaine de magasins par an. Il nous reste quelques dizaines de pays à faire. On ne prospecte pas, ce sont les gens qui viennent à nous.

Soit on s’implante en propre, comme aux Etats-Unis, en Angleterre ou, bientôt, en Chine. Soit dans les pays un peu plus difficiles, comme le Moyen-Orient, on est en franchise. »

Sa position vis-à-vis de Macron : « Je n’ai aucune raison d’être contre M. Macron, à partir du moment où il a compris qu’un pays, cela ne marche qu’à travers ses entreprises. Et qu’on arrête de parler que des grosses entreprises ! On parle toujours des entreprises du Cac 40. Qu’est-ce qu’on attend pour parler des dizaines de milliers de petits entrepreneurs, j’en connais beaucoup, qui ont 2,5 ou 10 personnes et travaillent pour le plaisir de travailler ? »

Sa succession : « Cela fait soixante et un ans que je bosse, je n’ai aucune raison d’arrêter. Mes trois enfants travaillent dans l’entreprise. Le premier souci d’un enfant qui travaille dans une entreprise, c’est de foutre son père à la porte. C’est le cas de mes enfants : quand j’ai racheté Ladurée, il y a vingt-cinq ans, mon fils aîné m’a demandé quand j’allais quitter l’entreprise… J’ai toujours dit que j’arrêterai de travailler quand je deviendrai gâteux ou que j’aurai un problème. Mon travail, c’est ma vie. Si je ne suis pas actif, je suis dépressif, donc il faut que je travaille tout le temps. »

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