LE LOBSTER CLUB l’adresse iodée du 8 ème à l’hôtel La Réserve Paris

A la Réserve Paris, le patio donne une bouffée d’air frais. La Réserve Paris joue les gourmandes, avec ses trois espaces de restauration, le restaurant gastronomique, le patio et pour quelques semaines le Lobster Club au sein des terrasses bar : « le Gaspard ». Ce dernier propose une carte pointue qui tourne autour d’un produit : le homard. au menu. 

Le homard retenu est le homard bleu, Homarus gammarus, l’espèce atlantique et méditerranéenne. Sa distinction avec le Homarus americanus – le homard canadien que l’on retrouve dans la quasi-totalité des brasseries parisiennes – tient à la texture de sa chair, plus ferme, et à un iode plus franc, conséquence d’une eau plus froide et d’une croissance plus lente. Choisir le bleu en terrasse parisienne en 2026, c’est choisir la contrainte saisonnière sur la commodité logistique. Les six préparations du Lobster Club couvrent un spectre assez large. 

Le carpaccio — homard bleu cru, vinaigrette au lait d’amande à 39 €. La salade (romaine, légumes confits, sauce aux herbes, 69 €) joue la composition classique. La feuille de brick en quatre pièces avec sauce cardinal (48 €) est la proposition la plus technique : la sauce cardinal est une réduction de bisque de crustacés liée au beurre et à la crème, dont l’équilibre demande une maîtrise de l’acidité et de la concentration.

Le club sandwich (65 €) et le lobster roll en quatre pièces (45 €) assument l’héritage américain du format – et son dialogue avec la culture du homard en Nouvelle-Angleterre, d’où vient historiquement la popularisation de ce crustacé comme aliment quotidien avant qu’il ne devienne ce qu’il est aujourd’hui. Les pâtes au homard bleu, à 85 €, ferment la carte sur la note la plus généreuse et la plus sophistiquée.

La carte des cocktails articule six créations.

  • The Macallan Double Cask 12 ans revient dans deux préparations : le Paper Plane (12 cl, Aperol, Amaro Nonino, fruit de la passion, citron, 32 €)
  • le Mamie Taylor x Georgia Mint Julep (15 cl, pêche, menthe, ginger ale, 32 €)
  • Le Brugal 1888 Gran Reserva – rhum dominicain vieilli en fûts de chêne américain et espagnol – structure le Millionnaire N°4 (abricot, Sloe Gin Monkey 47, blanc d’œuf)
  • le Jungle Bird (Campari, ananas, citron vert)
  • le Monkey 47 apparaît seul dans le Spitfire aux côtés de l’Italicus et d’un rosé Château La Mascaronne
  • ’Italicus Spritz (18 cl, 34 €) clôt la sélection avec le Champagne Michel Reybier — maison dont La Réserve Paris partage l’actionnariat.

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Cette adresse iodée est dépaysante dans un Paris qui croule sous la canicule, un joli moyen de se croire au bord de la mer sans les trajets

La Réserve : 42 avenue Gabriel – 75008 Paris

Photos – @geraldinemartens

Par Véronique André

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