Ce que vous auriez mangé si vous étiez à table au pop-up restaurant de René Redzepi à Sydney

 Vous n’avez pas la chance de vous trouver en Australie en ce moment et de pouvoir manger la cuisine du Pop-Up du chef René Redzepi ? … Bon, il vous faudra alors vous rendre à Copenhague à son retour car de toute façon c’était complet et réservé à l’avance !

Le Noma, version Australie, sera ouvert jusqu’au 2 avril. Il sert à l’heure du déjeuner et du dîner, du mardi au samedi. Le restaurant affiche complet et pas moins de 27.000 gourmets sont sur liste d’attente.

F&S a trouvé pour vous les photos des plats qu’il présente dans son menu ….

Le chef danois, récompensé à quatre reprises du titre de « meilleur restaurant du monde » à Copenhague, a ouvert son adresse éphémère tant attendue à Sydney, le 26 janvier dernier. Dans son menu, Redzepi démontre l’art de s’adapter aux produits locaux et s’est largement inspiré de la culture aborigène. 

Pendant dix semaines, René Redzepi est aux fourneaux de son pop-up restaurant. De Copenhague le NOMA, a transféré sa cuisine locavore se calant sur la saisonnalité du continent Australien. Au cours de ces derniers mois, le Danois a puisé dans les ressources de l’Australie pour construire un menu qui, consciemment ou inconsciemment, rend hommage à la richesse culinaire du pays.

Le clin d’oeil est d’autant plus fort que René Redzepi utilise bon nombre d’ingrédients typiques de la culture aborigène. Les chanceux, qui ont décroché une table, effectuent un aller direct dans l’outback. Les papilles démarrent leur voyage en Territoire du Nord, dans le célèbre parc naturel de Kakadu. Cette région, dont les terres ont été rendues au peuple aborigène, abrite une faune incroyable, qui émerveille des milliers de touristes chaque année. Ici, Redzepi a découvert les prunes. Aussi appelés « Gubinge », ces petits fruits verts à forte teneur en vitamine C et anti-oxydants sont cuisinés avec des baies sauvages.

Le chef propose ensuite un porridge confectionné avec des graines que l’on trouve dans le bush, aromatisé avec des herbes du désert. Les foodistas qui se sont envolés jusqu’à Sydney pour découvrir la cuisine australienne de Redzepi ne seront pas déçus du voyage puisqu’ils dégusteront des ingrédients qui pourraient rebuter plus d’un Européen. Du crocodile d’abord, qui agrémente une assiette de fruits de mer. Le cuisiner ose même travailler la chair du canaroie semipalmé, un oiseau aux plumes noires et blanches vivant dans le nord de l’Australie. Le volatile est servi dans une sorte de galette de lait grillée au barbecue.

René Redzepi ne manque pas de servir sa réputation en cuisinant aussi les trésors marins. Sa rencontre avec l’Australie était donc une évidence. Avec plus de 80% de la population australienne vivant à moins de 50 km de la mer, poissons et fruits de mer sont partie intégrante de la vie quotidienne.

Ainsi, le chef Redzepi cuisine deux types de crabes australiens, dont un gros spécimen pêché en Australie occidentale qui peut s’apparenter au crabe royal, dans une moindre mesure. L’oursin et l’ormeau sont les autres produits de la cuisine marine de Redzepi. Ce dernier ose même travailler les noix de Saint Jacques en tartelette.

 

Noma Australie en chiffres:

4 : c’est le nombre de fois que Noma a été numéro 1 au Fifty Best

3 : C’est le classement actuel du Noma parmi les 50 meilleurs restaurants au monde

2 : ce sont les étoiles Michelin du chef pour son Noma à Copenhague

10 : C’est le nombre de semaines que les équipes de Redzepi séjourneront en Australie

75 : c’est les membres du personnel du Noma Copenhague qui font partie du voyage

56 : places assises dans le restaurant

100 : c’est le nombre de services qui seront effectués soit 50 jours ( déjeuner et dîner )

12 : c’est environ le nombre de plats qui composent le menu ( hors bouchées )

5600 : nombre total de places assises vendues en amont sur le net pour la durée de pop-up

27.000 : personnes c’est le nombre de personne en liste d’attente pour avoir une réservation

485 : dollars australiens par personne c’est ce qu’il vous faut dépenser hors boissons pour le menu ( environ 300 euros )

2,7 millions : dollars australiens estimés payés d’avance pour toutes les réservations

6 : mois c’est ce qu’il a fallu pour concevoir et construire l’espace Noma à Sydney

90 : secondes qu’il a fallu pour que les demandes de réservations se remplissent

967 : messages Instagram actuellement étiquetés #nomaaustralia

Et en dessert, des fourmis vertes grouillent dans un sandwich de mangue, fourré au sorbet de mangue. Un morceau d’ananas, dans une fleur d’hibiscus, et un autre de pastèque complètent cette « marinade » de fruits frais. Le choix des fourmis n’est pas original : le peuple aborigène en consomme depuis toujours. Plus précisément, ils mangent surtout les larves situées dans les nids feuillus, et qui libèrent une saveur proche du citron.

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