Rappelez-vous, il y a 10 ans le « Repas Gastronomique Français » devenait Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité

 Souvenez-vous, il y a tout juste 10 ans la gastronomie française se mobilisait pour faire classer par l’UNESCO le « Repas gastronomique français » au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité.

En effet, c’est le 16 novembre 2010 que le « repas gastronomique des Français » et la diète méditerranéenne entraient au patrimoine de l’humanité

Voilà ce qu’explique le quotidien Sud-Ouest

Le 16 novembre 2010, le souhait émis par Nicolas Sarkozy le 23 février 2008 au Salon de l’agriculture, à Paris, était exaucé. Réuni à Nairobi, le comité de l’Unesco venait de décider de satisfaire la demande d’inscription de la gastronomie française au Patrimoine immatériel de l’humanité. 

Pour autant, si le « repas gastronomique des Français » entrait au patrimoine immatériel de l’humanité, le fond de la question n’était pas de savoir si la France avait ou non la meilleure gastronomie du monde. Rien à voir non plus avec le nombre de chefs étoilés dans l’Hexagone. 

Cette catégorie, créée  le 17 octobre 2003 par l’Unesco dans le cadre de la convention pour la sauvegarde du Patrimoine culturel immatériel ou « patrimoine vivant », a pour objectif de protéger les pratiques culturelles et savoir-faire traditionnels, aux côtés des sites et monuments.

LE REPAS À LA FRANÇAISE : « Ce qui constitue le repas à la française, c’est la pratique sociale qui l’entoure : la convivialité, le plaisir du goût, le partage, l’association avec le vin, le lien aux terroirs… » 

Moment festif par excellence, occasion pour les familles – et les amis – de se rassembler, le repas est, en France plus qu’ailleurs, un moment convivial qui a lieu à heures fixes : à 12h30 chaque jour, plus de 54% des Français sont attablés. À titre de comparaison, la prise alimentaire équivalente au Royaume-Uni est à 13h10, et ne rassemble que 17% de la population. 

l’excellence Française

Et en France, au moins 1 repas par jour est pris en famille. Le repas français se caractérise également par le temps passé à table, l’ordre des mets, le plaisir de dresser une belle table, et, bien sûr, par les bons petits plats faits maison…

Enfin autre critère souligné par l’Unesco, des personnes reconnues comme étant des gastronomes, qui possèdent une connaissance approfondie de la tradition et en préservent la mémoire, veillent à la pratique vivante des rites et contribuent ainsi à leur transmission orale et/ou écrite, aux jeunes générations en particulier. 

Dans sa décision, le comité avait noté que la gastronomie française relevait d’une « pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes », tels que naissances, mariages, anniversaires, succès et retrouvailles. Il s’agit d’un repas festif dont les convives pratiquent, pour cette occasion, l’art du « bien manger » et du « bien boire ».

Car au-delà de la nourriture, ce qui constitue le repas à la française, c’est la pratique sociale qui l’entoure : la convivialité, le plaisir du goût, le partage, l’association avec le vin, le lien aux terroirs, etc. Le repas gastronomique met l’accent sur le fait d’être bien ensemble, le plaisir du goût, l’harmonie entre l’être humain et les productions de la nature.

Parmi ses composantes importantes, l’Unesco relève le choix attentif des mets parmi un corpus de recettes qui ne cesse de s’enrichir ; l’achat de bons produits, de préférence locaux, dont les saveurs s’accordent bien ensemble ; le mariage entre mets et vins ; la décoration de la table ; et une gestuelle spécifique pendant la dégustation (humer et goûter ce qui est servi à table).

 

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