La Cuillère d’Or 2026 – Qui sont les douze femmes cheffes et pâtissières en lice pour la finale du concours ?

Depuis 2010, La Cuillère d’Or occupe une place singulière dans le paysage gastronomique français. Seul concours 100 % féminin de haut niveau, imaginé par Marie Sauce-Bourreau, il part d’un constat simple et d’une conviction tenace : les talents féminins ne manquent pas en cuisine et en pâtisserie, ils manquent simplement de visibilité et de scènes pour s’exprimer. Seize ans plus tard, plus de 140 femmes ont osé franchir le pas. Le 9 novembre 2026, douze d’entre elles se retrouveront à FERRANDI Paris pour la 8e édition, avant de se retrouver le soir même pour la cérémonie de remise des prix dans le cadre immersif d’Under The Sea, restaurant des abysses de l’enseigne Ephemera, Porte de Versailles.

Voici les profils des 6 cheffes et 6 pâtissières sélectionnées pour la finale du concours !

En cuisine :

Olga Martynovska – Restaurant Beef, Kyiv, Ukraine. Chef exécutive du plus grand steakhouse d’Ukraine, jurée de Master Chef Ukraine et créatrice de l’application culinaire Culinara, elle a étudié en France au Cordon Bleu Paris en 2014. Chevalier de l’Ordre du Mérite Agricole en 2025, elle traverse les frontières pour défendre une cuisine de haut niveau, nourrie de rigueur et d’ouverture internationale.

Aude Poizat – Lycée Polyvalent Santos Dumont, Saint-Cloud. Elle avait découvert La Cuillère d’Or à la télévision en 2007, lors d’une épreuve autour de l’œuf, et s’était promis d’y participer un jour. Ce moment a mis près de vingt ans à venir. Être finaliste représente pour elle à la fois un accomplissement personnel, un défi et une manière de donner du sens à un parcours construit depuis 2012 dans une démarche exigeante et aboutie.

Gina Nataf – Buenazo Traiteur Latino, Vannes. Franco-équatorienne installée en Bretagne, elle construit sa cuisine à la croisée de ses racines et de son présent. Chaque produit travaillé avec respect, précision et sensibilité. Participer à un concours de femmes a pour elle un sens clair : porter une voix encore trop souvent discrète, dans la continuité des mains qui cuisinaient avant elle.

Émilie Oberlin – Bretzel et Caramel, La Gacilly. La cuisine comme héritage transmis par sa grand-mère et son arrière-grand-mère, qui lui ont donné le goût des recettes authentiques et de la générosité. Elle défend à travers ce concours une cuisine sincère, ancrée dans une histoire familiale.

Léa Bernard – Hôtel Lily of the Valley, La Croix-Valmer. Originaire de Dijon, elle a fait le choix de la Côte d’Azur il y a cinq ans pour construire son parcours dans des maisons d’excellence – Grand-Hôtel du Cap-Ferrat Four Seasons, Le Grill à l’Hôtel de Paris Monte-Carlo, Le Louis XV d’Alain Ducasse. Chef de partie aujourd’hui, elle cherche à allier la rigueur de la gastronomie française à une sensibilité personnelle, nourrie des produits et des saisons entre Bourgogne et Méditerranée.

Natacha Morin – Allo Natacha, Cast, Finistère. Traiteur à son compte depuis ses 30 ans, entourée au quotidien par la mer qui l’inspire et l’ancre. Elle défend une gastronomie éthique et généreuse, qui nourrit, rassemble et prend soin. Pour elle, cuisiner avec conscience signifie sublimer sans dénaturer, transmettre sans compromis.

Suppléante : Ilona Gouzien – Maison Branche, Charmont-sous-Barbuise.

En pâtisserie :

Andréa Soledad Lopez – Grand Hôtel Abano Terme, Italie. Elle décrit la mer comme un miroir de ce qu’elle est : mystérieuse, intense et riche en nuances. Transformer les profondeurs marines en dessert signifie pour elle exprimer ses émotions les plus cachées, faire de chaque création un reflet authentique de son expérience et de ses valeurs.

Mariia Barieva – Pâtisserie Boulangerie Vincent, Verlinghem. Pâtissière basée à Lille depuis trois ans, 26 ans, passionnée par la création et l’équilibre des saveurs. Elle aime développer des desserts à identité forte, en explorant parfois des associations inattendues. La Cuillère d’Or représente pour elle une étape importante dans son parcours.

Elise Petit – L’Envers du Décors, Saint-Émilion. Elle poursuit depuis des années un voyage créatif au cœur des saveurs. Le thème Infiniment Mer lui permet de puiser dans l’immensité pour donner à ses desserts une portée poétique — une manière de faire de la pâtisserie un langage qui dépasse la technique.

Fatoumata Meite – Public House, Paris. Cheffe franco-ivoirienne, elle a construit son parcours avec passion et exigence, faisant de la pâtisserie un pont entre deux cultures. Participer à La Cuillère d’Or est pour elle un hommage à son père, pour qui la pâtisserie était un véritable signe d’intégration. Elle porte délibérément une voix africaine à travers ses ingrédients — farine de manioc, noix de cajou, hibiscus — et revendique la place de ce continent dans nos assiettes.

Illi Ouabdelkader – Maison Vatelier, Rouen. Curieuse de tout, animée par l’envie de progresser et de faire parler son imagination. Ce qui lui importe profondément : soutenir les femmes touchées par le cancer du sein. Un engagement personnel qui donne à sa participation une dimension qui déborde largement le cadre de la compétition.

Khadija Hammou – Lycée Hôtelier, Biarritz. Encore en formation, elle est attirée par une pâtisserie créative et élégante, aime sublimer les produits de saison en y apportant une touche personnelle et artistique. Participer à La Cuillère d’Or représente pour elle une opportunité de se dépasser et d’exprimer pleinement sa créativité dans un environnement exigeant et inspirant.

Suppléante : Julie Roudier – Hôpital Aubenas.

Un jury de haute voltige

Le Trophée Cuisine sera présidé par Pierre Caillet, Meilleur Ouvrier de France et chef propriétaire de la Maison Caillet – Le Bec au Cauchois à Valmont, étoilé Michelin. Le Trophée Pâtisserie aura pour présidente du jury Noémie Honiat, pâtissière, championne de France du dessert et Toque d’Or, jurée de La Meilleure Boulangerie de France sur M6 – qui avait elle-même participé à La Cuillère d’Or en 2016, où elle avait décroché la deuxième place. La présidente d’honneur des deux trophées est Danielle Crost, chef propriétaire du Castor Gourmand à Crémieu, figure des mères lyonnaises et Chevalier de l’Ordre national du Mérite.

La marraine de cette édition est la Générale Sylvie Pion, directrice du Centre Interarmées de Soutien Restauration Loisirs du Ministère des Armées, qui voit dans les valeurs portées par les candidates – exigence, engagement, fraternité – un écho naturel à celles de l’institution qu’elle représente.

Guillaume Erblang / Food&Sens

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