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Carte postale de Marseille, la belle qui vit à 1000 à l’heure sous la protection de la Bonne Mère

Face à la mer – La mer à perte de vue – Carte postale de Marseille, entre deux baignades, deux lézardages, deux pastis sur la Canebière ou la Corniche, deux chichis et chouchous sur la plage,

  • 06 août 2021
  • ±5min

Face à la mer – La mer à perte de vue – Carte postale de Marseille, entre deux baignades, deux lézardages, deux pastis sur la Canebière ou la Corniche, deux chichis et chouchous sur la plage, deux glaces artisanales en grimpant à la Bonne Mère, deux délicieuses navettes juste hâlées, deux jus rafraîchissants, deux visites au Mucem, deux découvertes d’adresses nouvelles, deux redécouvertes d’incontournables, entre deux caresses du soleil, deux claques d’eau de mer, des tonnes d’accent et de galéjades (qui ne boucheront pas le port comme une fameuse sardine), et la lecture savoureuse du livre de Vérane Frédiani « Marseille cuisine le monde ».

A Marseille tout commence sur le port, au bout de la Cane, Cane, Cane, Canebière incontournable qui s’alanguit, s’étire, depuis 1666 de la belle église des Réformés jusqu’au Vieux Port, longeant des quartiers colorés, terriblement vivants, musée en plein air du street art, où les flaveurs des épices méditerranéennes se mêlent aux effluves de la Torréfaction Noailles. La Maison Empereur, une institution, déverse ses trésors des mille et un bazars méditerranéens. Si l’on se rend chez Maison Empereur, la plus vieille quincaillerie de France, c’est pour retrouver les valeurs, l’histoire et le patrimoine d’un Marseille authentique. C’est aussi et surtout pour trouver des objets que l’on aime se transmettre de génération en génération.

A quelques pas, siège une délicieuse, époustouflante adresse, un trésor de merveilles, une belle et vraie épicerie où l’on trouve tout ce dont on a envie tout ce dont on rêve pour égayer, pimenter, parfumer le quotidien, l’indispensable et le superflu, l’essentiel et le dérisoire, l’Épicerie L’Idéal pilotée par Julia Sammut qui a compris ce qu’épicier veut dire et décline en son épicerie idéale des collections hautes en couleurs et en saveurs, en parfums et en voyages. A vous un super sandwich, des anchois à l’huile, des câpres au sel, une pause-déjeuner à emporter, des plats préparés pour votre dîner, les bons légumes de Manu, les fleurs de Lila, de la brandade du Grand Saint-Antoine, de la confiture d’orange amère, du vrai sirop d’orgeat, des nouilles soba, du zaatar, de la pâte feuilletée, du chocolat praliné, des olives taggiasche, de la harissa, du speck cotto, et un belle humeur contagieuse.

Le Café Turc a disparu, flottent les esprits de Lamartine passé par là comme Georges Sand et Frédéric Chopin qui ont abrité leurs amours à l’hôtel Beauveau. Salles de spectacle, théâtres, grands hôtels majestueux, défilaient en chapelet tout au long de l’artère. Aujourd’hui seulement se dressent leurs façades, souvenirs d’un passé prestigieux, elles donnent tout comme l’église des Reformés à cette mythique rue, un charme atypique. Le Vieux Port à l’horizon, entre bateaux de pêche qui entrent et sortent en liberté, glissent sur l’eau et se glissent entre yatchs et voiliers, ça vit furieusement. « Il est beau mon poisson, il est beau », les poissonnières apostrophent avec cet accent qui emporte, qui fait voyager entre ciel bleu azuréen et mer miroir aux mille nuances de bleu, sur laquelle le soleil tape .

Il est délicieux de butiner dans les ruelles, les cours, se poser sur les places et placettes et shopper des articles made in Marseille, faire le plein de souvenirs, de culture, de gastronomie, s’en mettre plein les yeux et plein les papilles, chapeau vissé sur la tête et lunettes sur le nez. il est délicieux de sentir le mistral faire danser les feuilles des arbres et soulever les jupes, de voir encore en certaines rues comme à Naples, danser des draps qui prennent le soleil, de se laisser enivrer par les parfums de biscuits et les suivre pour débarquer au Four des Navettes qui toute la journée déversent des kilos et des kilos de gourmandises addictives, navettes, calissons, marseillotes, nougats. Marchez, arrêtez-vous, musardez et découvrez ces marques marseillaises qui chantent le sud et racontent l’histoire d’un artisanat, d’un savoir-faire évident : Honoré – la rencontre inédite entre l’artisanat marocain et une inspiration vintage revisitée à l’esprit méditerranéen. Sessun – mode féminine subtile et singulière. Jouant des volumes et des matières, réinventant les classiques et les codes du masculin/féminin, elle écrit l’histoire d’une femme libre et inspirée. J’ai vu la Vierge  qui réinvente le souvenir pour en faire un objet à la fois impertinent et élégant. Statuettes ou boules à neige à l’effigie de Notre-Dame-de-la-Garde, les petits objets estampillés JVV ont un goût de voyage et de poésie kitsch. Souvenir de vacances, petit clin d’oeil ou simple attention délicate, ces petits présents feront toute la différence. L’âne Bleu 

Monochromic– L’illustre cigale provençale, dont elle réinterprète la forme au repos pour créer “ Muette “, représente l’ADN et l’esprit de la marque. 

Carte postale de Marseille, la belle qui vit à 1000 à l’heure sous la protection de la Bonne Mère

  • 06 août 2021
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