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Le machisme en cuisine : quand un candidat de Top Chef montre le mauvais exemple

 Le machisme en cuisine : quand un candidat de Top Chef montre le mauvais exemple Si l’on regrette l’absence désespérante de femmes parmi les chefs étoilés, peut-être faudrait-il commencer par regarder du côté des cuisines,

  • 15 févr. 2018
  • ±3min

 Le machisme en cuisine : quand un candidat de Top Chef montre le mauvais exemple

Si l’on regrette l’absence désespérante de femmes parmi les chefs étoilés, peut-être faudrait-il commencer par regarder du côté des cuisines, où un machisme ambiant prend parfois le pas dans les rapports homme-femme, décourageant les femmes à s’engager dans cette voie. Une séquence de l’émission 3 de l’actuelle saison de Top Chef en fournit, à son corps défendant, un exemple parlant ; on y voit la candidate Tara et le candidat Thibault s’écharper lors d’une épreuve en duo. Au cœur du problème, le manque d’écoute du candidat masculin vis-à-vis de la candidate féminine. Dès le départ de l’épreuve, le jeune homme ne prend pas en compte l’avis de sa partenaire, lui assénant un « je t’explique » définitif qui ne laisse pas place au débat. Désireux d’imposer sa recette à Tara, il n’écoute pas les réticences que la jeune femme exprime à juste titre, préférant foncer tête baissée dans son idée. La chef Hélène Darroze, alertée par cette mésentente, a beau rappeler que « l’on n’oublie pas de communiquer, car c’est la clé du travail d’équipe », la mayonnaise entre les deux candidats ne prend pas.

Erreur fatale numéro 2 perpétrée par Thibault au cours de l’épreuve, le « poupée » dont il gratifie Tara ; une appellation franchement sexiste qui déplaît à la candidate – et on la comprend. Plus tard, Thibault lui donne des directives sur un ton peu amène, allant jusqu’à se saisir d’une plaquette de beurre, pour la jeter dans la poêle dont la candidate a la charge. Pour finir, toujours dans le refus de prendre en considération l’avis (de qualité, pourtant) de Tara, le candidat persiste et signe, en ajoutant à la toute dernière minute du thym au plat, sans s’être concerté au préalable avec elle.

Si, heureusement pour eux, les deux candidats remportent finalement l’épreuve, et que tout est bien qui finit bien, il n’en demeure pas moins qu’au-delà de cette anecdote, on peut s’interroger sur ce qu’elle nous révèle du quotidien des jeunes femmes en cuisines. Si les « poupées » par çi, et les « je t’explique » par-là y sont légions, pas étonnant que les femmes se fassent rares en cuisines…

Quoi qu’il en soit, celui qui a tout compris au bon fonctionnement d’une équipe, c’est bien le sympathique Geoffrey, qui déclare au sujet de sa propre épreuve en binôme : « il n’y a aucun avantage à mettre le stress à son binôme. » Bien dit !

Quant à Tara, on retiendra son commentaire face caméra suite au « poupée » réducteur de Thibault : « peut-être que je ressemble à une poupée, mais je n’ai pas l’intérieur d’une poupée. À l’intérieur, il y a une combattante, un soldat ! » Et ça, le jury de Top Chef l’a bien vu.

https://twitter.com/M6/status/963816630609313792

Le machisme en cuisine : quand un candidat de Top Chef montre le mauvais exemple

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