Cuisinière engagée, Nadia Sammut est devenue en peu de temps une référence de la » Cuisine Libre « , d’une » Cuisine Autrement « , le combat quelle mène pour ceux qui ont des intolérances alimentaires est exemplaire. Ancrée dans son Lubéron, elle est marche aux côtés des producteurs, éleveurs, jardiniers qui lui fournissent les meilleurs produits.
En collaboration étroite avec la journaliste Paule Masson, elle va produire son premier livre qui sera le reflet de son engagement quotidien pour mieux manger, pour préserver nos terroirs, pour l’humanité. Paule Masson témoigne de l’engagement de la chef ci-dessous :
» Je dois vous avouer une chose : depuis près d’un an, je suis engagée dans un projet de livre avec Nadia Sammut, cuisinière étoilée de l’Auberge La Fenière dans le Luberon. Cette cheffe là fait partie de celles et ceux qui révolutionnent l’approche de la cuisine, de la vie, de l’avenir et travaille concrètement le terreau d’un futur durable. C’est à la mode, le durable, y compris dans le milieu de la gastronomie. Mais en réalité, beaucoup l’utilisent comme concept marketting. Pas Nadia. Voilà 7 ans qu’elle travaille son projet qu’elle a nommé la première » Cuisine libre(r) « . D’autres reprennent aujourd’hui ce terme, qui devient à la mode. Elle, elle ne transige jamais avec le contenu qu’elle met derrière. Elle ne se contente pas des bons produits, elle plébiscite un mode de culture ou d’élevage qui va avec. Elle ne se contente pas de « soutenir » les producteurs, elle défend la cause paysanne, travaille au développement de filières agricoles (riz, pois chiche, amande). Elle n’exige pas des ingrédients mais cuisine ce que les producteurs ont de disponible, ce que la pêche (durable) ramène. Elle ne se contente pas d’acheter du » bio « . Les maraîchers et éleveurs qui livrent la Fenière vont bien plus loin que ça. Ils cultivent sans chimie et souvent sans ajout, font attention à l’eau, reproduisent leurs semences, plantent des espèces menacées, élèvent des races (cochons, chèvres…) rares, locales, rustiques et adaptées au territoire, utile contre le réchauffement climatique.
Nadia ne se contente pas de bien cuisiner. Elle réfléchit tout un repas à partir d’une digestibilité parfaite, qui nourrit le corps et l’esprit, efface la fatigue, amène le calme intérieur. Elle pratique une cuisine vivante, ancrée dans un territoire vivant, avec des ingrédients et des vins vivants… Le monde de demain plante quelques solides racines ici, libres, naturelles, naturellement libres. Et essaimables.
Après 3 semaines d’immersion totale, plusieurs séjours à Cadenet, tout ce que j’ai vu du travail des producteurs cette semaine confirme à nouveau cette cohérence. J’avais envie de le dire car je crois à la sincérité de l’engagement. «
Nadia Sammut prépare son premier livre de cuisine, comme elle il sera libre, vivant, engagé, durable…