Lille – La Grande Braderie de septembre – quand les moules posent plus de problèmes que les frites !
Décidément la cuisine et les restaurateurs font causer, du côté de Lille on pense déjà à la grande Braderie qui aura lieu les deux premières jours de septembre. La Maire de Lille a demandé que soit perpétrée la tradition d’entasser les coquilles de moules vides devant chaque restaurant….
03 août 2018
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Décidément la cuisine et les restaurateurs font causer, du côté de Lille on pense déjà à la grande Braderie qui aura lieu les deux premières jours de septembre. La Maire de Lille a demandé que soit perpétrée la tradition d’entasser les coquilles de moules vides devant chaque restaurant….
En demandant le retour des tas de moules et surtout la baisse du prix des moules frites pendant la braderie, la mairie de Lille provoque l’incompréhension des restaurateurs…
Bataille autour d’un tas de moules. La braderie de Lille, qui se tiendra les 1er et 2 septembre, provoque déjà une mini-polémique entre restaurateurs et la maire (PS), Martine Aubry.
D’un côté, la mairie plaide pour le retour des tas de coquilles de moules devant les enseignes des restaurateurs et pour « la modération des tarifs appliqués aux moules frites ». De l’autre, le président de l’Union des métiers des industries de l’hôtellerie (Umih) du Nord, Gérard Depoorter, explique à 20 Minutes que ce n’est « pas si simple ».
Préoccupations sanitaires
Naguère, une bonne braderie se mesurait au nombre de tas de moules qui se dressaient dans les rues. Mais les préoccupations sanitaires ont mis fin à cette tradition patrimoniale. D’autant que, l’ivresse aidant, certains défis consistaient à se jeter sur ces tas de moules, avec les risques de blessure inhérents.
« Eriger un tas de moules devant son établissement n’a jamais été interdit par la mairie, contrairement à ce qu’on entend ici et là, précise Gérard Depoorter. Les restaurateurs devaient simplement se soumettre à des règles d’hygiène. La plupart ont trouvé ça trop compliqué à mettre en place et ont abandonné cette pratique. »
A tel point que le patron des hôteliers et restaurateurs se souvient d’une anecdote cocasse : « Un restaurateur racontait, en blaguant, sur les réseaux sociaux, que la mairie l’avait obligé à nettoyer les coquilles avant de les entasser sur les trottoirs. »
Opération de recyclage des coquilles
Alors, les tas de moules vont-ils renaître un peu partout lors de la braderie 2018 ? « Après le 21 août, je vais informer nos adhérents des mesures concernant la braderie, explique le patron des hôteliers lillois. Je vais en profiter pour inciter les commerçants à reprendre cette tradition. » Les règles restent les mêmes : Il faut délimiter le périmètre par des barrières et ne pas empiéter sur le voisinage.
Concernant le problème d’évacuation des coquilles, la ville va organiser, pour la première fois, une collecte pour les recycler en dalles de carrelage, en partenariat avec la société EtNISI.
« C’est la loi de l’offre et de la demande » – Par ailleurs, si le retour des tas de moules semble ne pas faire débat, le consensus est absent à propos du prix des fameuses moules frites, plat traditionnel de la braderie lilloise. « J’ai proposé à la maire de Lille, Mme Aubry, de venir avec moi une journée pour aller dire aux restaurateurs que les moules frites étaient trop chères et qu’il fallait baisser les prix », ironise Gérard Depoorter.
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